lundi 15 octobre 2007

DOSSIER TOXICOMANIE

« Toxicomanie » toute personne qui consomme les psychotropes de manière « compulsive » et pour qui l’acquisition de ces substances est une activité principale.

L’alcoolisme, comme les autres conditions que l’on nomme « toxicomanies » n’est ni une maladie mentale ni une maladie tout court.

La qualité de la relation individu/substance ou individu/activité est, et reste, au premier rang et au centre du développement de la dépendance à l’alcool, à la nourriture, au travail, aux personnes et aux groupes.

S’il peut y avoir amélioration du fonctionnement personnel sans changement au niveau de la dépendance, on peut observer également que l’abstinence à tout prix peut s’accompagner d’une plus grande mésadaptation psychologique et sociale (Cormier, 1985).

La surconsommation d’alcool, de drogues illégales ou de médicaments psychotropes joue un rôle important dans beaucoup de problèmes physiques et sociaux, tels la maladie, la violence intentionnelle, la délinquance, et les problèmes conjugaux.

À la lumière de ces écrits, on a pu voir qu’il y a différents aspects à considérer dans l’évaluation du risque, tels la quantité consommée d’un produit ou de conduites particulières (intoxication aigüe, combinaison de produits).

Connaissances

· Connaître les principaux psychotropes consommés au Québec et leurs effets.

Attitudes

· Reconnaître le phénomène de la toxicomanie et l’intervention auprès des personnes incarcérées consommatrices de psychotropes comme porteurs de valeurs, d’émotions et de réactions possibles de la part des agents.

· Faire preuve d’ouverture d’esprit vis-à-vis des comportements de dépendance et le style de vie adopté par les personnes incarcérées consommatirces de psychotropes.

Habiletés

· Exprimer son opinion sur les questions personnelles et sociales que pose l’intervention auprès des personnes incarcérées consommatrices de psychotropes.

· Entrer en contact et établir une relation d’aide avec les personnes consommatrices de psychotropes et leur entourage.

· Poser des gestes préventifs afin de limiter la transmission du VIH, du VHB et du VHC au sein de la population carérale.

Psychotropes

Définition

Ce terme désigne toute substance xénobiotique (étrangère à l’organisme) qui en raison de sa composition chimique peut modifier le comportement d’un individu et dont l’action principale, ou l’une des actions principales, s’exerce sur le psychisme.

Psychotropes – Points de repère

Un psychotrope est un produit qui :

· agit sur le système nerveux central et autonome;

· a des effets sur la conscience ou le psychisme de l’individu et sur son comportement.

Variable influençant l’effet des psychotropes

· Poids et taille
· Pourcentage des masses lipidiques
· Sexe, âge
· État de santé général de l’usager (fièvre, déshydration, œdème, perturbations de l’équilibre ionique, diminution des fonctions rénales ou hépatiques)
· Circonstances entourant l’administration (lieu, stabilité psychologique et affective de l’usager, présence d’autres personnes)


Variables liées à la substance
. Absorption
· Mode, dose et fréquence d’administration
· Élimination
· Interaction entre les substances consommées
· Tolérance de l’usager

Classification des psychotropes – Points de repère

· Les tentatives pour mieux comprendre les psychotropes ont donné naissance, au fil des ans, à diverses formes de classification dans le but de favoriser la communication entre chercheurs.

· La classification proposée par Deniker (1966) comprend trois (3) catégories et des groupes de produits respectifs.

Ø Dépresseurs du système nerveux central :
Barbituriques, benzodiazépines (opiacés), solvants et produits volatils, alcool.

Ø Dépresseurs du système nerveux central :
Amphétamines et anorexigènes, cocaïne, xanthines, nicotine.

Ø Dépresseurs du système nerveux central :Cannabis et dérivés, hallucinogènes.

Tableaux synthèse – Références

Addiction research foundation of Ontario. (1985). Questionnaire sur les drogues. Toronto : Alcoholism and Drug Addiction Research.

Association des intervenants en toxicomanie du Québec. (1992). Ce qu’il faut savoir sur l’abus de drogues. Montréal : AOTQ.

Association des intervenants en toxicomanie du Québec (1992). Ce que vous devez savoir sur la cocaïne. Montréal : AITQ.

Fondation de la recherche sur la toxicomanie (1991 et 1992). De l’information en série…ou Renseignements sur…. Brochures d’information. Toronto : Fondation de la recherche sur la toxicomanie.

Giroux, C. (1994). « Cocaïne, crack et freebase ». L’intervenant, 10,2, p.6.

Kershaw-Bellemare, R. (1992). Problèmes de competence inhérents à la toxicomanie. Montréal : Hôpital St-Luc. Document non publié, tableau I : Substances/Drogues et implications des soins.

Maxence, J.L. (1993). Aide aux toxicomanes. Paris : Droguet et Ardent, pp. 220-25.

« Ce n’est pas la substance psychotrope qui fait la personne toxicomane, c’est plutôt la dépendance, qu’elle soit à l’héroïne, à la cocaïne, au cannabis ou à l’alcool. Après tout, la personne alcoolique peut aussi être considérée comme une personne toxicomane à part entière même si l’alcool est un produit socialement licite. Des pays comme le Canada ou les Etats-Unis n’hésitent pas à dire que dans le champ des toxicomanies à combattre, il faut considérer l’alcool et le tabac. Ce type d’approche globale a le mérite de replacer le phénomène-drogue dans l’ensemble d’une problématique de santé publique. »

Adaption d’un extrait du volume de J.L. Maxence (1993). Aide aux toxicomanes. Paris : Droguet et Ardant, p. 18.

Définition

Une définition très simple, celle du dictionnaire :

« Habitude de consommer une ou plusieurs substances susceptibles d’engendrer un état de dépendance psychique ou ou physique ».

