jeudi 30 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 24e partie

D

Dépendance physique : Besoin physiologique irrésistible résultant de l’absorption continuellement répétée d’une drogue.

État adaptatif d’un consommateur dont l’organisme a besoin d’une drogue pour fonctionner, étant habitué à sa présence dans le sang.

L’arrêt brusque de l’administration de la drogue entraîne l’apparition de troubles physiques appelés symptômes de sevrage ou état de manque.

Dépendance psychologique (psychique) : État d’un consommateur qui affiche une obsession en regard de la consommation de drogue.

Cet état est caractérisé par une envie intense de consommer et de sentir les effets de la drogue. Il est variable suivant le produit et l’usager.

État dans lequel existe un besoin psychique irrésistible de faire un usage périodique ou continu de psychotrope, sans quoi un sentiment de vide et de désespoir s’installe. La consommation entraîne une satisfaction qui exige l’administration périodique ou continue de la drogue pour se maintenir ou pour l’évitement d’un malaise.

La dépendance physique est un puissant agent de renforcement de l’influence de la dépendance psychique en cas de continuation de l’usage de la drogue ou de rechute après une tentative de sevrage.

Descente : Argot, synonyme de reprise de contact avec la réalité. Retour à l’état hors drogue.

Désintoxication : Action par laquelle l’organisme se débarrasse ou est débarrassé des toxines qui l’imprègnent. Synonyme de sevrage.

Dopage : Action de prendre des stimulants ou d’en administrer en vue d’améliorer une performance, de se surpasser. Le dopage des sportifs est combattu avec véhémence notamment par le biais de dépistages dans les urines.

* à suivre *

mercredi 29 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 23e partie

D

Dealer : Argot, synonyme d’approvisionner, de revendeur ou de petit trafiquant.

Décrocher : Argot, signifie : arrêter de se droguer.

Délire : Ensemble de conceptions ou de croyances qui s’écartent du sens commun et dont l’élaboration est liée à la prédominance pathologique des données subjectives sur les données objectives.

Dépendance ou assuétude : La dépendance ou assuétude est caractérisée par un besoin impérieux qui pousse l’individu à consommer un psychotrope en dépit des effets nocifs qui y sont associés et qui ont incidence sur plusieurs aspects de sa vie (vie sociale, familiale, professionnelle). Les paramètres de la dépendance sont exposés de façon globale dans le DSM-III-R. On parle de dépendance lorsqu’on observe trois des paramètres suivants sur une période d’au moins trois mois, et de façon répétitive sur une longue période de temps :
· Consommation importante d’un psychotrope ou sur une période supérieure à l’intention initiale;
· désir persistant ou tentative(s) infructueuse(s) de réduction ou de contrôle de l’usage d’un psychotrope;
· le sujet consacre un temps considérable à l’obtention de la substance, à sa consommation ou à la récupération de ses effets;
· symptômes d’intoxication ou de sevrage se manifestant fréquemment quand le sujet a des psychotopes;
· poursuite de l’usage de psychotropes malgré la connaissance de problèmes physiques, sociaux ou psychologiques causés ou exacerbés par ces substances;
· tolérance marquée;
· présence de symptômes de sevrage caractéristiques;
· substance consommée souvent dans le but d’éviter ou d’atténuer les symptômes de sevrage.

La plupart des individus qui présentent des symptômes de dépendance sont dans l’impossibilité de revenir à une consommation modérée. C’est pourquoi, dans un processus de réadaptation, on recommande l’abstinence.

* à suivre *

mardi 28 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 22e partie

C

Cap : Argot, synonyme de capsule de drogue.

Chichon : Argot ou verlan, synonyme de haschisch (terme tiré du film : « La haine » de Mathieu Kassovitz, prix de la mise en scène, « Cannes 95 ».

Clean : Argot, synonyme de sevré.

Coca : Terme désignant la feuille de cocaîer (arbuste d’Amérique du Sud) dont on extrait la cocaïne. La feuille se chique dans les pays de production afin de combattre la fatigue, la faim et le froid.

