dimanche 31 mai 2009
Moralité
Quelle confiance pouvons-nous accorder au témoignage spontané de notre conscience morale?
C’est un fait d’expérience qu’il existe en chacun de nous une puissance judicielle qui entend statuer sur la valeur morale de nos actions et de celles de nos semblables. Elle peut s’exercer avant l’acte comme législateur et guide, et après l’acte comme juge, rémunérateur ou bourreau. Elle s’exerce aussi soit de façon réfléchie, après mûre délibération, soit le plus souvent avec spontanéité prime-sautière et vraiment impressionnante.
Ce dernier caractère nous amène tout naturellement à poser la question de valeur pour ce « dictamen » spontané et comme intuitif de notre conscience morale.
En face de ce témoignage jaillissant spontanément de notre sens moral, quelles peuvent être les attitudes diverses – et quel parti nous suggère un examen pondéré de la question?
Deux attitudes extrêmes
Il est facile de le soupçonner, l’existence de deux attitudes diamétralement opposées apparaissent aux extrêmes : l’une accordant, l’autre déniant toute confiance à cette voix intime, lorsqu’elle s’exerce sans recourir aux distinctions plus savantes de la science morale.
La première de ces tendances, attribuant toujours à la conscience une valeur absolue, est évidemment représentée par tous ceux qui, à un titre quelconque, font de cette conscience morale un organe spécial et inné : partisans d’un instinct moral, à la façon de REID; sentimentalistes comme Rousseau ou Jacobi; rationalistes exagérés à la façon de Kant et de sa Raison pure pratique; ou simples innéistes cartésiens.
a) Si l’on veut résumer l’essentiel de leur pensée, il suffit de rappeler la célèbre et pompeuse apostrophe de Rousseau : « Conscience! Conscience! Instinct divin, immortelle et céleste voix, guide assuré… juge infaillible du bien et du mal. »
b) Il va sans dire que logiquement, pour ces théoriciens, un tel instrument, infaillible en soi, n’a nul besoin d’être éclairé par l’éducation ni par une science morale.
mardi 12 mai 2009
Toxicomanie Conclusion
Conclusion
Henri Laborit, chirurgien et biologiste Français considère que la toxicomanie est d’abord une fuite devant une réalité insupportable. « Dans notre société de production de biens marchands, le travail est considéré comme le seul moyen d’être heureux. Les loisirs eux-mêmes sont des biens de consommation qu’on ne peut obtenir qu’en payant : télévision, cinéma, jeux, vidéos, internet, parcs d’attractions etc. C’est bien connu, nous avons tout pour être heureux, mais le bonheur proposé par la société ne rend pas heureux « il ne fait que cultiver l’insatisfaction, en lançant sans cesse de nouvelles modes ».
Selon Laborit, beaucoup de gens s’ennuient, car leur vie ne semble voir avoir aucun sens. Souvent, ils sont si spécialisés qu’ils n’ont plus de points communs entre eux, ils ne peuvent plus partager leur expérience avec les autres. Ils vivent dans l’insécurité et l’isolement.
D’aucuns disent que la valeur des êtres humains se mesure en nombre de diplômes et en salaire gagné, pas en capacité de faire des choix ou d’aimer son prochain. On parle beaucoup des effets des drogues mais pas assez de la détresse des gens. Si on leur enlève la drogue, que leur restera-t-il? À mon humble opinion, la drogue ne rend pas violent, contrairement à ce que l’on croit généralement. Au contraire, c’est souvent elle qui permet aux individus de continuer de fonctionner normalement. C’est le manque de drogue qui peut conduire à la violence, quand on n’a pas les moyens de s’en procurer.
Au plan individuel, les toxicomanes ont surtout besoin d’écoute, de respect et d’affection. Une thérapie est essentiellement une démarche spirituelle. Peut-on espérer changer radicalement la société? La menace de cette crise environnementale ou économique majeure finira peut-être par nous convaincre de revoir notre façon de vivre.
* à suivre *
lundi 11 mai 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 35e partie
Toxicomanie (définition française) : En 1950, un comité d’experts de l’OMS a défini ce concept selon les termes suivants : « État d’intoxication périodique ou chronique engendré par la consommation répétée d’une drogue psychoactive (naturelle ou synthétique). Cette définition large sous-entend : un désir violent ou un besoin de continuer à consommer de la drogue et à se le procurer par tous les moyens; une tendance à augmenter les doses; une dépendance psychique et souvent physique à l’égard des effets de la drogue. »
Cependant, nombre de spécialistes devaient constater que ce concept, pour plusieurs raisons, s’avérait peu approprié à beaucoup de situations. Il ne peut s’appliquer au sens strict qu’à quelques opiacés et éventuellement à certains cas de dépendance vis-à-vis de l’alcool et vis-à-vis des sédatifs. D’autre part, il fut remarqué dans les milieux intéressés (juridique, médical) un recours constant et inapproprié au terme de toxicomanie.
En 1961, l’OMS réalisant l’inopportunité de l’emploi du concept de toxicomanie et de celui d’accoutumance décidait de les remplacer par un terme sans équivoque « qui correspond à une conception médicale et scientifique qui ne comporte aucune connotation sociale ou économique et qui n’évoque aucune idée de contrôle ». Le terme adopté fut celui de pharmacodépendance.
Toxicomanie (définition québécoise) : État général périodique ou chronique de dépendance à l’égard de la drogue, besoin irrésistible qu’éprouve une personne de consommer une drogue à doses et à fréquence croissantes, même si elle est consciente des risques ou dangers associés à sa consommation.
Les caractéristiques de la toxicomanie sont notamment :
· un irrésistible désir ou besoin de continuer à consommer la drogue et de s’en procurer par tous les moyens;
· une tendance à augmenter les doses;
· une dépendance psychologique et possiblement physique à l’égard des effets de la drogue;
· des effets nuisibles à l’individu, à son entourage et à la société.
dimanche 10 mai 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 34e partie
Tolérance : Phénomène biologique par lequel des doses croissantes ou de plus en plus rapprochées d’un produit psychotrope sont nécessaires, dans une période de temps donnée, pour produire un même effet chez une personne, sans dommage apparent à court terme. L’organisme acquiert généralement cette tolérance progressivement.
La tolérance est observée dans le contexte de la consommation régulière des substances suivantes : alcool, amphétamines et leurs dérivés, barbituriques, benzodiazépines, cannabis, cocaïne, inhalants, opiacés, phencyclidine.
La tolérance à une substance donnée présuppose une consommation assidue de cette substance sur une période de temps qui est directement proportionnelle à l’importance du phénomène observé.
Tolérance croisée : Tolérance à une drogue résultant de l’utilisation d’une autre drogue possédant en général une structure chimique ou des propriétés pharmacologiques voisines. Ainsi, on remarque le phénomène entre les différentes substances d’une même classe, par exemple entre différentes sortes de benzodiazépines ou entre l’alcool et les opiacés.
Tolérance inversée : Réaction selon laquelle l’effet d’une certaine drogue augmente avec l’usage de cette drogue. La tolérance métabolique permet d’expliquer le phénomène de la tolérance inversée : l’usage régulier d’un produit pendant plusieurs années entraîne à long terme, dans certains cas, une toxicité pouvant affecter l’organe assurant le métabolisme de cette substance, par exemple le foie pour l’alcool. Ainsi, un alcoolique atteint d’hépatite chronique peut voir diminuer de façon très importante sa tolérance métabolique, d’où la tolérance inversée.