Référence :
Le Petit Larousse illustré 1995. (1994). Paris : Larousse, p. 1020.

Plusieurs auteurs s’entendent pour concevoir la notion de toxicomanie telle que définie par l’OMS en 1969 :

« État d’intoxication périodique ou chronique engendré par la consommation répétée d’une drogue naturelle ou d’un produit de synthèse ».

Caractéristiques essentielles :

Ø besoin ou désir de continuer à consommer et à se procurer la drogue par tous les moyens;
Ø tendance à augmenter la dose initiale;
Ø Dépendance;
Ø effets nuisibles pour l’individu et la société.

Références :
Cormier, D. (1993). Toxicomanies : styles de vie. Montréal : Éditions du Méridien, p. 13 et 14.

Maxence, J.L. (1993). Aide aux toxicomanes. Paris : Droguet et Ardant, p. 16 et 17.

La toxicomanie est :

Ø un mode de vie;
Ø une manière de faire face à la vie;
Ø une façon d’interpréter ses expériences de l’enfance et de son environnement social.

La personne toxicomane est :

Ø un individu qui a adopté un mode de vie à la recherche de prise de drogues.

Références :
CQCS (1994). Programme de formation pour la prévention de la transmission du VIH chez les usagers de drogues par injection : « Toxicomanie et Sida : aiguillons nos interventions! ». Cahier II. Québec : MSSS, p. 111.

Dépendance ou assuétude

La notion de dépendance est un concept clé dans le domaine de la toxicomanie. Le terme assuétude est privilégié et s’avère un synomyme.

La dépendance ou l’assuétude se caractérise par :

Ø un besoin impérieux chez un individu à consommer malgré les problèmes significatifs engendrés;des conséquences de la consommation sur plusieurs aspects de la vie de l’individu (vie sociale, familiale, professionnelle).

Références :
CQCS (1994). Programme de formation pour la prévention de la transmission du VIH chez les usagers de drogues par injection : « Toxicomanie et Sida : aiguillons nos interventions! ». Cahier II. Québec : MSSS, p. 111.

Faits

Généralités

La personne toxicomane a passé une partie de son existence à refuser de vivre ce que la vie avait à lui offrir.

La personne toxicomane n’arrive jamais seule à une demande d’aide.

La demande d’aide n’est pas pour cesser la consommation mais plutôt pour arrêter la souffrance.

La personne toxicomane donne une demande au thérapeute et elle veut que tout se déroule à sa manière.

Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).

“La règle des 5 D”

Déni :
La personne toxicomane nie sa condition

Défi :
La personne toxicomane pose des défis au thérapeute.

Délit :
La personne toxicomane peut commettre des délits pour subvenir à ses besoins de consommation.

Désengagement :
La personne toxicomane s’est exclue de la société.

Dépression :
La personne toxicomane, lorsqu’elle prend conscience qu’elle n’a pas de réalisations concrètes dans sa vie, sombre dans un état dépressif.

Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).

Type de relation interpersonnelle

La personne toxicomane emprunte fréquemment un type de relation interpersonnelle de dépendance :

Ø Les attentes sont irréalistes ou magiques (l’autre nous changera, nous améliorera);

Ø Le manque d’honnêteté (la relation sera détruite si l’autre apprend tout à notre sujet);
Le contrôle (le maintien de la relation est obsédant, un contrôle sur l’autre est exercé pour ne pas être abandonnée).

Références :
Champagne, D. (1995). Caractéristiques d’une relation de dépendance. Notes transmises dans le cadre de la formation : « Toxicomanie et Sida, aiguillons nos interventions! ». Document non publié.

Faits

Éléments à considérer chez la personne toxicomane qui requiert des services de santé


La personne toxicomane a tendance à cacher sa consommation aux intervenants par crainte :
Ø d’être jugée;
Ø d’être traitée différemment des autres personnes;
Ø d’être dénoncée aux autorités policières.

Références :
McCaffey, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients ». Orthopaedic Nursing, 11, 2, p. 18.
Éléments à considérer chez la personne toxicomane qui requiert des services de santé (suite)

La personne toxicomane hospitalisée, considérant qu’elle ne peut plus contrôler sa consommation :
Ø Devient anxieuse;
Ø Anticipe les symptômes de sevrage;
Ø Craint qu’aucun traitement ne lui sera offert pour pallier à ses symptômes de sevrage.

Références :
McCaffey, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients ». Orthopaedic Nursing, 11, 2, p. 18.

Pièges

Vouloir les aider à tout prix envers et contre eux.

Réparer symboliquement tout le mal qu’ils ont vécu.
Argumenter, leur faire entendre raison.
Être complaisant, inhibé pour éviter les conflits.
Vouloir les contrôler, modifier leurs comportements.
Répondre à leur commande, leur désir plutôt qu’aux besoins réels.

Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).

Pistes d’intervention – Points de repère

Identifier ses valeurs, ses émotions et ses réactions.
Croire au potentiel de la personne.
Fixer les règles et les limites de l’intervention.
Éviter toute confrontation à une situation anxiogène.
Amener la personne à prendre conscience de ses choix et de ses décisions.
Transmettre un message de prévention positif.

Être disponible.

Références :
Notes personnelles des conférences prononcées les 18 et 19 mars 1995 dans le cadre du Colloque 15è anniversaire Certificat en toxicomanies (Faculté de l’Éducation permanente, Université de Montréal).

Soulagement optimal de la douleur

Étude américaine


Les résultats d’une étude menée auprès de 8 patients atteints d’un cancer et ayant une histoire de consommation de psychotropes IV, mais ayant cessé pour plus d’un an, ont démontré que :

Ø 5 des personnes n’ont pas été soulagées adéquatement car les intervenants craignaient une dépendance.