Cocktail : Mélange de plusieurs produits, réalisé par la personne toxicomane elle-même. Le plus souvent, il s’agit d’un mélange opiacé-amphétamines.

Coco, coke : Argot, synonyme de cocaïne.

Communauté thérapeutique : Terme recouvrant en général une grande diversité de structures mais désignant souvent un modèle de prise en charge pour personnes toxicomanes. La notion clé de la communauté thérapeutique est celle de programme thérapeutique. La prise en charge vise à conditionner les personnes toxicomanes pour qu’elles adoptent de nouveaux comportements (vie communautaire, tâches hiérarchisées, etc.).

Couper : Argot, désigne : ajouter et mélanger un produit à la drogue initiale.

Crack (ou aussi caillou) : Cocaïne mélangée avec de l’eau chauffée et du bicarbonate de soude. On transforme le chlorhydrate (poudre blanche) en carbonate (les cailloux) que l’on fume le plus souvent. Le crack a fait son apparition à Montréal depuis la fin des années 1980.

Crank : Produit stimulant hallucinogène (à ne pas confondre avec le crack). Le « crank », autre nom des « speeds » vendus au détail, se présente sous forme de comprimés ou de capsules.
* à suivre *

lundi 27 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 21e partie

B

Bad trip : Argot, synonyme de mauvais voyage. Réactions désagréable à l’effet d’une drogue.

Blanche : Argot, anciennement synonyme de cocaïne. Essentiellement : nom donné à la poudre, à l’héroïne principalement lorsqu’elle est très pure en opposition aux drogue qui contiennent d’autres produits.

Bolosse : Argot ou verlan, synonyme d’acheteur de drogue (terme tiré du film « La haine » de Mathieu Kassovitz, prix de la mise en scène « Cannes 95 ».

Booting : Argot, désigne une technique d’injection et de partage d’un mélange de drogue et de sang.

Brown sugar : Argot, mélange complexe et variable de drogues : amphétamines, héroïne mal raffinée, strychnine et autres.

Buvard : Argot, désigne une prise de LSD (quelques gouttes de solution sont déposées sur un petit morceau de buvard, qui est ensuite sucé).

Buzz : Argot, désigne ce que l’on ressent lorsque la drogue a un effet doux, mais constant, comme celui du cannabis.

* à suivre *

dimanche 26 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 20e partie

Petit Lexique sur les Psychotropes

A

Abus : Excès, dans le sens courant (usage mauvais, excessif). À titre d’exemple, l’abus de médicaments vendus selon une ordonnance médicale.

Accoutumance (voir aussi tolérance) : Mot retenu, dès 1957, par l’OMS pour définir un état de dépendance aux drogues. Terme pratiquement abandonné aujourd’hui. L’accoutumance, dans sa signification actuelle, est plutôt la diminution progressive des effets pharmacodynamiques d’une drogue. C’est l’accoutumance qui incite le sujet à augmenter toujours davantage les doses.

Considéré comme désuet et parfois même source de confusion, ce terme est d’ordinaire remplacé par le concept plus précis de pharmacodépendance.

Accroché : Se dit d’une personne en état de dépendance psychologique ou physique vis-à-vis d’un produit psychotrope. La personne toxicomane dit couramment : « je suis accroc ». Notons le synonyme anglo-saxon : « to be hooked ».

Acide : Argot, désigne le dérivé de l’acide lysergique, diéthylamide, connus sous le nom de LSD.

Anxiolytique : Produit chimique. Il s’agit de benzodiazépines, le plus fréquemment. La toxicomanie liée à ces produits est très répandue et concerne toutes les classes d’âge. Elle passe en général inaperçue, sauf s’il y a potentialisation par l’alcool.