Toxicomane : Personne qui présente un problème de toxicomanie. Il faut faire une différence fondamentale entre les usagers de psychotropes : usagers à but récréatifs et ceux qui ont abusé au point d’être dépendants. Les personnes toxicomanes actuelles sont, le plus souvent, des polytoxicomanes qui se risquent à composer les mélanges les plus variés. Les personnes toxicomanes sont fréquemment identifiées selon le type de produit absorbé (ex. : cocaïnomane, héroïnomane).
Toxicomaniaque : Adjectif employé en relation avec le terme toxicomanie (ex. : comportement toxicomaniaque).
samedi 9 mai 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 33e partie
S
Speedball : Consommation simultanée de cocaïne et d’héroïne. Pour les amateurs de sensations fortes, l’effet est très attirant, brusque et très intense, un gros « rush » : la stimulation de la cocaïne sans la tension nerveuse qui l’accompagne.
Stéréo : Expression utilisée, entre autres, au centre-ville de Montréal par les jeunes UDI pour connaître si leur copain est atteint du VIH. Ils posent la question « Es-tu stéréo? » pour « Es-tu séropositif? »
Stimulant : Substance qui agit sur le système nerveux central en limitant momentanément le besoin de sommeil, la fatigue et la fatigabilité, souvent en réduisant l’appétit : tels sont les stimulants de la vigilance, les stimulants de l’humeur ou antidépresseurs.
Stone (être) : Argot, signifie planer à l’héroïne ou au haschich (dérivé du cannabis).
Straight : Argot, désigne une personne qui ne consomme pas de psychotropes tout particulièrement, les drogues illicites.
Sucre : Argot, réfère à une dose de LSD. Quelques gouttes sont déposées sur un sucre qui est ensuite absorbé.
vendredi 8 mai 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 32e partie
Sevrage : Action de priver une personne toxicomane de sa drogue habituelle lors d’une phase de désintoxication.
Le syndrome de sevrage décrit le fonctionnement anormal de l’organisme et l’ensemble des manifestations caractéristiques désagréables, d’ordre psychique ou physique (crampes, insomnies, vomissements, hallucinations, sueurs, perte d’appétit) survenant lors de la suppression de la drogue chez un sujet en état de dépedance à l’égard de celle-ci.
Certains sevrages doivent être surveillés ou supervisés médicalement.
Shooter : Argot, synonyme de faire une injection intraveineuse de drogue.
Shooting Gallery : Argot, désigne un lieu clandestin où les consommateurs achètent de petites quantités de drogues (surtout cocaïne et héroïne), souvent pour s’injecter ou consommer sur place. Le most piquerie est le terme français correspondant. Il s’agit parfois d’appartements où l’on retrouve des matelas sur le sol à l’usage de la clientèle.
Skin-popping : Argot, réfère à l’injection de cocaïne par voie sous-cutanée.
Smack : Argot, synonyme de héroïne.
Snif : Prise nasale de drogue.
Sniffer : Action de renifler, priser une substance, le plus souvent de la cocaïne, de l’héroïne ou de la phencyclidine (PCP). Les consommateurs de cocaïne ou d’héroïne « sniffent » se « fixent », ou se «shootent ».
Speed : Argot, synonyme d’exitants (amphétamines ou cocaïne).
jeudi 7 mai 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 31e partie
Pot, herbe, gazon, mari, Marie-Jeanne : Argot, désigne la marijuana l’un des dérivés du cannabis. Ce dérivé comme les deux autres dérivés du cannabis (haschich et huile de hasch) proviennent du chanvre indien, une plante qui pousse dans plusieurs régions du monde.
Poudre : Argot, désigne la cocaïne ou l’héroïne.
Pusher : Argot, synonyme de vendeur de drogues.
Rush : Expérience intense vécue dans les secondes suivant l’injection d’une drogue, au moment ou celle-ci a un effet immédiat et très prononcé, comme celui de la cocaïne ou des opiacés. Les personnes héroïnomanes comparent volontiers ce plaisir intense à un orgasme.
* à suivre *
mercredi 6 mai 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 30e partie
Overdose : Absorption d’une trop grande quantité de drogue (en français, on emploie le terme surdosage).
Placebo : Agent dépourvu d’efficacité thérapeutique objective mais pouvant agir par un mécanisme psychologique ou psychophysiologique si le sujet croit recevoir un traitement actif. Il s’agit donc d’une substance pharmacologiquement inerte.
Une réponse placebo est la capacité que possède une personne de répondre à un traitement placebo.
Point : Argot, désigne un dixième de gramme d’héroïne. Le terme « point » est donc réservé à l’héroïne.
Les consommateurs d’héroïne vont acheter la substance en se référant au mot « point » et vont calculer leur dose quotidienne également en terme de « point ». Les consommateurs de cocaïne, de cannabis et ses dérivés utilisent le terme « gramme ».
Polytoxicomanie : Dépendance à plus d’un produit psychotrope ou consommation concomittante de plusieurs psychotropes.
Poppers : Nom populaire donné pour les ampoules de nitrates d’amyle ou de butyle. Ce nom est employé puisque un bruit de bouchon qui saute (« pop ») se fait entendre lorsque l’ampoule est brisée.
Ces produits sont inhalés. Ils sont surtout consommés dans les bars, discothèques, ou lors d’activités sexuelles. Ils produisent un « rush » instantané en raison de leurs effets vasodilatateurs importants.
mardi 5 mai 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 29e partie
Lactose : Sucre utilisé pour couper l’héroïne.
Ligne : Argot, réfère à la consommation de la cocaïne sous forme de poudre. La poudre est disposée comme un trait (ligne) et inhalée au moyen d’un tube ou d’une paille (« tirer une ligne »).
Mesc : Argot, synonyme de mescaline, ingrédient actif du cactus peyotl que l’on ne retrouve pour ainsi dire jamais sur le marché noir qui lui substitue le PCP.
Méthadone : Narcotique synthétique (opiacé de synthèse) utilisé pour le traitement des surconsommateurs d’opiacés, principalement l’héroïne.
La méthadone supprime les symptômes de sevrage. L’injection d’héroïne est remplacée par une dose équivalente de méthadone prise par voie buccale. Cette dose est ensuite réduite pendant une période de dix à quatorze jours, puis les toxicomanes sont stabilisés avec une dose d’entretien. Cette stabilisation a une durée variable de six mois à deux ans. Il a été démontré que les programmes de méthadone sont inefficaces s’ils ne sont pas accompagnés d’un suivi thérapeutique.
Mush, mushrooms : Argot, synonyme de champignons magiques, psilocybine.
lundi 4 mai 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 28e partie
Ice : Argot, désigne un mélange de cocaïne et de phencyclidine (PCP). Le « Ice » pourrait devenir une drogue populaire sur le marché montréalais selon certaines sources policières.
Le terme « Ice » est employé en raison de la ressemblance de la substance à un bonbon clair, de la glace ou un morceau de verre.
Joints : Argot, réfère à une grosse cigarette faite de deux ou quatre feuilles de papier à cigarette collées. Elle est bourrée de tabac mélangé à de la marijuana ou du haschich (dérivés du cannabis). Les fumeurs assis se passent cette cigarette et chacun, à son tour, inhale quelques bouffées de fumée qu’il avale.
Junkie : Argot, désigne une personne qui consomme une drogue par injection. Plus particulièrement, une personne consommatrice d’héroïne.
dimanche 3 mai 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 27e partie
Hallucination : Perception imaginaire en l’absence d’un stimulus extérieur (perception sans objet ).
Hallucinose : Pseudo-hallucination, perception sans objet et sans croyance délirante, au cours de laquelle le sujet a conscience du caractère pathologique de cette perception.