Références :
Macaluso, D., Weinberg, D. et Foley, K.M. (1988). « Opioid abuse and misuse in a cancer pain population ». Journal of pain and symptom Management, 3,3, S24.

Soulagement optimal de la douleur

Obstacles


Manque de connaissances
Divergence de perceptions
Obstacles d’ordre institutionnel
Attitude autoritaire (évaluation subjective de l’intervenant)
Absence d’une concertation interdisciplinaire
Persistance de plusieurs mythes (morphine administrée en phase terminale seulement, absence de douleur pendant le sommeil ou lorsque la personne est souriante ou encore lorsque les signes vitaux se situent selon les limites normales).

Références :
Foucault, C. (1995). Évaluation de la douleur, Notes personnelles de la conférence prononcée dans le cadre de la rencontre des infirmières des UHRESS et des Centres hospitaliers satellites, le 17 mars 1995.

Soulagement optimal de la douleur

Études américaine


Les résultats d’une étude menée auprès de 8 patients atteints d’un cancer et ayant une histoire de consommation de psychotropes IV, mais ayant cessé pour plus d’un an, ont démontré que :

Ø 5 personnes n’ont pas été soulagées adéquatement car les intervenants craignaient une dépendance.

Références :
Macaluso, D., Weinberg, D. et Foley, K.M (1988). Opioid abuse and misuse in a cancer pain population ». Journal of pain and symptom Management, 3, 3, S24.
Soulagement optimal de la douleur

Obstacles


Manque de connaissances
Divergence de perceptions
Obstacles d’ordre institutionnel
Attitude autoritaire (évaluation subjective de l’intervenant)
Absence d’une concertation interdisciplinaire

Persistance de plusieurs mythes (morphine administrée en phase terminale seulement, absence de douleur pendant le sommeil ou lorsque la personne est souriante ou encore lorsque les signes vitaux se situent selon les limites normales).

Références :
Foucault, C. (1995). Évaluation de la douleur, Notes personnelles de la conférence prononcée dans le cadre de la rencontre des infirmières des UHRESS et des Centres hospitaliers satellites, le 17 mars 1995.

Soulagement optimal de la douleur

Considérations spécifiques


· La notion de tolérance est un concept clé à considérer dans le but de favoriser le soulagement optimal de la douleur chez les personnes toxicomanes.

· Des doses croissantes ou plus fréquentes d’un produit psychotropes peuvent s’avérer nécessaires pour alléger les souffrances.

· De manière générale, la personne toxicomane, en raison de sa tolérance, métabolise plus rapidement les psychotropes.

Soulagement optimal de la douleur

Stratégies thérapeutiques chez les personnes consommatrices de psychotropes


· Prévenir les symptômes de sevrage :
Ø Collecte des données;
Ø Langage adapté au vocabulaire de la personne (voir Lexique toxicomanie – Section VIII).
· Accepter et respecter l’évaluation faite par la personne quand à la douleur éprouvée malgré les doutes :
Ø Évaluation de la douleur à l’aide d’une échelle analogique (thermomètre de la douleur);
Ø Documentation de l’évaluation de la douleur au formulaire prévu au dossier de l’usager.
· Soulager la douleur :
Ø Information à la personne des médicaments prescrits, de la dose et de la fréquence d’administration (diminue l’anxiété chez la personne);
Ø Administration des médicaments (bon analgésique, bonne dose et favoriser un horaire fixe plutôt qu’au besoin);
Ø Nécessité possible de dose plus élevée en raison de la tolérance.

Références :
McCaffery, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients" » Orthopaedic Nursing, 11, 2, pp. 20-24.

Soulagement optimal de la douleur

Médicaments déconseillés chez les personnes consommatrices de psychotropes


Mépérine (Démérol)
Ø Ce médicament, en plus d’être connu comme ayant peu d’effets pour soulager les douleurs chroniques, libère de la normépéridine qui stimule le système nerveux central.
Ø L’accumulation de la normépéridine dans l’organisme occasionne, à long terme, des crises convulsives.

Promethazine (Phénergan)
Ø Ce médicament peut potentialiser l’effet de certains analgésiques narcotiques (opiacés).

Références :
McCaffery, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients" » Orthopaedic Nursing, 11, 2, pp. 20-24.

Schmitz, D. (1990). « When IV drug abuse complicates AIDS ». RN, 53, 1, p. 65. Soulagement optimal de la douleur

Médicaments déconseillés chez les personnes consommatrices de psychotropes (suite)

· Pour les personnes connues dépendantes à la morphine, à l’héroîne ou à d’autres narcotiques (opiacés) de type morphinique, les médicaments suivants sont déconseillés :

Ø Pentazocine (Talwin);
Ø Butorphanol (Stadol);
Ø Nalbuphine (Nubain).

· Tous ces médicaments occasionnent des symptômes de sevrage sévères.

Références :
McCaffery, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients" » Orthopaedic Nursing, 11, 2, pp. 22.

Soulagement optimal de la douleur

Médicament de choix pour toutes les personnes consommatrices de psychotropes
Morphine

· Ce médicament demeure l’analgésique (opiacé) de choix pour favoriser le soulagement optimal de la douleur chez tout individu.

Références :
McCaffery, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients" » Orthopaedic Nursing, 11, 2, pp. 22.

Signes physiques ou psychologiques de sevrage

Généralités

Les principaux signes de sevrage possibles sont :

Ø Anxiété
Ø Insomnie
Ø Diaphorèse
Ø Frissons
Ø Fièvre
Ø Dairrhée
Ø Tachycardie
Ø Tachypnée
Ø Dilatation des pupilles

Références :
Relf, M.V. (1993). « Surgical intervention for tricuspid valve endocarditis : vegetectomy, valve excision, or valve replacementÉ? ». The Journal of Cardiovascular Nursing, 7, 2, p. 76.