* à suivre *

samedi 25 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 19e partie

Groupes d’entraide


L’approche des alcooliques anonymes – Un mouvement mondial



· Depuis la dernière guerre mondiale, la structure et la philosophie des Alcooliques Anonymes ont inspiré d’autres groupes qui ont adopté leurs 12 étapes.
Ø Cocaïnomanes Anonymes
Ø Dépendants sexuels Anonymes
Ø Émotifs Anonymes
Ø Gamblers Anonymes
Ø Narcomanes Anonymes
Cette association ne s’identifie pas à une substance unique. Elle met plutôt l’accent sur la dépendance : alcool, médicaments vendus selon une ordonnance médicale ou autres psychotropes
Ø Outremangeurs anonymesEn 1991, un million de personnes participent, chaque semaine au Canada et au Québec, à des groupes anonymes.



Références :
Harvey, C. et Marcil, C. (1992). « Dossier : Ah, ces anonymes ». Santé Société, 14, 2, pp. 19, 20 et 30.




Des groupes anonymes pour les parents ou les amis de consommateurs de psychotropes


· Différents groupes d’entraide anonymes, constitués selon l’approche des Alcooliques Anonymes (12 étapes) mais indépendants de cet organisme, apportent soutien et réconfort à l’entourage des consommateurs de psychotropes.
Ø Al-Anon (Entraide à l’entourage affecté par des rapports étroits avec une personne qui a un problème d’alcool).
Ø Alateen (Sous-groupe de Al-Anon offrant des services aux « teen-agers » c’est-à-dire les adolescents et les jeunes adultes en liaison avec des personnes alcooliques).
Ø EADA – Enfants adultes d’alcooliques (Regroupement des adultes provenant de familles dont l’un des membres éprouve ou a connu un problème de dépendance à l’alcool).
Ø Nar-Anon (Groupe pour les personnes vivant un sentiment de désespoir face à un problème de dépendance aux psychotropes chez un parent ou un ami).



Références :
Harvey, C. et Marcil, C. (1992). « Dossier : Ah, ces anonymes ». Santé Société, 14, 2, pp. 38-42.



* à suivre *

vendredi 24 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 18e partie

Groupes d’entraide

L’approche des alcooliques anonymes


· Conception de la toxicomanie au sein du mouvement :

Ø La consommation de psychotropes est une maladie progressive et irréversible;

Ø La personne toxicomane a perdu l’habileté à contrôler sa consommation;

Ø La personne toxicomane est différente des consommateurs occasionnels dans son corps et dans son esprit;

Ø La personne toxicomane souffre d’une maladie spirituelle, d’une atteinte dans son intériorité.

Références :
Major, S. (1989). Étude descriptive de différentes approches d’interventions en toxicomanie au Québec. Montréal : Association des intervenants en toxicomanie du Québecd, p. 17 et 18.

· Buts recherchés par le mouvement chez les membres :
Ø Vivre une abstinence totale;
Ø Appliquer un mode de vie spirituel dans le quotidien;
Ø Apporter un soutien aux autres alcooliques.

· Atteinte des buts selon un cheminement comprenant 12 étapes. Ces étapes se résument comme suit :
Ø La personne toxicomane doit se reconnaître malade et impuissante;
Ø La personne toxicomane peut, ensuite, vivre une expérience spirituelle où une puissance supérieure l’aidera à devenir sobre;
Ø La personne toxicomane applique, en dernier lieu, le principe d’entraide (elle est la mieux placée pour en aider une autre).

Références :
Major, S. (1989). Étude descriptive de différentes approches d’interventions en toxicomanie au Québec. Montréal : Association des intervenants en toxicomanie du Québecd, p. 18.

* à suivre *

jeudi 23 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 17e partie

Rechutes

Prévention – Les groupes d’entraide


· Une intervention de groupe s’avérerait efficace pour prévenir les rechutes chez les personnes toxicomanes.

· Selon Murray et Zentner (1979), les groupes d’entraide permettent aux participants :

Ø D’exprimer leurs émotions et leurs sentiments;

Ø D’acquérir des habiletés à communiquer et à socialiser;

Ø De développer des habitudes de vie orientées vers le maintien et la promotion de la santé.

Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 34.