Hasch, H, cube, dime : Argot, synonyme de haschich, l’un des dérivés du cannabis. On appelle haschich la résine de la plante cannabis sativa ou chanvre indien, elle exsude des feuilles de la plante au moment de la floraison. On la racle, puis on la presse en blocs. C’est surtout dans cette résine qu’est présent le tétrahydrocannabinol ou THC, principal agent chimique responsable de l’action psychotrope du cannabis. Habituellement, le haschich se fume, souvent mêlé à tu tabac ou dans des pipes à eau particulières (narghilé).
L’usage occasionnel du haschich ne conduit pas nécessairement à la dépendance. Cependant, la situation, si elle doit être dédramatisée, ne doit pas non plus, et loin de là, être banalisée. Il semble que bon nombre d’adolescents qui commencent à fumer du cannabis entrent dans un contexte de vie à haut risque.
Héro, horse : Argot, désigne l’héroïne.
High : Argot, désigne l’état euphorique atteint sous l’influence des drogues.
Hit total : Argot, désigne l’administration intraveineuse d’un mélange de sang, contaminé par le VIH, dilué la plupart du temps avec de la cocaïne. Les seringues ainsi contaminées sont vendues à prix élevé. Les acheteurs aux prises avec un « mal de vivre » accourent vers ces seringues s’avérant une forme de garantie de les délivrer de leur souffrance.
samedi 2 mai 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 26e partie
Ecstasy, Adam, pilule d’amour ou XTC : Argot, désigne la substance chimique MDMA (dérivé d’amphétamines). Le MDMA a été utilisé pendant plusieurs années pour le traitement de la dépression. Cette poudre procurerait les bienfaits du LSD sans ses inconvénients. Elle apporte une vive sensation d’euphorie de même qu’une forte augmentation de la libido. Cette substance a récemment fait son apparition à Montréal et s’avère très populaire chez les jeunes.
F
Fix, Hit, Shoot : Injection d’héroïne (blanche le plus souvent) ou d’autres drogues telles la cocaïne, l’alcool ou les stéroïdes mélangée à de l’eau ou du jus de citron. Le terme hit désigne en général une injection plus violente dont l’effet est plus intense.
Flash : Argot, signifie subir le premier effet après l’ingestion de drogue.
Flashback ou récurrence : Argot, désigne la répétition ou le brusque retour des effets d’une drogue sans nouvelle administration du produit. Ce phénomène se retrouve surtout chez les personnes qui ont longtemps consommé du LSD.
Flûte : Argot, désigne une seringue hypodermique (type de seringue distribuée dans les centres d’accès aux seringues).
Freebase : Argot, désigne le procédé d’extraction de la cocaïne pure du produit dilué acheté chez le pusher. La poudre blanche ainsi obtenue est ensuite fumée dans une pipe à eau. Les vapeurs respirées provoquent en quelques secondes une secousse quasi-orgasmique (rush) de très courte durée.
La « Freebase » s’avère un mélange de cocaïne, d’ammoniaque et d’eau chauffée.
vendredi 1 mai 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 25e partie
Dope : Argot, désigne les drogues en général.
Dose : Quantité de drogue administrée en une fois.
Down : Argot, désigne le sentiment de dépression consécutif à l’usage de la drogue. Cet état dépressif suit celui d’euphorie ou d’excitation engendré par certaines substances.
Drogue : Toute substance naturelle ou synthétique qui, de par sa composition chimique, peut modifier la structure ou le fonctionnement d’un être vivant, en altérant ses réactions physiologiques et psychologiques.
Drogue illicite : Substance vendue ou procurée illégalement en vertu des lois nationales (ex. : cannabis et dérivés, cocaïne, héroïne).
Drogue illicite : Substance vendue ou procurée illégalement en vertu des lois nationales (ex. : cannabis et dérivés, cocaïne, héroïne).
Drogue licite : Substance dont la vente est permise selon la loi (ex. : alcool, tabac).
jeudi 30 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 24e partie
Dépendance physique : Besoin physiologique irrésistible résultant de l’absorption continuellement répétée d’une drogue.
État adaptatif d’un consommateur dont l’organisme a besoin d’une drogue pour fonctionner, étant habitué à sa présence dans le sang.
L’arrêt brusque de l’administration de la drogue entraîne l’apparition de troubles physiques appelés symptômes de sevrage ou état de manque.
Dépendance psychologique (psychique) : État d’un consommateur qui affiche une obsession en regard de la consommation de drogue.
Cet état est caractérisé par une envie intense de consommer et de sentir les effets de la drogue. Il est variable suivant le produit et l’usager.
État dans lequel existe un besoin psychique irrésistible de faire un usage périodique ou continu de psychotrope, sans quoi un sentiment de vide et de désespoir s’installe. La consommation entraîne une satisfaction qui exige l’administration périodique ou continue de la drogue pour se maintenir ou pour l’évitement d’un malaise.
La dépendance physique est un puissant agent de renforcement de l’influence de la dépendance psychique en cas de continuation de l’usage de la drogue ou de rechute après une tentative de sevrage.
Descente : Argot, synonyme de reprise de contact avec la réalité. Retour à l’état hors drogue.
Désintoxication : Action par laquelle l’organisme se débarrasse ou est débarrassé des toxines qui l’imprègnent. Synonyme de sevrage.
Dopage : Action de prendre des stimulants ou d’en administrer en vue d’améliorer une performance, de se surpasser. Le dopage des sportifs est combattu avec véhémence notamment par le biais de dépistages dans les urines.
mercredi 29 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 23e partie
Dealer : Argot, synonyme d’approvisionner, de revendeur ou de petit trafiquant.
Décrocher : Argot, signifie : arrêter de se droguer.
Délire : Ensemble de conceptions ou de croyances qui s’écartent du sens commun et dont l’élaboration est liée à la prédominance pathologique des données subjectives sur les données objectives.
Dépendance ou assuétude : La dépendance ou assuétude est caractérisée par un besoin impérieux qui pousse l’individu à consommer un psychotrope en dépit des effets nocifs qui y sont associés et qui ont incidence sur plusieurs aspects de sa vie (vie sociale, familiale, professionnelle). Les paramètres de la dépendance sont exposés de façon globale dans le DSM-III-R. On parle de dépendance lorsqu’on observe trois des paramètres suivants sur une période d’au moins trois mois, et de façon répétitive sur une longue période de temps :
· Consommation importante d’un psychotrope ou sur une période supérieure à l’intention initiale;
· désir persistant ou tentative(s) infructueuse(s) de réduction ou de contrôle de l’usage d’un psychotrope;
· le sujet consacre un temps considérable à l’obtention de la substance, à sa consommation ou à la récupération de ses effets;
· symptômes d’intoxication ou de sevrage se manifestant fréquemment quand le sujet a des psychotopes;
· poursuite de l’usage de psychotropes malgré la connaissance de problèmes physiques, sociaux ou psychologiques causés ou exacerbés par ces substances;
· tolérance marquée;
· présence de symptômes de sevrage caractéristiques;
· substance consommée souvent dans le but d’éviter ou d’atténuer les symptômes de sevrage.
La plupart des individus qui présentent des symptômes de dépendance sont dans l’impossibilité de revenir à une consommation modérée. C’est pourquoi, dans un processus de réadaptation, on recommande l’abstinence.
mardi 28 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 22e partie
Cap : Argot, synonyme de capsule de drogue.
Chichon : Argot ou verlan, synonyme de haschisch (terme tiré du film : « La haine » de Mathieu Kassovitz, prix de la mise en scène, « Cannes 95 ».