Signes physiques ou psychologiques de sevrage

Généralités


· En période de désintoxication, la personne :

Ø Est uniquement concentrée sur le « ici et maintenant » (aujourd’hui elle ne consomme pas, demain, on verra);
Ø Est préoccupée par le fait qu’elle devra retourner dans le même contexte culturel que lorsqu’elle consommait;
Ø Craint les rechutes.

Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 5.

Rechutes

Principales données


· Selon trois auteurs américains (Marlatt, 1985; Prochaska et DiClemente, 1984) :
Ø La plupart des personnes toxicomanes qui font une rechute maintiennent leur désir de cesser de consommer;
Ø Plus de 84% de ces personnes pensent sérieusement à s’abstenir selon un délai d’un an suivant la rechute.

· D’autres auteurs (Gawin et Kleber, 1987), d’après les résultats de leur étude menée auprès de pesronnes toxicomanes, observent :
Ø La phase de sevrage est la période cruciale pour la prévention des rechutes.

Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 5.
Rechutes

Déterminants

· Marlatt (1985) propose deux types de déterminants regroupant des situations à risque associées aux rechutes :

Ø Déterminants intrapersonnels / environnementaux : frustration, colère, anxiété, dépression, ennui, proximité des lieux de consommation, fréquentation de consommateurs de psychotropes;
Ø Déterminants interpersonnels : présence et influence de d’autres consommateurs de psychotropes, pression sociale.

Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 24 et 25.

Rechutes

Prévention – Les groupes d’entraide


· Une intervention de groupe s’avérerait efficace pour prévenir les rechutes chez les personnes toxicomanes.

· Selon Murray et Zentner (1979), les groupes d’entraide permettent aux participants :
Ø D’exprimer leurs émotions et leurs sentiments;
Ø D’acquérir des habiletés à communiquer et à socialiser;
Ø De développer des habitudes de vie orientées vers le maintien et la promotion de la santé.

Références :
Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître et Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal, p. 34.

Groupes d’entraide
L’approche des alcooliques anonymes


· Conception de la toxicomanie au sein du mouvement :
Ø La consommation de psychotropes est une maladie progressive et irréversible;
Ø La personne toxicomane a perdu l’habileté à contrôler sa consommation;
Ø La personne toxicomane est différente des consommateurs occasionnels dans son corps et dans son esprit;
Ø La personne toxicomane souffre d’une maladie spirituelle, d’une atteinte dans son intériorité.

Références :
Major, S. (1989). Étude descriptive de différentes approches d’interventions en toxicomanie au Québec. Montréal : Association des intervenants en toxicomanie du Québecd, p. 17 et 18.
Groupes d’entraide

L’approche des alcooliques anonymes (suite)


· Buts recherchés par le mouvement chez les membres :
Ø Vivre une abstinence totale;
Ø Appliquer un mode de vie spirituel dans le quotidien;
Ø Apporter un soutien aux autres alcooliques.

· Atteinte des buts selon un cheminement comprenant 12 étapes. Ces étapes se résument comme suit :
Ø La personne toxicomane doit se reconnaître malade et impuissante;
Ø La personne toxicomane peut, ensuite, vivre une expérience spirituelle où une puissance supérieure l’aidera à devenir sobre;
Ø La personne toxicomane applique, en dernier lieu, le principe d’entraide (elle est la mieux placée pour en aider une autre).

Références :
Major, S. (1989). Étude descriptive de différentes approches d’interventions en toxicomanie au Québec. Montréal : Association des intervenants en toxicomanie du Québecd, p. 18.
Groupes d’entraide

L’approche des alcooliques anonymes – Un mouvement mondial

· Depuis la dernière guerre mondiale, la structure et la philosophie des Alcooliques Anonymes ont inspiré d’autres groupes qui ont adopté leurs 12 étapes.
Ø Cocaïnomanes Anonymes
Ø Dépendants sexuels Anonymes
Ø Émotifs Anonymes
Ø Gamblers Anonymes
Ø Narcomanes Anonymes
Cette association ne s’identifie pas à une substance unique. Elle met plutôt l’accent sur la dépendance : alcool, médicaments vendus selon une ordonnance médicale ou autres psychotropes
Ø Outremangeurs anonymesEn 1991, un million de personnes participent, chaque semaine au Canada et au Québec, à des groupes anonymes.

Références :
Harvey, C. et Marcil, C. (1992). « Dossier : Ah, ces anonymes ». Santé Société, 14, 2, pp. 19, 20 et 30.

Groupes d’entraide

Des groupes anonymes pour les parents ou les amis de consommateurs de psychotropes