* à suivre *

mercredi 22 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 16e partie

Rechutes

Déterminants

· Marlatt (1985) propose deux types de déterminants regroupant des situations à risque associées aux rechutes :

Ø Déterminants intrapersonnels / environnementaux : frustration, colère, anxiété, dépression, ennui, proximité des lieux de consommation, fréquentation de consommateurs de psychotropes;

Ø Déterminants interpersonnels : présence et influence de d’autres consommateurs de psychotropes, pression sociale.

Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 24 et 25.

* à suivre *

mardi 21 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 15e partie

Rechutes

Principales données

· Selon trois auteurs américains (Marlatt, 1985; Prochaska et DiClemente, 1984) :
Ø La plupart des personnes toxicomanes qui font une rechute maintiennent leur désir de cesser de consommer;
Ø Plus de 84% de ces personnes pensent sérieusement à s’abstenir selon un délai d’un an suivant la rechute.

· D’autres auteurs (Gawin et Kleber, 1987), d’après les résultats de leur étude menée auprès de pesronnes toxicomanes, observent :
Ø La phase de sevrage est la période cruciale pour la prévention des rechutes.

Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 5.


* à suivre *

lundi 20 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 14e partie

Signes physiques ou psychologiques de sevrage

Généralités


Les principaux signes de sevrage possibles sont :

Ø Anxiété
Ø Insomnie
Ø Diaphorèse
Ø Frissons
Ø Fièvre
Ø Dairrhée
Ø Tachycardie
Ø Tachypnée
Ø Dilatation des pupilles

Références :
Relf, M.V. (1993). « Surgical intervention for tricuspid valve endocarditis : vegetectomy, valve excision, or valve replacementÉ? ». The Journal of Cardiovascular Nursing, 7, 2, p. 76.

Généralités
· En période de désintoxication, la personne :


Ø Est uniquement concentrée sur le « ici et maintenant » (aujourd’hui elle ne consomme pas, demain, on verra);

Ø Est préoccupée par le fait qu’elle devra retourner dans le même contexte culturel que lorsqu’elle consommait;

Ø Craint les rechutes.

Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 5.


* à suivre *

dimanche 19 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 13e partie

Soulagement optimal de la douleur

Médicaments déconseillés chez les personnes consommatrices de psychotropes

Mépérine (Démérol)
Ø Ce médicament, en plus d’être connu comme ayant peu d’effets pour soulager les douleurs chroniques, libère de la normépéridine qui stimule le système nerveux central.
Ø L’accumulation de la normépéridine dans l’organisme occasionne, à long terme, des crises convulsives.

Promethazine (Phénergan)
Ø Ce médicament peut potentialiser l’effet de certains analgésiques narcotiques (opiacés).
Références :
McCaffery, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients" » Orthopaedic Nursing, 11, 2, pp. 20-24.

Schmitz, D. (1990). « When IV drug abuse complicates AIDS ». RN, 53, 1, p. 65.


Médicaments déconseillés chez les personnes consommatrices de psychotropes (suite)
· Pour les personnes connues dépendantes à la morphine, à l’héroîne ou à d’autres narcotiques (opiacés) de type morphinique, les médicaments suivants sont déconseillés :

Ø Pentazocine (Talwin);
Ø Butorphanol (Stadol);
Ø Nalbuphine (Nubain).

· Tous ces médicaments occasionnent des symptômes de sevrage sévères.

Références :
McCaffery, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients" » Orthopaedic Nursing, 11, 2, pp. 22.


Médicament de choix pour toutes les personnes consommatrices de psychotropes

Morphine

· Ce médicament demeure l’analgésique (opiacé) de choix pour favoriser le soulagement optimal de la douleur chez tout individu.

Références :
McCaffery, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients" » Orthopaedic Nursing, 11, 2, pp. 22.