Clean : Argot, synonyme de sevré.
Coca : Terme désignant la feuille de cocaîer (arbuste d’Amérique du Sud) dont on extrait la cocaïne. La feuille se chique dans les pays de production afin de combattre la fatigue, la faim et le froid.
Cocktail : Mélange de plusieurs produits, réalisé par la personne toxicomane elle-même. Le plus souvent, il s’agit d’un mélange opiacé-amphétamines.
Coco, coke : Argot, synonyme de cocaïne.
Communauté thérapeutique : Terme recouvrant en général une grande diversité de structures mais désignant souvent un modèle de prise en charge pour personnes toxicomanes. La notion clé de la communauté thérapeutique est celle de programme thérapeutique. La prise en charge vise à conditionner les personnes toxicomanes pour qu’elles adoptent de nouveaux comportements (vie communautaire, tâches hiérarchisées, etc.).
Couper : Argot, désigne : ajouter et mélanger un produit à la drogue initiale.
Crack (ou aussi caillou) : Cocaïne mélangée avec de l’eau chauffée et du bicarbonate de soude. On transforme le chlorhydrate (poudre blanche) en carbonate (les cailloux) que l’on fume le plus souvent. Le crack a fait son apparition à Montréal depuis la fin des années 1980.
Crank : Produit stimulant hallucinogène (à ne pas confondre avec le crack). Le « crank », autre nom des « speeds » vendus au détail, se présente sous forme de comprimés ou de capsules.
lundi 27 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 21e partie
B
Bad trip : Argot, synonyme de mauvais voyage. Réactions désagréable à l’effet d’une drogue.
Blanche : Argot, anciennement synonyme de cocaïne. Essentiellement : nom donné à la poudre, à l’héroïne principalement lorsqu’elle est très pure en opposition aux drogue qui contiennent d’autres produits.
Bolosse : Argot ou verlan, synonyme d’acheteur de drogue (terme tiré du film « La haine » de Mathieu Kassovitz, prix de la mise en scène « Cannes 95 ».
Booting : Argot, désigne une technique d’injection et de partage d’un mélange de drogue et de sang.
Brown sugar : Argot, mélange complexe et variable de drogues : amphétamines, héroïne mal raffinée, strychnine et autres.
Buvard : Argot, désigne une prise de LSD (quelques gouttes de solution sont déposées sur un petit morceau de buvard, qui est ensuite sucé).
Buzz : Argot, désigne ce que l’on ressent lorsque la drogue a un effet doux, mais constant, comme celui du cannabis.
dimanche 26 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 20e partie
Abus : Excès, dans le sens courant (usage mauvais, excessif). À titre d’exemple, l’abus de médicaments vendus selon une ordonnance médicale.
Accoutumance (voir aussi tolérance) : Mot retenu, dès 1957, par l’OMS pour définir un état de dépendance aux drogues. Terme pratiquement abandonné aujourd’hui. L’accoutumance, dans sa signification actuelle, est plutôt la diminution progressive des effets pharmacodynamiques d’une drogue. C’est l’accoutumance qui incite le sujet à augmenter toujours davantage les doses.
Considéré comme désuet et parfois même source de confusion, ce terme est d’ordinaire remplacé par le concept plus précis de pharmacodépendance.
Accroché : Se dit d’une personne en état de dépendance psychologique ou physique vis-à-vis d’un produit psychotrope. La personne toxicomane dit couramment : « je suis accroc ». Notons le synonyme anglo-saxon : « to be hooked ».
Acide : Argot, désigne le dérivé de l’acide lysergique, diéthylamide, connus sous le nom de LSD.
Anxiolytique : Produit chimique. Il s’agit de benzodiazépines, le plus fréquemment. La toxicomanie liée à ces produits est très répandue et concerne toutes les classes d’âge. Elle passe en général inaperçue, sauf s’il y a potentialisation par l’alcool.
samedi 25 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 19e partie
L’approche des alcooliques anonymes – Un mouvement mondial
· Depuis la dernière guerre mondiale, la structure et la philosophie des Alcooliques Anonymes ont inspiré d’autres groupes qui ont adopté leurs 12 étapes.
Ø Cocaïnomanes Anonymes
Ø Dépendants sexuels Anonymes
Ø Émotifs Anonymes
Ø Gamblers Anonymes
Ø Narcomanes Anonymes
Cette association ne s’identifie pas à une substance unique. Elle met plutôt l’accent sur la dépendance : alcool, médicaments vendus selon une ordonnance médicale ou autres psychotropes
Ø Outremangeurs anonymesEn 1991, un million de personnes participent, chaque semaine au Canada et au Québec, à des groupes anonymes.
Références :
Harvey, C. et Marcil, C. (1992). « Dossier : Ah, ces anonymes ». Santé Société, 14, 2, pp. 19, 20 et 30.
Des groupes anonymes pour les parents ou les amis de consommateurs de psychotropes
· Différents groupes d’entraide anonymes, constitués selon l’approche des Alcooliques Anonymes (12 étapes) mais indépendants de cet organisme, apportent soutien et réconfort à l’entourage des consommateurs de psychotropes.
Ø Al-Anon (Entraide à l’entourage affecté par des rapports étroits avec une personne qui a un problème d’alcool).
Ø Alateen (Sous-groupe de Al-Anon offrant des services aux « teen-agers » c’est-à-dire les adolescents et les jeunes adultes en liaison avec des personnes alcooliques).
Ø EADA – Enfants adultes d’alcooliques (Regroupement des adultes provenant de familles dont l’un des membres éprouve ou a connu un problème de dépendance à l’alcool).
Ø Nar-Anon (Groupe pour les personnes vivant un sentiment de désespoir face à un problème de dépendance aux psychotropes chez un parent ou un ami).
Références :
Harvey, C. et Marcil, C. (1992). « Dossier : Ah, ces anonymes ». Santé Société, 14, 2, pp. 38-42.
* à suivre *
vendredi 24 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 18e partie
Groupes d’entraide
L’approche des alcooliques anonymes
· Conception de la toxicomanie au sein du mouvement :
Ø La consommation de psychotropes est une maladie progressive et irréversible;
Ø La personne toxicomane a perdu l’habileté à contrôler sa consommation;
Ø La personne toxicomane est différente des consommateurs occasionnels dans son corps et dans son esprit;
Ø La personne toxicomane souffre d’une maladie spirituelle, d’une atteinte dans son intériorité.
Références :
Major, S. (1989). Étude descriptive de différentes approches d’interventions en toxicomanie au Québec. Montréal : Association des intervenants en toxicomanie du Québecd, p. 17 et 18.
· Buts recherchés par le mouvement chez les membres :
Ø Vivre une abstinence totale;
Ø Appliquer un mode de vie spirituel dans le quotidien;
Ø Apporter un soutien aux autres alcooliques.
· Atteinte des buts selon un cheminement comprenant 12 étapes. Ces étapes se résument comme suit :
Ø La personne toxicomane doit se reconnaître malade et impuissante;
Ø La personne toxicomane peut, ensuite, vivre une expérience spirituelle où une puissance supérieure l’aidera à devenir sobre;
Ø La personne toxicomane applique, en dernier lieu, le principe d’entraide (elle est la mieux placée pour en aider une autre).
Références :
Major, S. (1989). Étude descriptive de différentes approches d’interventions en toxicomanie au Québec. Montréal : Association des intervenants en toxicomanie du Québecd, p. 18.
* à suivre *
jeudi 23 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 17e partie
Prévention – Les groupes d’entraide
· Une intervention de groupe s’avérerait efficace pour prévenir les rechutes chez les personnes toxicomanes.