· Différents groupes d’entraide anonymes, constitués selon l’approche des Alcooliques Anonymes (12 étapes) mais indépendants de cet organisme, apportent soutien et réconfort à l’entourage des consommateurs de psychotropes.
Ø Al-Anon (Entraide à l’entourage affecté par des rapports étroits avec une personne qui a un problème d’alcool).
Ø Alateen (Sous-groupe de Al-Anon offrant des services aux « teen-agers » c’est-à-dire les adolescents et les jeunes adultes en liaison avec des personnes alcooliques).
Ø EADA – Enfants adultes d’alcooliques (Regroupement des adultes provenant de familles dont l’un des membres éprouve ou a connu un problème de dépendance à l’alcool).
Ø Nar-Anon (Groupe pour les personnes vivant un sentiment de désespoir face à un problème de dépendance aux psychotropes chez un parent ou un ami).
· Différents groupes d’entraide anonymes, constitués selon l’approche des Alcooliques Anonymes (12 étapes) mais indépendants de cet organisme, apportent soutien et réconfort à l’entourage des consommateurs de psychotropes.
Ø Al-Anon (Entraide à l’entourage affecté par des rapports étroits avec une personne qui a un problème d’alcool).
Ø Alateen (Sous-groupe de Al-Anon offrant des services aux « teen-agers » c’est-à-dire les adolescents et les jeunes adultes en liaison avec des personnes alcooliques).
Ø EADA – Enfants adultes d’alcooliques (Regroupement des adultes provenant de familles dont l’un des membres éprouve ou a connu un problème de dépendance à l’alcool).
Ø Nar-Anon (Groupe pour les personnes vivant un sentiment de désespoir face à un problème de dépendance aux psychotropes chez un parent ou un ami).
· Différents groupes d’entraide anonymes, constitués selon l’approche des Alcooliques Anonymes (12 étapes) mais indépendants de cet organisme, apportent soutien et réconfort à l’entourage des consommateurs de psychotropes.
Ø Al-Anon (Entraide à l’entourage affecté par des rapports étroits avec une personne qui a un problème d’alcool).
Ø Alateen (Sous-groupe de Al-Anon offrant des services aux « teen-agers » c’est-à-dire les adolescents et les jeunes adultes en liaison avec des personnes alcooliques).
Ø EADA – Enfants adultes d’alcooliques (Regroupement des adultes provenant de familles dont l’un des membres éprouve ou a connu un problème de dépendance à l’alcool).
Ø Nar-Anon (Groupe pour les personnes vivant un sentiment de désespoir face à un problème de dépendance aux psychotropes chez un parent ou un ami).
· Différents groupes d’entraide anonymes, constitués selon l’approche des Alcooliques Anonymes (12 étapes) mais indépendants de cet organisme, apportent soutien et réconfort à l’entourage des consommateurs de psychotropes.
Ø Al-Anon (Entraide à l’entourage affecté par des rapports étroits avec une personne qui a un problème d’alcool).
Ø Alateen (Sous-groupe de Al-Anon offrant des services aux « teen-agers » c’est-à-dire les adolescents et les jeunes adultes en liaison avec des personnes alcooliques).
Ø EADA – Enfants adultes d’alcooliques (Regroupement des adultes provenant de familles dont l’un des membres éprouve ou a connu un problème de dépendance à l’alcool).
Ø Nar-Anon (Groupe pour les personnes vivant un sentiment de désespoir face à un problème de dépendance aux psychotropes chez un parent ou un ami).

Références :
Harvey, C. et Marcil, C. (1992). « Dossier : Ah, ces anonymes ». Santé Société, 14, 2, pp. 38-42.

A
Abus : Excès, dans le sens courant (usage mauvais, excessif). À titre d’exemple, l’abus de médicaments vendus selon une ordonnance médicale.

Accoutumance (voir aussi tolérance) : Mot retenu, dès 1957, par l’OMS pour définir un état de dépendance aux drogues. Terme pratiquement abandonné aujourd’hui. L’accoutumance, dans sa signification actuelle, est plutôt la diminution progressive des effets pharmacodynamiques d’une drogue. C’est l’accoutumance qui incite le sujet à augmenter toujours davantage les doses.

Considéré comme désuet et parfois même source de confusion, ce terme est d’ordinaire remplacé par le concept plus précis de pharmacodépendance.

Accroché : Se dit d’une personne en état de dépendance psychologique ou physique vis-à-vis d’un produit psychotrope. La personne toxicomane dit couramment : « je suis accroc ». Notons le synonyme anglo-saxon : « to be hooked ».

Acide : Argot, désigne le dérivé de l’acide lysergique, diéthylamide, connus sous le nom de LSD.

Anxiolytique : Produit chimique. Il s’agit de benzodiazépines, le plus fréquemment. La toxicomanie liée à ces produits est très répandue et concerne toutes les classes d’âge. Elle passe en général inaperçue, sauf s’il y a potentialisation par l’alcool.

B
Bad trip : Argot, synonyme de mauvais voyage. Réactions désagréable à l’effet d’une drogue.
Blanche : Argot, anciennement synonyme de cocaïne. Essentiellement : nom donné à la poudre, à l’héroïne principalement lorsqu’elle est très pure en opposition aux drogue qui contiennent d’autres produits.

Bolosse : Argot ou verlan, synonyme d’acheteur de drogue (terme tiré du film « La haine » de Mathieu Kassovitz, prix de la mise en scène « Cannes 95 ».

Booting : Argot, désigne une technique d’injection et de partage d’un mélange de drogue et de sang.

Brown sugar : Argot, mélange complexe et variable de drogues : amphétamines, héroïne mal raffinée, strychnine et autres.

Buvard : Argot, désigne une prise de LSD (quelques gouttes de solution sont déposées sur un petit morceau de buvard, qui est ensuite sucé).
Buzz : Argot, désigne ce que l’on ressent lorsque la drogue a un effet doux, mais constant, comme celui du cannabis.
C
Cap : Argot, synonyme de capsule de drogue.

Chichon : Argot ou verlan, synonyme de haschisch (terme tiré du film : « La haine » de Mathieu Kassovitz, prix de la mise en scène, « Cannes 95 ».

Clean : Argot, synonyme de sevré.

Coca : Terme désignant la feuille de cocaîer (arbuste d’Amérique du Sud) dont on extrait la cocaïne. La feuille se chique dans les pays de production afin de combattre la fatigue, la faim et le froid.

Cocktail : Mélange de plusieurs produits, réalisé par la personne toxicomane elle-même. Le plus souvent, il s’agit d’un mélange opiacé-amphétamines.

Coco, coke : Argot, synonyme de cocaïne.

Communauté thérapeutique : Terme recouvrant en général une grande diversité de structures mais désignant souvent un modèle de prise en charge pour personnes toxicomanes. La notion clé de la communauté thérapeutique est celle de programme thérapeutique. La prise en charge vise à conditionner les personnes toxicomanes pour qu’elles adoptent de nouveaux comportements (vie communautaire, tâches hiérarchisées, etc.).