* à suivre *

samedi 18 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 12e partie

Soulagement optimal de la douleur
Stratégies thérapeutiques chez les personnes consommatrices de psychotropes

· Prévenir les symptômes de sevrage :
Ø Collecte des données;
Ø Langage adapté au vocabulaire de la personne (voir Lexique toxicomanie – Section VIII).
· Accepter et respecter l’évaluation faite par la personne quand à la douleur éprouvée malgré les doutes :
Ø Évaluation de la douleur à l’aide d’une échelle analogique (thermomètre de la douleur);
Ø Documentation de l’évaluation de la douleur au formulaire prévu au dossier de l’usager.
· Soulager la douleur :
Ø Information à la personne des médicaments prescrits, de la dose et de la fréquence d’administration (diminue l’anxiété chez la personne);
Ø Administration des médicaments (bon analgésique, bonne dose et favoriser un horaire fixe plutôt qu’au besoin);
Ø Nécessité possible de dose plus élevée en raison de la tolérance.

* à suivre *

vendredi 17 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 11e partie

Soulagement optimal de la douleur

Considérations spécifiques

· La notion de tolérance est un concept clé à considérer dans le but de favoriser le soulagement optimal de la douleur chez les personnes toxicomanes.

· Des doses croissantes ou plus fréquentes d’un produit psychotropes peuvent s’avérer nécessaires pour alléger les souffrances.

· De manière générale, la personne toxicomane, en raison de sa tolérance, métabolise plus rapidement les psychotropes.

* à suivre *

jeudi 16 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 10e partie

Soulagement optimal de la douleur

Obstacles



Manque de connaissances

Divergence de perceptions

Obstacles d’ordre institutionnel

Attitude autoritaire (évaluation subjective de l’intervenant)

Absence d’une concertation interdisciplinaire

Persistance de plusieurs mythes (morphine administrée en phase terminale seulement, absence de douleur pendant le sommeil ou lorsque la personne est souriante ou encore lorsque les signes vitaux se situent selon les limites normales).


Références :
Foucault, C. (1995). Évaluation de la douleur, Notes personnelles de la conférence prononcée dans le cadre de la rencontre des infirmières des UHRESS et des Centres hospitaliers satellites, le 17 mars 1995.


* à suivre *

mercredi 15 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 9e partie

Soulagement optimal de la douleur

Étude américaine



Les résultats d’une étude menée auprès de 8 patients atteints d’un cancer et ayant une histoire de consommation de psychotropes IV, mais ayant cessé pour plus d’un an, ont démontré que :


Ø 5 des personnes n’ont pas été soulagées adéquatement car les intervenants craignaient une dépendance.

Références :
Macaluso, D., Weinberg, D. et Foley, K.M. (1988). « Opioid abuse and misuse in a cancer pain population ». Journal of pain and symptom Management, 3,3, S24.

Soulagement optimal de la douleur

Obstacles


Manque de connaissances

Divergence de perceptions

Obstacles d’ordre institutionnel

Attitude autoritaire (évaluation subjective de l’intervenant)

Absence d’une concertation interdisciplinaire

Persistance de plusieurs mythes (morphine administrée en phase terminale seulement, absence de douleur pendant le sommeil ou lorsque la personne est souriante ou encore lorsque les signes vitaux se situent selon les limites normales).

Références :
Foucault, C. (1995). Évaluation de la douleur, Notes personnelles de la conférence prononcée dans le cadre de la rencontre des infirmières des UHRESS et des Centres hospitaliers satellites, le 17 mars 1995.


Soulagement optimal de la douleur

Études américaines


Les résultats d’une étude menée auprès de 8 patients atteints d’un cancer et ayant une histoire de consommation de psychotropes IV, mais ayant cessé pour plus d’un an, ont démontré que :


Ø 5 personnes n’ont pas été soulagées adéquatement car les intervenants craignaient une dépendance.

Références :
Macaluso, D., Weinberg, D. et Foley, K.M (1988). Opioid abuse and misuse in a cancer pain population ». Journal of pain and symptom Management, 3, 3, S24.


* à suivre *

mardi 14 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 8e partie

Pistes d’intervention – Points de repère

Identifier ses valeurs, ses émotions et ses réactions.

Croire au potentiel de la personne.

Fixer les règles et les limites de l’intervention.

Éviter toute confrontation à une situation anxiogène.

Amener la personne à prendre conscience de ses choix et de ses décisions.

Transmettre un message de prévention positif.

Être disponible.


Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).