· Selon Murray et Zentner (1979), les groupes d’entraide permettent aux participants :
Ø D’exprimer leurs émotions et leurs sentiments;
Ø D’acquérir des habiletés à communiquer et à socialiser;
Ø De développer des habitudes de vie orientées vers le maintien et la promotion de la santé.
Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 34.
mercredi 22 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 16e partie
Déterminants
· Marlatt (1985) propose deux types de déterminants regroupant des situations à risque associées aux rechutes :
Ø Déterminants intrapersonnels / environnementaux : frustration, colère, anxiété, dépression, ennui, proximité des lieux de consommation, fréquentation de consommateurs de psychotropes;
Ø Déterminants interpersonnels : présence et influence de d’autres consommateurs de psychotropes, pression sociale.
Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 24 et 25.
mardi 21 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 15e partie
Principales données
· Selon trois auteurs américains (Marlatt, 1985; Prochaska et DiClemente, 1984) :
Ø La plupart des personnes toxicomanes qui font une rechute maintiennent leur désir de cesser de consommer;
Ø Plus de 84% de ces personnes pensent sérieusement à s’abstenir selon un délai d’un an suivant la rechute.
· D’autres auteurs (Gawin et Kleber, 1987), d’après les résultats de leur étude menée auprès de pesronnes toxicomanes, observent :
Ø La phase de sevrage est la période cruciale pour la prévention des rechutes.
Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 5.
lundi 20 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 14e partie
Généralités
Les principaux signes de sevrage possibles sont :
Ø Anxiété
Ø Insomnie
Ø Diaphorèse
Ø Frissons
Ø Fièvre
Ø Dairrhée
Ø Tachycardie
Ø Tachypnée
Ø Dilatation des pupilles
Références :
Relf, M.V. (1993). « Surgical intervention for tricuspid valve endocarditis : vegetectomy, valve excision, or valve replacementÉ? ». The Journal of Cardiovascular Nursing, 7, 2, p. 76.
Généralités
· En période de désintoxication, la personne :
Ø Est uniquement concentrée sur le « ici et maintenant » (aujourd’hui elle ne consomme pas, demain, on verra);
Ø Est préoccupée par le fait qu’elle devra retourner dans le même contexte culturel que lorsqu’elle consommait;
Ø Craint les rechutes.
Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 5.
dimanche 19 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 13e partie
Médicaments déconseillés chez les personnes consommatrices de psychotropes
Mépérine (Démérol)
Ø Ce médicament, en plus d’être connu comme ayant peu d’effets pour soulager les douleurs chroniques, libère de la normépéridine qui stimule le système nerveux central.
Ø L’accumulation de la normépéridine dans l’organisme occasionne, à long terme, des crises convulsives.
Promethazine (Phénergan)
Ø Ce médicament peut potentialiser l’effet de certains analgésiques narcotiques (opiacés).
Références :
McCaffery, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients" » Orthopaedic Nursing, 11, 2, pp. 20-24.
Schmitz, D. (1990). « When IV drug abuse complicates AIDS ». RN, 53, 1, p. 65.
Médicaments déconseillés chez les personnes consommatrices de psychotropes (suite)
· Pour les personnes connues dépendantes à la morphine, à l’héroîne ou à d’autres narcotiques (opiacés) de type morphinique, les médicaments suivants sont déconseillés :
Ø Pentazocine (Talwin);
Ø Butorphanol (Stadol);
Ø Nalbuphine (Nubain).
· Tous ces médicaments occasionnent des symptômes de sevrage sévères.
Références :
McCaffery, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients" » Orthopaedic Nursing, 11, 2, pp. 22.
Médicament de choix pour toutes les personnes consommatrices de psychotropes
Morphine
· Ce médicament demeure l’analgésique (opiacé) de choix pour favoriser le soulagement optimal de la douleur chez tout individu.
Références :
McCaffery, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients" » Orthopaedic Nursing, 11, 2, pp. 22.
samedi 18 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 12e partie
Stratégies thérapeutiques chez les personnes consommatrices de psychotropes
· Prévenir les symptômes de sevrage :
Ø Collecte des données;
Ø Langage adapté au vocabulaire de la personne (voir Lexique toxicomanie – Section VIII).
· Accepter et respecter l’évaluation faite par la personne quand à la douleur éprouvée malgré les doutes :
Ø Évaluation de la douleur à l’aide d’une échelle analogique (thermomètre de la douleur);
Ø Documentation de l’évaluation de la douleur au formulaire prévu au dossier de l’usager.
· Soulager la douleur :
Ø Information à la personne des médicaments prescrits, de la dose et de la fréquence d’administration (diminue l’anxiété chez la personne);
Ø Administration des médicaments (bon analgésique, bonne dose et favoriser un horaire fixe plutôt qu’au besoin);
Ø Nécessité possible de dose plus élevée en raison de la tolérance.
vendredi 17 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 11e partie
Considérations spécifiques
· La notion de tolérance est un concept clé à considérer dans le but de favoriser le soulagement optimal de la douleur chez les personnes toxicomanes.
· Des doses croissantes ou plus fréquentes d’un produit psychotropes peuvent s’avérer nécessaires pour alléger les souffrances.
· De manière générale, la personne toxicomane, en raison de sa tolérance, métabolise plus rapidement les psychotropes.
jeudi 16 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 10e partie
Obstacles
Manque de connaissances
Divergence de perceptions
Obstacles d’ordre institutionnel
Attitude autoritaire (évaluation subjective de l’intervenant)
Absence d’une concertation interdisciplinaire
Persistance de plusieurs mythes (morphine administrée en phase terminale seulement, absence de douleur pendant le sommeil ou lorsque la personne est souriante ou encore lorsque les signes vitaux se situent selon les limites normales).
Références :
Foucault, C. (1995). Évaluation de la douleur, Notes personnelles de la conférence prononcée dans le cadre de la rencontre des infirmières des UHRESS et des Centres hospitaliers satellites, le 17 mars 1995.
mercredi 15 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 9e partie
Étude américaine
Les résultats d’une étude menée auprès de 8 patients atteints d’un cancer et ayant une histoire de consommation de psychotropes IV, mais ayant cessé pour plus d’un an, ont démontré que :
Ø 5 des personnes n’ont pas été soulagées adéquatement car les intervenants craignaient une dépendance.
Références :
Macaluso, D., Weinberg, D. et Foley, K.M. (1988). « Opioid abuse and misuse in a cancer pain population ». Journal of pain and symptom Management, 3,3, S24.
Soulagement optimal de la douleur
Obstacles
Manque de connaissances
Divergence de perceptions
Obstacles d’ordre institutionnel
Attitude autoritaire (évaluation subjective de l’intervenant)
Absence d’une concertation interdisciplinaire
Persistance de plusieurs mythes (morphine administrée en phase terminale seulement, absence de douleur pendant le sommeil ou lorsque la personne est souriante ou encore lorsque les signes vitaux se situent selon les limites normales).
Références :
Foucault, C. (1995). Évaluation de la douleur, Notes personnelles de la conférence prononcée dans le cadre de la rencontre des infirmières des UHRESS et des Centres hospitaliers satellites, le 17 mars 1995.
Soulagement optimal de la douleur
Études américaines
Les résultats d’une étude menée auprès de 8 patients atteints d’un cancer et ayant une histoire de consommation de psychotropes IV, mais ayant cessé pour plus d’un an, ont démontré que :
Ø 5 personnes n’ont pas été soulagées adéquatement car les intervenants craignaient une dépendance.