Couper : Argot, désigne : ajouter et mélanger un produit à la drogue initiale.

Crack (ou aussi caillou) : Cocaïne mélangée avec de l’eau chauffée et du bicarbonate de soude. On transforme le chlorhydrate (poudre blanche) en carbonate (les cailloux) que l’on fume le plus souvent. Le crack a fait son apparition à Montréal depuis la fin des années 1980.

Crank : Produit stimulant hallucinogène (à ne pas confondre avec le crack). Le « crank », autre nom des « speeds » vendus au détail, se présente sous forme de comprimés ou de capsules.
D
Dealer : Argot, synonyme d’approvisionner, de revendeur ou de petit trafiquant.

Décrocher : Argot, signifie : arrêter de se droguer.

Délire : Ensemble de conceptions ou de croyances qui s’écartent du sens commun et dont l’élaboration est liée à la prédominance pathologique des données subjectives sur les données objectives.

Dépendance ou assuétude : La dépendance ou assuétude est caractérisée par un besoin impérieux qui pousse l’individu à consommer un psychotrope en dépit des effets nocifs qui y sont associés et qui ont incidence sur plusieurs aspects de sa vie (vie sociale, familiale, professionnelle). Les paramètres de la dépendance sont exposés de façon globale dans le DSM-III-R. On parle de dépendance lorsqu’on observe trois des paramètres suivants sur une période d’au moins trois mois, et de façon répétitive sur une longue période de temps :
· Consommation importante d’un psychotrope ou sur une période supérieure à l’intention initiale;
· désir persistant ou tentative(s) infructueuse(s) de réduction ou de contrôle de l’usage d’un psychotrope;
· le sujet consacre un temps considérable à l’obtention de la substance, à sa consommation ou à la récupération de ses effets;
· symptômes d’intoxication ou de sevrage se manifestant fréquemment quand le sujet a des psychotopes;
· poursuite de l’usage de psychotropes malgré la connaissance de problèmes physiques, sociaux ou psychologiques causés ou exacerbés par ces substances;
· tolérance marquée;
· présence de symptômes de sevrage caractéristiques;
· substance consommée souvent dans le but d’éviter ou d’atténuer les symptômes de sevrage.

La plupart des individus qui présentent des symptômes de dépendance sont dans l’impossibilité de revenir à une consommation modérée. C’est pourquoi, dans un processus de réadaptation, on recommande l’abstinence.
Dépendance physique : Besoin physiologique irrésistible résultant de l’absorption continuellement répétée d’une drogue.

État adaptatif d’un consommateur dont l’organisme a besoin d’une drogue pour fonctionner, étant habitué à sa présence dans le sang.

L’arrêt brusque de l’administration de la drogue entraîne l’apparition de troubles physiques appelés symptômes de sevrage ou état de manque.

Dépendance psychologique (psychique) : État d’un consommateur qui affiche une obsession en regard de la consommation de drogue.

Cet état est caractérisé par une envie intense de consommer et de sentir les effets de la drogue. Il est variable suivant le produit et l’usager.

État dans lequel existe un besoin psychique irrésistible de faire un usage périodique ou continu de psychotrope, sans quoi un sentiment de vide et de désespoir s’installe. La consommation entraîne une satisfaction qui exige l’administration périodique ou continue de la drogue pour se maintenir ou pour l’évitement d’un malaise.

La dépendance physique est un puissant agent de renforcement de l’influence de la dépendance psychique en cas de continuation de l’usage de la drogue ou de rechute après une tentative de sevrage.

Descente : Argot, synonyme de reprise de contact avec la réalité. Retour à l’état hors drogue.

Désintoxication : Action par laquelle l’organisme se débarrasse ou est débarrassé des toxines qui l’imprègnent. Synonyme de sevrage.

Dopage : Action de prendre des stimulants ou d’en administrer en vue d’améliorer une performance, de se surpasser. Le dopage des sportifs est combattu avec véhémence notamment par le biais de dépistages dans les urines.
Dope : Argot, désigne les drogues en général.

Dose : Quantité de drogue administrée en une fois.

Down : Argot, désigne le sentiment de dépression consécutif à l’usage de la drogue. Cet état dépressif suit celui d’euphorie ou d’excitation engendré par certaines substances.

Drogue : Toute substance naturelle ou synthétique qui, de par sa composition chimique, peut modifier la structure ou le fonctionnement d’un être vivant, en altérant ses réactions physiologiques et psychologiques.

Drogue illicite : Substance vendue ou procurée illégalement en vertu des lois nationales (ex. : cannabis et dérivés, cocaïne, héroïne).

Drogue illicite : Substance vendue ou procurée illégalement en vertu des lois nationales (ex. : cannabis et dérivés, cocaïne, héroïne).

Drogue licite : Substance dont la vente est permise selon la loi (ex. : alcool, tabac).

E
Ecstasy, Adam, pilule d’amour ou XTC : Argot, désigne la substance chimique MDMA (dérivé d’amphétamines). Le MDMA a été utilisé pendant plusieurs années pour le traitement de la dépression. Cette poudre procurerait les bienfaits du LSD sans ses inconvénients. Elle apporte une vive sensation d’euphorie de même qu’une forte augmentation de la libido. Cette substance a récemment fait son apparition à Montréal et s’avère très populaire chez les jeunes.
F
Fix, Hit, Shoot : Injection d’héroïne (blanche le plus souvent) ou d’autres drogues telles la cocaïne, l’alcool ou les stéroïdes mélangée à de l’eau ou du jus de citron. Le terme hit désigne en général une injection plus violente dont l’effet est plus intense.

Flash : Argot, signifie subir le premier effet après l’ingestion de drogue.

Flashback ou récurrence : Argot, désigne la répétition ou le brusque retour des effets d’une drogue sans nouvelle administration du produit. Ce phénomène se retrouve surtout chez les personnes qui ont longtemps consommé du LSD.