* à suivre *

lundi 13 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 7e partie

Pièges


Vouloir les aider à tout prix envers et contre eux.

Réparer symboliquement tout le mal qu’ils ont vécu.

Argumenter, leur faire entendre raison.

Être complaisant, inhibé pour éviter les conflits.

Vouloir les contrôler, modifier leurs comportements.

Répondre à leur commande, leur désir plutôt qu’aux besoins réels.

Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).


* à suivre *

dimanche 12 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 6e partie

Faits

Type de relation interpersonnelle

La personne toxicomane emprunte fréquemment un type de relation interpersonnelle de dépendance :

Ø Les attentes sont irréalistes ou magiques (l’autre nous changera, nous améliorera);

Ø Le manque d’honnêteté (la relation sera détruite si l’autre apprend tout à notre sujet);

Ø Le contrôle (le maintien de la relation est obsédant, un contrôle sur l’autre est exercé pour ne pas être abandonnée).

Références :
Champagne, D. (1995). Caractéristiques d’une relation de dépendance. Notes transmises dans le cadre de la formation : « Toxicomanie et Sida, aiguillons nos interventions! ». Document non publié.


Éléments à considérer chez la personne toxicomane qui requiert des services de santé


La personne toxicomane a tendance à cacher sa consommation aux intervenants par crainte :

  • d’être jugée;
  • d’être traitée différemment des autres personnes;
  • d’être dénoncée aux autorités policières
Références :
McCaffey, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients ». Orthopaedic Nursing, 11, 2, p. 18.


Éléments à considérer chez la personne toxicomane qui requiert des services de santé (suite)

La personne toxicomane hospitalisée, considérant qu’elle ne peut plus contrôler sa consommation :

Ø Devient anxieuse;

Ø Anticipe les symptômes de sevrage;

Ø Craint qu’aucun traitement ne lui sera offert pour pallier à ses symptômes de sevrage.

Références :
McCaffey, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients ». Orthopaedic Nursing, 11, 2, p. 18.


* à suivre *

samedi 11 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 5e partie

Dépendance ou assuétude

La notion de dépendance est un concept clé dans le domaine de la toxicomanie. Le terme assuétude est privilégié et s’avère un synomyme.


La dépendance ou l’assuétude se caractérise par :

Ø un besoin impérieux chez un individu à consommer malgré les problèmes significatifs engendrés;
Ø des conséquences de la consommation sur plusieurs aspects de la vie de l’individu (vie sociale, familiale, professionnelle).

Références :
CQCS (1994). Programme de formation pour la prévention de la transmission du VIH chez les usagers de drogues par injection : « Toxicomanie et Sida : aiguillons nos interventions! ». Cahier II. Québec : MSSS, p. 111.


Faits

Généralités


La personne toxicomane a passé une partie de son existence à refuser de vivre ce que la vie avait à lui offrir.

La personne toxicomane n’arrive jamais seule à une demande d’aide.

La demande d’aide n’est pas pour cesser la consommation mais plutôt pour arrêter la souffrance.

La personne toxicomane donne une demande au thérapeute et elle veut que tout se déroule à sa manière.

Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).



“La règle des 5 D”

Déni :
La personne toxicomane nie sa condition

Défi :
La personne toxicomane pose des défis au thérapeute.

Délit :
La personne toxicomane peut commettre des délits pour subvenir à ses besoins de consommation.

Désengagement :
La personne toxicomane s’est exclue de la société.

Dépression :
La personne toxicomane, lorsqu’elle prend conscience qu’elle n’a pas de réalisations concrètes dans sa vie, sombre dans un état dépressif.

Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).


* à suivre *

jeudi 9 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 4e partie

Définition

Une définition très simple, celle du dictionnaire :

« Habitude de consommer une ou plusieurs substances susceptibles d’engendrer un état de dépendance psychique ou ou physique ».

Référence :
Le Petit Larousse illustré 1995. (1994). Paris : Larousse, p. 1020.