Références :
Macaluso, D., Weinberg, D. et Foley, K.M (1988). Opioid abuse and misuse in a cancer pain population ». Journal of pain and symptom Management, 3, 3, S24.
mardi 14 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 8e partie
Identifier ses valeurs, ses émotions et ses réactions.
Croire au potentiel de la personne.
Fixer les règles et les limites de l’intervention.
Éviter toute confrontation à une situation anxiogène.
Amener la personne à prendre conscience de ses choix et de ses décisions.
Transmettre un message de prévention positif.
Être disponible.
Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).
lundi 13 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 7e partie
Vouloir les aider à tout prix envers et contre eux.
Réparer symboliquement tout le mal qu’ils ont vécu.
Argumenter, leur faire entendre raison.
Être complaisant, inhibé pour éviter les conflits.
Vouloir les contrôler, modifier leurs comportements.
Répondre à leur commande, leur désir plutôt qu’aux besoins réels.
Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).
dimanche 12 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 6e partie
Type de relation interpersonnelle
La personne toxicomane emprunte fréquemment un type de relation interpersonnelle de dépendance :
Ø Les attentes sont irréalistes ou magiques (l’autre nous changera, nous améliorera);
Ø Le manque d’honnêteté (la relation sera détruite si l’autre apprend tout à notre sujet);
Ø Le contrôle (le maintien de la relation est obsédant, un contrôle sur l’autre est exercé pour ne pas être abandonnée).
Références :
Champagne, D. (1995). Caractéristiques d’une relation de dépendance. Notes transmises dans le cadre de la formation : « Toxicomanie et Sida, aiguillons nos interventions! ». Document non publié.
Éléments à considérer chez la personne toxicomane qui requiert des services de santé
La personne toxicomane a tendance à cacher sa consommation aux intervenants par crainte :
- d’être jugée;
- d’être traitée différemment des autres personnes;
- d’être dénoncée aux autorités policières
McCaffey, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients ». Orthopaedic Nursing, 11, 2, p. 18.
Éléments à considérer chez la personne toxicomane qui requiert des services de santé (suite)
La personne toxicomane hospitalisée, considérant qu’elle ne peut plus contrôler sa consommation :
Ø Devient anxieuse;
Ø Anticipe les symptômes de sevrage;
Ø Craint qu’aucun traitement ne lui sera offert pour pallier à ses symptômes de sevrage.
Références :
McCaffey, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients ». Orthopaedic Nursing, 11, 2, p. 18.
samedi 11 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 5e partie
La notion de dépendance est un concept clé dans le domaine de la toxicomanie. Le terme assuétude est privilégié et s’avère un synomyme.
La dépendance ou l’assuétude se caractérise par :
Ø un besoin impérieux chez un individu à consommer malgré les problèmes significatifs engendrés;
Ø des conséquences de la consommation sur plusieurs aspects de la vie de l’individu (vie sociale, familiale, professionnelle).
Références :
CQCS (1994). Programme de formation pour la prévention de la transmission du VIH chez les usagers de drogues par injection : « Toxicomanie et Sida : aiguillons nos interventions! ». Cahier II. Québec : MSSS, p. 111.
Faits
Généralités
La personne toxicomane a passé une partie de son existence à refuser de vivre ce que la vie avait à lui offrir.
La personne toxicomane n’arrive jamais seule à une demande d’aide.
La demande d’aide n’est pas pour cesser la consommation mais plutôt pour arrêter la souffrance.
La personne toxicomane donne une demande au thérapeute et elle veut que tout se déroule à sa manière.
Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).
“La règle des 5 D”
Déni :
La personne toxicomane nie sa condition
Défi :
La personne toxicomane pose des défis au thérapeute.
Délit :
La personne toxicomane peut commettre des délits pour subvenir à ses besoins de consommation.
Désengagement :
La personne toxicomane s’est exclue de la société.
Dépression :
La personne toxicomane, lorsqu’elle prend conscience qu’elle n’a pas de réalisations concrètes dans sa vie, sombre dans un état dépressif.
Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).
jeudi 9 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 4e partie
Une définition très simple, celle du dictionnaire :
« Habitude de consommer une ou plusieurs substances susceptibles d’engendrer un état de dépendance psychique ou ou physique ».
Référence :
Le Petit Larousse illustré 1995. (1994). Paris : Larousse, p. 1020.
Plusieurs auteurs s’entendent pour concevoir la notion de toxicomanie telle que définie par l’OMS en 1969 :
« État d’intoxication périodique ou chronique engendré par la consommation répétée d’une drogue naturelle ou d’un produit de synthèse ».
Caractéristiques essentielles :
Ø besoin ou désir de continuer à consommer et à se procurer la drogue par tous les moyens;
Ø tendance à augmenter la dose initiale;
Ø Dépendance;
Ø effets nuisibles pour l’individu et la société.
Références :
Cormier, D. (1993). Toxicomanies : styles de vie. Montréal : Éditions du Méridien, p. 13 et 14.
Maxence, J.L. (1993). Aide aux toxicomanes. Paris : Droguet et Ardant, p. 16 et 17.
La toxicomanie est :
Ø un mode de vie;
Ø une manière de faire face à la vie;
Ø une façon d’interpréter ses expériences de l’enfance et de son environnement social.
La personne toxicomane est :
Ø un individu qui a adopté un mode de vie à la recherche de prise de drogues.
Références :
CQCS (1994). Programme de formation pour la prévention de la transmission du VIH chez les usagers de drogues par injection : « Toxicomanie et Sida : aiguillons nos interventions! ». Cahier II. Québec : MSSS, p. 111.
* à suivre *
mercredi 8 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 3e partie
Adaption d’un extrait du volume de J.L. Maxence (1993). Aide aux toxicomanes. Paris : Droguet et Ardant, p. 18.
mardi 7 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 2e partie
· Les tentatives pour mieux comprendre les psychotropes ont donné naissance, au fil des ans, à diverses formes de classification dans le but de favoriser la communication entre chercheurs.
· La classification proposée par Deniker (1966) comprend trois (3) catégories et des groupes de produits respectifs.
Ø Dépresseurs du système nerveux central :
Barbituriques, benzodiazépines (opiacés), solvants et produits volatils, alcool.
Ø Dépresseurs du système nerveux central :
Amphétamines et anorexigènes, cocaïne, xanthines, nicotine.
Ø Dépresseurs du système nerveux central :
Cannabis et dérivés, hallucinogènes.
Référence
Giroux, C. (1988). Les substances psycho-actives : repères pharmacologiques et physiologiques. In P. Brisson (dir.) : L’usage des drogues et la toxicomanie, vol. I, Montréal : Gaétan Morin, pp. 41-60.
lundi 6 avril 2009
Toxicomanie vs Psychotropes 1e partie
Ce terme désigne toute substance xénobiotique (étrangère à l’organisme) qui en raison de sa composition chimique peut modifier le comportement d’un individu et dont l’action principale, ou l’une des actions principales, s’exerce sur le psychisme.
Psychotropes – Points de repère
Un psychotrope est un produit qui :
· agit sur le système nerveux central et autonome;
· a des effets sur la conscience ou le psychisme de l’individu et sur son comportement.