Flûte : Argot, désigne une seringue hypodermique (type de seringue distribuée dans les centres d’accès aux seringues).

Freebase : Argot, désigne le procédé d’extraction de la cocaïne pure du produit dilué acheté chez le pusher. La poudre blanche ainsi obtenue est ensuite fumée dans une pipe à eau. Les vapeurs respirées provoquent en quelques secondes une secousse quasi-orgasmique (rush) de très courte durée.

La « Freebase » s’avère un mélange de cocaïne, d’ammoniaque et d’eau chauffée.
H
Hallucination : Perception imaginaire en l’absence d’un stimulus extérieur (perception sans objet ).

Hallucinose : Pseudo-hallucination, perception sans objet et sans croyance délirante, au cours de laquelle le sujet a conscience du caractère pathologique de cette perception.

Hasch, H, cube, dime : Argot, synonyme de haschich, l’un des dérivés du cannabis. On appelle haschich la résine de la plante cannabis sativa ou chanvre indien, elle exsude des feuilles de la plante au moment de la floraison. On la racle, puis on la presse en blocs. C’est surtout dans cette résine qu’est présent le tétrahydrocannabinol ou THC, principal agent chimique responsable de l’action psychotrope du cannabis. Habituellement, le haschich se fume, souvent mêlé à tu tabac ou dans des pipes à eau particulières (narghilé).

L’usage occasionnel du haschich ne conduit pas nécessairement à la dépendance. Cependant, la situation, si elle doit être dédramatisée, ne doit pas non plus, et loin de là, être banalisée. Il semble que bon nombre d’adolescents qui commencent à fumer du cannabis entrent dans un contexte de vie à haut risque.

Héro, horse : Argot, désigne l’héroïne.

High : Argot, désigne l’état euphorique atteint sous l’influence des drogues.

Hit total : Argot, désigne l’administration intraveineuse d’un mélange de sang, contaminé par le VIH, dilué la plupart du temps avec de la cocaïne. Les seringues ainsi contaminées sont vendues à prix élevé. Les acheteurs aux prises avec un « mal de vivre » accourent vers ces seringues s’avérant une forme de garantie de les délivrer de leur souffrance.
I
Ice : Argot, désigne un mélange de cocaïne et de phencyclidine (PCP). Le « Ice » pourrait devenir une drogue populaire sur le marché montréalais selon certaines sources policières.
Le terme « Ice » est employé en raison de la ressemblance de la substance à un bonbon clair, de la glace ou un morceau de verre.
J
Joints : Argot, réfère à une grosse cigarette faite de deux ou quatre feuilles de papier à cigarette collées. Elle est bourrée de tabac mélangé à de la marijuana ou du haschich (dérivés du cannabis). Les fumeurs assis se passent cette cigarette et chacun, à son tour, inhale quelques bouffées de fumée qu’il avale.

Junkie : Argot, désigne une personne qui consomme une drogue par injection. Plus particulièrement, une personne consommatrice d’héroïne.
L
Lactose : Sucre utilisé pour couper l’héroïne.

Ligne : Argot, réfère à la consommation de la cocaïne sous forme de poudre. La poudre est disposée comme un trait (ligne) et inhalée au moyen d’un tube ou d’une paille (« tirer une ligne »).
M
Mesc : Argot, synonyme de mescaline, ingrédient actif du cactus peyotl que l’on ne retrouve pour ainsi dire jamais sur le marché noir qui lui substitue le PCP.

Méthadone : Narcotique synthétique (opiacé de synthèse) utilisé pour le traitement des surconsommateurs d’opiacés, principalement l’héroïne.

La méthadone supprime les symptômes de sevrage. L’injection d’héroïne est remplacée par une dose équivalente de méthadone prise par voie buccale. Cette dose est ensuite réduite pendant une période de dix à quatorze jours, puis les toxicomanes sont stabilisés avec une dose d’entretien. Cette stabilisation a une durée variable de six mois à deux ans. Il a été démontré que les programmes de méthadone sont inefficaces s’ils ne sont pas accompagnés d’un suivi thérapeutique.

Mush, mushrooms : Argot, synonyme de champignons magiques, psilocybine.
N
Neige (snow) : Argot, synonyme de cocaïne.
O
O.D. : Argot, synonyme de overdose, surdosage.

Overdose : Absorption d’une trop grande quantité de drogue (en français, on emploie le terme surdosage).
P
PCP : De son vrai nom phencyclidine, le PCP fut initialement breveté comme anesthésique, en 1958, puis abandonné chez l’humain pour être confiné au domaine vétérinaire, à partir de 1967. Il se retrouve depuis comme produit de synthèse illicite de type hallucinogène, rarement identifié comme tel sur le marché noir où on le fait passer pour du LSD (acide) ou de la mescaline (mesc).

Placebo : Agent dépourvu d’efficacité thérapeutique objective mais pouvant agir par un mécanisme psychologique ou psychophysiologique si le sujet croit recevoir un traitement actif. Il s’agit donc d’une substance pharmacologiquement inerte.

Une réponse placebo est la capacité que possède une personne de répondre à un traitement placebo.

Point : Argot, désigne un dixième de gramme d’héroïne. Le terme « point » est donc réservé à l’héroïne.

Les consommateurs d’héroïne vont acheter la substance en se référant au mot « point » et vont calculer leur dose quotidienne également en terme de « point ». Les consommateurs de cocaïne, de cannabis et ses dérivés utilisent le terme « gramme ».

Polytoxicomanie : Dépendance à plus d’un produit psychotrope ou consommation concomittante de plusieurs psychotropes.