Plusieurs auteurs s’entendent pour concevoir la notion de toxicomanie telle que définie par l’OMS en 1969 :


« État d’intoxication périodique ou chronique engendré par la consommation répétée d’une drogue naturelle ou d’un produit de synthèse ».

Caractéristiques essentielles :

Ø besoin ou désir de continuer à consommer et à se procurer la drogue par tous les moyens;
Ø tendance à augmenter la dose initiale;
Ø Dépendance;
Ø effets nuisibles pour l’individu et la société.

Références :
Cormier, D. (1993). Toxicomanies : styles de vie. Montréal : Éditions du Méridien, p. 13 et 14.

Maxence, J.L. (1993). Aide aux toxicomanes. Paris : Droguet et Ardant, p. 16 et 17.


La toxicomanie est :

Ø un mode de vie;
Ø une manière de faire face à la vie;
Ø une façon d’interpréter ses expériences de l’enfance et de son environnement social.


La personne toxicomane est :

Ø un individu qui a adopté un mode de vie à la recherche de prise de drogues.

Références :
CQCS (1994). Programme de formation pour la prévention de la transmission du VIH chez les usagers de drogues par injection : « Toxicomanie et Sida : aiguillons nos interventions! ». Cahier II. Québec : MSSS, p. 111.

* à suivre *

mercredi 8 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 3e partie

« Ce n’est pas la substance psychotrope qui fait la personne toxicomane, c’est plutôt la dépendance, qu’elle soit à l’héroïne, à la cocaïne, au cannabis ou à l’alcool. Après tout, la personne alcoolique peut aussi être considérée comme une personne toxicomane à part entière même si l’alcool est un produit socialement licite. Des pays comme le Canada ou les Etats-Unis n’hésitent pas à dire que dans le champ des toxicomanies à combattre, il faut considérer l’alcool et le tabac. Ce type d’approche globale a le mérite de replacer le phénomène-drogue dans l’ensemble d’une problématique de santé publique. »

Adaption d’un extrait du volume de J.L. Maxence (1993). Aide aux toxicomanes. Paris : Droguet et Ardant, p. 18.

* à suivre *

mardi 7 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 2e partie

Classification des psychotropes – Points de repère



· Les tentatives pour mieux comprendre les psychotropes ont donné naissance, au fil des ans, à diverses formes de classification dans le but de favoriser la communication entre chercheurs.

· La classification proposée par Deniker (1966) comprend trois (3) catégories et des groupes de produits respectifs.

Ø Dépresseurs du système nerveux central :
Barbituriques, benzodiazépines (opiacés), solvants et produits volatils, alcool.

Ø Dépresseurs du système nerveux central :
Amphétamines et anorexigènes, cocaïne, xanthines, nicotine.

Ø Dépresseurs du système nerveux central :
Cannabis et dérivés, hallucinogènes.



Référence
Giroux, C. (1988). Les substances psycho-actives : repères pharmacologiques et physiologiques. In P. Brisson (dir.) : L’usage des drogues et la toxicomanie, vol. I, Montréal : Gaétan Morin, pp. 41-60.



* à suivre *

lundi 6 avril 2009

Toxicomanie vs Psychotropes 1e partie

Définition

Ce terme désigne toute substance xénobiotique (étrangère à l’organisme) qui en raison de sa composition chimique peut modifier le comportement d’un individu et dont l’action principale, ou l’une des actions principales, s’exerce sur le psychisme.

Psychotropes – Points de repère

Un psychotrope est un produit qui :

· agit sur le système nerveux central et autonome;

· a des effets sur la conscience ou le psychisme de l’individu et sur son comportement.

Variable influençant l’effet des psychotropes
· Poids et taille

· Pourcentage des masses lipidiques

· Sexe, âge

· État de santé général de l’usager (fièvre, déshydration, œdème, perturbations de l’équilibre ionique, diminution des fonctions rénales ou hépatiques)

· Circonstances entourant l’administration (lieu, stabilité psychologique et affective de l’usager, présence d’autres personnes)

Variables liées à la substance

· Absorption

· Mode, dose et fréquence d’administration

· Élimination

· Interaction entre les substances consommées

· Tolérance de l’usager

Référence
Giroux – C. (1988). Les substances psycho-actives : repères pharmacologiques et physiologiques. In P. Brisson (dir.) : L’usage des drogues et la toxicomanie, vol. I. Montréal : Gaétan Morin, pp. 39-41.