Variable influençant l’effet des psychotropes
· Poids et taille
· Pourcentage des masses lipidiques
· Sexe, âge
· État de santé général de l’usager (fièvre, déshydration, œdème, perturbations de l’équilibre ionique, diminution des fonctions rénales ou hépatiques)
· Circonstances entourant l’administration (lieu, stabilité psychologique et affective de l’usager, présence d’autres personnes)
Variables liées à la substance
· Absorption
· Mode, dose et fréquence d’administration
· Élimination
· Interaction entre les substances consommées
· Tolérance de l’usager
Référence
Giroux – C. (1988). Les substances psycho-actives : repères pharmacologiques et physiologiques. In P. Brisson (dir.) : L’usage des drogues et la toxicomanie, vol. I. Montréal : Gaétan Morin, pp. 39-41.
vendredi 3 avril 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 14e partie
Les méthodes complémentaires
a) Méthodes médicamenteuses
Certains ont employé des produits de substitution comme la lobéline (Lobidan), la quinine, voire la nicotine elle-même (chewing-gum à la nicotine).
Alors que l’intérêt de la lobéline paraît se limiter à un simple effet placebo, il semble bien que le chewin-gum à la nicotine puisse aider le grand fumeur à passer le cap de « manque » relatif survenant au début du sevrage, en rétablissant une nicotinémie du même ordre, mais plus faible et plus régulière que celle résultant de la consommation des cigarettes, par suite d’une résorption buccale du produit.
On a préconisé également des produits d’aversion qui donnent un mauvais goût à la fumée. Ce sont le plus souvent des eaux de douche astringentes à base de nitrate d’argent, de sulfate de cuivre ou de permanganate de potassium ou encore les pastilles « Pastaba ».
jeudi 2 avril 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 13e partie
Ils font appel au langage du « cerveau droit », celui du monde des fantaisies, des images, des contes, des souvenirs, de l’image que l’on peut se créer de soi-même. Ils insistent surtout sur l’image de non-esclavage, de liberté retrouvée, et recourent à des techniques hypnotiques pour favoriser une réceptivité accrue des participants : faisant appel à des souvenirs agréables associés à l’abandon du tabagisme, en recourant à la suggestion auprès des participants dans un état de relaxation physique et psychique (yeux fermés), ils obtiennent une communication intense avec le thérapeute.
Ils essaient surtout de faire passer le message essentiel qui est : « Je n’ai pas besoin de cela pour vivre ». Ils appliquent aussi la thérapie comportementale en s’efforçant, par l’évocation de stimuli, nociceptifs imaginaires, de déclencher une réaction de dégoût durable et de substituer aux réflexes conditionnés de fumer une inhibition conditionnée vis-à-vis du tabac, notamment en développant le sentiment de sûreté de soi.
mercredi 1 avril 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 12e partie
Les méthodes de groupe
Elles doivent être réservées aux personnes très dépendantes à l’égard du tabac et incapables de s’en défaire par elles-mêmes. Elles peuvent être utiles également aux personnes qui jouent un rôle de guide d’opinion comme les infirmières ou d’autres professionnels de la santé.
Ces méthodes de groupe doivent être réservées à des volontaires décidés d’arrêter de fumer. Elles font appel aux méthodes de communication, d’hypnose et aux thérapeutiques comportementales dans le cadre de la dynamique de groupe.
Dans le plan de cinq jours, il y a cinq soirées consécutives et dans la technique d’Anxionnaz (Genève), les sept séances sont réparties sur les trois semaines que nécessite habituellement la libération de la dépendance psychique à l’égard de la cigarette.
mardi 31 mars 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 11e partie
Celui qui décide d’arrêter de fumer a tout intérêt à faire participer son subconscient à sa décision en se répétant et sa volonté d’arrêter et les avantages qu’il en attend. Il doit faire participer son entourage à la décision en proclamant la volonté d’arrêter et en le faisant si possible en même temps que d’autres membres de son entourage (époux, épouse, ami etc…).
Le fait de faire des paris mutuels quant à la durée du sevrage aide certains à persévérer.
d) Réajustement hygiéno-diététique
Un régime hypocalorique sera utile pour éviter le surcroît de poids qu’entraîne souvent la majoration de l’appétit qui résulte de l’arrêt du tabagisme.
On sait aussi qu’une alimentation riche de même que les boissons alcoolisées, le thé ou le café font partie des sous-habitudes auxquelles est souvent liée la consommation de tabac. Il y a donc lieu de les éviter. Certains conseillent aux fumeurs en sevrage de boire un grand verre d’eau chaque fois qu’ils ont envie de fumer. Le réajustement de l’ancien fumeur comporte également une augmentation de son activité physique (promenade ou sport) et une certaine rééducation respiratoire (respiratoire diaphragmatique, grandes inspirations profondes en cas d’envie de fumer).
lundi 30 mars 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 10e partie
a) La décision de sevrage
C’est une décision individuelle qui fait appel au libre arbitre d’un chacun. Elle n’a des chances de réussir que si elle est prise en connaissance de cause et en toute liberté. La décision de sevrage peut comporter un risque lorsqu’elle concerne des personnalités en difficulté, peu susceptibles d’aménager des mécanismes de compensation. Avant d’inciter vigoureusement une personne au sevrage, le médecin devra donc apprécier la fonction que peut avoir le tabac dans sa vie psychologique et relationnelle et apprécier ses capacités à le supprimer.
L’abandon total des habitudes tabagiques est le seul qui, à terme, s’accompagne de la disparition de l’envie de fumer. C’est donc la seule méthode satisfaisante, comportant des garanties de succès prolongé.
La diminution de la quantité de cigarettes ou l’emploi de cigarettes légères, sont parfois utiles aux fumeurs en réduisant l’importance de l’intoxication tabagique, tout au moins en l’absence de réactions compensatoires comme le fait d’inhaler plus profondément ou de retenir la fumée plus longtemps ou de tirer de chaque cigarette un plus grand nombre de bouffées. Cette diminution est hélas le plus souvent transitoire : à la moindre contrariété le fumeur se remet à consommer autant qu’avant sa tentative de sevrage partiel!
dimanche 29 mars 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 9e partie
Enfin, ceux qui recherchent la stimulation nicotinique doivent s’efforcer d’y substituer d’autres stimulants comme l’activité physique, les violons d’Ingres etc… Ils ont avantage à rechercher l’aide que peut leur fournir l’insertion dans des groupes : la thérapie de groupe tend à augmenter la motivation à arrêter de fumer, grâce à l’esprit de soutien de compétition qui se développe parmi les participants. Ils peuvent aussi recourir à l’aide individuelle fournie par des consultations antitabac. Quand ils sont étroitement conditionnés par le tabagisme et quand le plaisir de fumer se détruit lui-même en devant un besoin du type addiction, ils peuvent employer au moins temporairement des produits substitutifs (chewing-gum à la nicotine).
a) les sous-habitudes
L’habitude tabagique une fois établie se perpétue en se liant à divers gestes de la vie quotidienne; le lever, la pause post-repas, la pause-café, la lecture du journal, le spectacle de la télévision, la détente après une conversation difficile, le coucher etc…
Chez les sujets conditionnés au tabagisme, le simple fait de se trouver dans ces circonstances les conduit à allumer une cigarette. Pour arriver à se déconditionner, le fumeur doit donc prendre conscience de ces habitudes-piège. C’est la raison pour laquelle on lui demande de noter sur une fiche au cours d’un nycthemère toutes les circonstances auxquelles la consommation de cigarettes à été liée.
samedi 28 mars 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 8e partie
Beaucoup recherchent dans le tabagisme l’effet stimulant sur des récepteurs du système nerveux et musculaire souvent suivi d’un effet secondaire de relaxation dû à la nicotine, qui, rapidement résorbée par ceux qui inhalent la fumée, semble être le principal « renforcateur » chimique qui sous-tend et maintient le désir de fumer, et est un des responsables de l’apparition d’une dépendance. Cet effet neurostimulant est un caractère commun à la nicotine et aux autres produits entraînant parfois une dépendance (opiacés, marijuana et alcool).
La connaissance des raisons de fumer est très importante car pour réussir le sevrage et éviter les rechutes, il faut adopter une tactique individuelle adaptée aux motivations d'un chacun.
vendredi 27 mars 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 7e partie
Chez les jeunes, au début, c’est parfois la révolte contre l’autorité. Pour éviter la persistance de cette raison, il faut renoncer aux interdits, il ne faut donc pas être trop draconien. Beaucoup commencent à fumer à la suite d’une incitation sociale : accepter ou offrir une cigarette est évidemment une forme de convivialité, le tabac est une monnaie d’échanges sociaux.
D’autres fument par imitation des parents, des enseignants ou dans le cadre d’un groupe d’amis. Enfin certains commencent à fumer pour affirmer leur personnalité. La publicité utilise largement cette motivation profonde en présentant la cigarette comme un signe de maturité, de séduction, de virilité, de puissance.
Hemingway disait : « À quinze ans on fume pour prouver qu’on est un homme », il ajoutait toutefois «trente ans on prouve qu’on est un homme en cessant de fumer ».
Dans la perpétuation des habitudes tabagiques intervient chez certains le plaisir très complexe qui fait appel à quatre de nos cinq sens : le tact, sollicité par la manipulation du paquet et des cigarettes, leur allumage, le fait de les tenir en mains; la vue : le fumeur regarde le cône de pyrolyse et admire les volutes de la fumée; l’odorat et le goût : le fumeur qui inhale la fumée perçoit l’irritation profonde qu’elle provoque sous forme d’une chaleur parfumée.
jeudi 26 mars 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 6e partie
Les étapes de déconditionnement
a) Mise en évidence des raisons de fumer
Le fumeur ne connaît pas toujours les vraies raisons qui l’ont conduit à commencer, puis à poursuivre ses habitudes tabagiques : il se les cache souvent à lui-même.
Pour faire apparaître les raisons, on peut faire intervenir la dynamique de groupe. La discussion entre fumeurs et parfois ex-fumeurs peut faire ressortir des motifs qui avaient été longuement refoulés. Ce procédé qui viole un peu l’intimité de la personnalité n’est vraiment applicable qu’à des petits groupes constitués de volontaires décidés au sevrage. Pour faire apparaître les raisons profondes de fumer, on recourt aussi chez les plus jeunes, au jeu de rôle contre-attitudinal : le fait de jouer ce rôle leur permet de contrecarrer la censure inconsciente qui les empêchait de percevoir et d’exprimer les raisons vraies pour lesquelles ils se sont mis à fumer.
mercredi 25 mars 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 5e partie
Ces diverses méthodes cherchent à répondre aux difficultés majeures que rencontrent certains fumeurs « conditionnés » à se défaire de leur addiction, car leur liberté de choix est compromise par les effets de la nicotine sur leur système nerveux, et leurs problèmes ne résultent pas d’une seule faiblesse de leur volonté!
mardi 24 mars 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 4e partie
Il faut bien dire qu’une grande majorité d’ex-fumeurs (estimée à 95% dans certaines enquêtes) ont réussi leur sevrage par leurs propres moyens et en faisant usage de leur seule volonté (self-care).
Ayant pris connaissance des dangers du tabac, soit par une information médicale, soit par une campagne antitabac, ou mieux à l’occasion de la maladie d’un proche, ils n’ont eu besoin pour se décider, que du conseil d’un médecin à l’occasion d’une maladie bénigne, de celui d’un paramédical, de celui d’un enseignant ou encore de la (douce) pression de leur entourage et/ou de l’aide d’un ou l’autre dépliant les informant des astuces à utiliser pour se défaire de leurs habitudes.
Il est toutefois une minorité de fumeurs acharnés, pharmaco-dépendants à l’égard de la nicotine, vraiment conditionnés à leur tabagisme, pour qui l’entreprise du sevrage est très laborieuse, la décision difficile à prendre, l’interruption accompagnée de symptômes désagréables.
lundi 23 mars 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 3e partie
a) Une fois informé quant à l’intérêt de rompre ses habitudes, le fumeur doit être convaincu de la possibilité effective du sevrage. Celle-ci ressort de nombreuses statistiques. C’est ainsi qu’aux États-Unis le pourcentage d’ex-fumeurs qui n’était que de 16% en 1955 est passé à 27% en 1965 et à 38% en 1975. Le taux de sevrage définitif est très élevé chez les petits et moyens fumeurs et va de 20 à 50% même chez les grands fumeurs, souvent les plus conditionnés au tabagisme. Chez ceux qui ont commencé le sevrage, les chances de persévérance vont globalement en croissant avec la durée de l’abstention définitive : elles sont d’une sur trois après six semaines, de 9 sur 10 après 6 mois et de 7 à 8 sur 10 après 12 mois.
dimanche 22 mars 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 2e partie
Trois démarches successives s’imposent dans le cadre des préventions secondaire et tertiaire. Les deux premières font appel à la raison raisonnante et la troisième également à la volonté et à l’intuition.
a) Le fumeur doit être convaincu de l’intérêt qu’il a à arrêter de fumer. Cette conviction repose sur une connaissance des méfaits du tabagisme (dangers respiratoires, cardiovasculaires, génitaux, cutanés, etc.), dont les effets cumulatifs entraînent un raccourcissement de l’espérance de vie de l’ordre de sept minutes par cigarette consommée.
Chez les jeunes, c’est plus la réduction des performances physiques immédiates que la crainte d’ennuis futurs qui porte à la réflexion.
La conviction repose aussi sur la connaissance de l’utilité de l’interruption, même tardive, des habitudes tabagiques : régression rapide des risques cardiovasculaires et surtout de l’infarctus, régression des risques de cancer, diminution de la toux, des crachats et ralentissement de la diminution inévitable des fonctions respiratoires, récupération des fonctions sensorielles (olfaction, goût, etc.) et au total régression de la surmortalité tabagique : la mortalité des ex-fumeurs est en effet plus proche de celle des non-fumeurs que de celle des fumeurs.
samedi 21 mars 2009
Toxicomanie vs Tabagisme 1e partie
Consultons le travail de J. Prignot pour mieux intervenir à aller vers le déconditionnement des fumeurs.
Le tabagisme peut être considéré comme une habitude acquise sous l’influence de l’environnement.
Si l’on en croit diverses enquêtes récentes, il y aurait parmi les Belges adultes 37% de fumeurs et donc 63% de non-fumeurs ou ex-fumeurs. Il y a plus de fumeurs en Wallonie qu’en Flandre : il y en a plus dans les classes sociales les moins favorisées que chez les intellectuels et il y en a plus parmi les esseulés (célibataires, divorcés et veufs).
Une bonne partie des efforts déployés dans le cadre des campagnes antitabac consiste à empêcher de fumer les non-fumeurs ou ex-fumeurs; c’est ce qu’on appelle la prévention primaire, qui porte actuellement surtout sur les enfants des écoles vers la fin de l’enseignement primaire et début du secondaire, moment où s’installent les habitudes tabagiques.
Des campagnes antitabac doivent s’intéresser également aux nombreux fumeurs bien portants afin de les décider à réduire ou plutôt à l’armée, dans le cadre de la médecine du travail, dans les collectivités en général mais aussi au cabinet médical ou à l’hôpital, auprès de sujets qui consultent pour des affections indépendantes du tabagisme.
Enfin la prévention tertiaire s’intéresse aux fumeurs malades chez qui l’on s’efforce de prévenir par l’interruption de leurs habitudes l’aggravation de leurs affections.
* à suivre *