* à suivre *

vendredi 3 avril 2009

Toxicomanie vs Tabagisme 14e partie

Outre les volontaires de sevrage, ces réunions de groupe comportent souvent quelques anciens fumeurs, repentis de longue dâte, qui participent aux séances avec les « novices », un peu comme le font les groupes d’alcooliques anonymes.

Les méthodes complémentaires

a) Méthodes médicamenteuses

Certains ont employé des produits de substitution comme la lobéline (Lobidan), la quinine, voire la nicotine elle-même (chewing-gum à la nicotine).

Alors que l’intérêt de la lobéline paraît se limiter à un simple effet placebo, il semble bien que le chewin-gum à la nicotine puisse aider le grand fumeur à passer le cap de « manque » relatif survenant au début du sevrage, en rétablissant une nicotinémie du même ordre, mais plus faible et plus régulière que celle résultant de la consommation des cigarettes, par suite d’une résorption buccale du produit.

On a préconisé également des produits d’aversion qui donnent un mauvais goût à la fumée. Ce sont le plus souvent des eaux de douche astringentes à base de nitrate d’argent, de sulfate de cuivre ou de permanganate de potassium ou encore les pastilles « Pastaba ».



* à suivre *

jeudi 2 avril 2009

Toxicomanie vs Tabagisme 13e partie

L’insuffisance du simple raisonnement logique à déclencher la décision de sevrage chez le grand fumeur et à le voir persévérer dans sa décision à pousser les promoteurs des plans de 5 jours et des techniques d’Anxionnaz à employer certains artifices rendant les volontaires plus perméables au discours du thérapeute.

Ils font appel au langage du « cerveau droit », celui du monde des fantaisies, des images, des contes, des souvenirs, de l’image que l’on peut se créer de soi-même. Ils insistent surtout sur l’image de non-esclavage, de liberté retrouvée, et recourent à des techniques hypnotiques pour favoriser une réceptivité accrue des participants : faisant appel à des souvenirs agréables associés à l’abandon du tabagisme, en recourant à la suggestion auprès des participants dans un état de relaxation physique et psychique (yeux fermés), ils obtiennent une communication intense avec le thérapeute.

Ils essaient surtout de faire passer le message essentiel qui est : « Je n’ai pas besoin de cela pour vivre ». Ils appliquent aussi la thérapie comportementale en s’efforçant, par l’évocation de stimuli, nociceptifs imaginaires, de déclencher une réaction de dégoût durable et de substituer aux réflexes conditionnés de fumer une inhibition conditionnée vis-à-vis du tabac, notamment en développant le sentiment de sûreté de soi.



* à suivre *

mercredi 1 avril 2009

Toxicomanie vs Tabagisme 12e partie

Ces techniques concourent à l’amélioration de son bien-être général. Il faut déconseiller au fumeur en sevrage de regarder la télévision, car elle constitue un facteur de risque redoutable par l’immobilité qu’elle impose et les sous-habitudes auxquelles elle est souvent liée.

Les méthodes de groupe

Elles doivent être réservées aux personnes très dépendantes à l’égard du tabac et incapables de s’en défaire par elles-mêmes. Elles peuvent être utiles également aux personnes qui jouent un rôle de guide d’opinion comme les infirmières ou d’autres professionnels de la santé.

Ces méthodes de groupe doivent être réservées à des volontaires décidés d’arrêter de fumer. Elles font appel aux méthodes de communication, d’hypnose et aux thérapeutiques comportementales dans le cadre de la dynamique de groupe.

Dans le plan de cinq jours, il y a cinq soirées consécutives et dans la technique d’Anxionnaz (Genève), les sept séances sont réparties sur les trois semaines que nécessite habituellement la libération de la dépendance psychique à l’égard de la cigarette.



* à suivre *