Poppers : Nom populaire donné pour les ampoules de nitrates d’amyle ou de butyle. Ce nom est employé puisque un bruit de bouchon qui saute (« pop ») se fait entendre lorsque l’ampoule est brisée.
Ces produits sont inhalés. Ils sont surtout consommés dans les bars, discothèques, ou lors d’activités sexuelles. Ils produisent un « rush » instantané en raison de leurs effets vasodilatateurs importants.
Pot, herbe, gazon, mari, Marie-Jeanne : Argot, désigne la marijuana l’un des dérivés du cannabis. Ce dérivé comme les deux autres dérivés du cannabis (haschich et huile de hasch) proviennent du chanvre indien, une plante qui pousse dans plusieurs régions du monde.

Poudre : Argot, désigne la cocaïne ou l’héroïne.

Pusher : Argot, synonyme de vendeur de drogues.
Q
Quart : Argot, désigne un quart de gramme. Ce terme est généralement applicable à la cocaïne, au cannabis et ses dérivés.
R
Rush : Expérience intense vécue dans les secondes suivant l’injection d’une drogue, au moment ou celle-ci a un effet immédiat et très prononcé, comme celui de la cocaïne ou des opiacés. Les personnes héroïnomanes comparent volontiers ce plaisir intense à un orgasme.
S
Sevrage : Action de priver une personne toxicomane de sa drogue habituelle lors d’une phase de désintoxication.

Le syndrome de sevrage décrit le fonctionnement anormal de l’organisme et l’ensemble des manifestations caractéristiques désagréables, d’ordre psychique ou physique (crampes, insomnies, vomissements, hallucinations, sueurs, perte d’appétit) survenant lors de la suppression de la drogue chez un sujet en état de dépedance à l’égard de celle-ci.

Certains sevrages doivent être surveillés ou supervisés médicalement.

Shooter : Argot, synonyme de faire une injection intraveineuse de drogue.

Shooting Gallery : Argot, désigne un lieu clandestin où les consommateurs achètent de petites quantités de drogues (surtout cocaïne et héroïne), souvent pour s’injecter ou consommer sur place. Le most piquerie est le terme français correspondant. Il s’agit parfois d’appartements où l’on retrouve des matelas sur le sol à l’usage de la clientèle.

Skin-popping : Argot, réfère à l’injection de cocaïne par voie sous-cutanée.

Smack : Argot, synonyme de héroïne.

Snif : Prise nasale de drogue.

Sniffer : Action de renifler, priser une substance, le plus souvent de la cocaïne, de l’héroïne ou de la phencyclidine (PCP). Les consommateurs de cocaïne ou d’héroïne « sniffent » se « fixent », ou se «shootent ».

Speed : Argot, synonyme d’exitants (amphétamines ou cocaïne).
Speedball : Consommation simultanée de cocaïne et d’héroïne. Pour les amateurs de sensations fortes, l’effet est très attirant, brusque et très intense, un gros « rush » : la stimulation de la cocaïne sans la tension nerveuse qui l’accompagne.

Stéréo : Expression utilisée, entre autres, au centre-ville de Montréal par les jeunes UDI pour connaître si leur copain est atteint du VIH. Ils posent la question « Es-tu stéréo? » pour « Es-tu séropositif? »

Stimulant : Substance qui agit sur le système nerveux central en limitant momentanément le besoin de sommeil, la fatigue et la fatigabilité, souvent en réduisant l’appétit : tels sont les stimulants de la vigilance, les stimulants de l’humeur ou antidépresseurs.

Stone (être) : Argot, signifie planer à l’héroïne ou au haschich (dérivé du cannabis).

Straight : Argot, désigne une personne qui ne consomme pas de psychotropes tout particulièrement, les drogues illicites.

Sucre : Argot, réfère à une dose de LSD. Quelques gouttes sont déposées sur un sucre qui est ensuite absorbé.
T
Tolérance : Phénomène biologique par lequel des doses croissantes ou de plus en plus rapprochées d’un produit psychotrope sont nécessaires, dans une période de temps donnée, pour produire un même effet chez une personne, sans dommage apparent à court terme. L’organisme acquiert généralement cette tolérance progressivement.

La tolérance est observée dans le contexte de la consommation régulière des substances suivantes : alcool, amphétamines et leurs dérivés, barbituriques, benzodiazépines, cannabis, cocaïne, inhalants, opiacés, phencyclidine.

La tolérance à une substance donnée présuppose une consommation assidue de cette substance sur une période de temps qui est directement proportionnelle à l’importance du phénomène observé.

Tolérance croisée : Tolérance à une drogue résultant de l’utilisation d’une autre drogue possédant en général une structure chimique ou des propriétés pharmacologiques voisines. Ainsi, on remarque le phénomène entre les différentes substances d’une même classe, par exemple entre différentes sortes de benzodiazépines ou entre l’alcool et les opiacés.

Tolérance inversée : Réaction selon laquelle l’effet d’une certaine drogue augmente avec l’usage de cette drogue. La tolérance métabolique permet d’expliquer le phénomène de la tolérance inversée : l’usage régulier d’un produit pendant plusieurs années entraîne à long terme, dans certains cas, une toxicité pouvant affecter l’organe assurant le métabolisme de cette substance, par exemple le foie pour l’alcool. Ainsi, un alcoolique atteint d’hépatite chronique peut voir diminuer de façon très importante sa tolérance métabolique, d’où la tolérance inversée.

Toxicomane : Personne qui présente un problème de toxicomanie. Il faut faire une différence fondamentale entre les usagers de psychotropes : usagers à but récréatifs et ceux qui ont abusé au point d’être dépendants. Les personnes toxicomanes actuelles sont, le plus souvent, des polytoxicomanes qui se risquent à composer les mélanges les plus variés. Les personnes toxicomanes sont fréquemment identifiées selon le type de produit absorbé (ex. : cocaïnomane, héroïnomane).

Toxicomaniaque : Adjectif employé en relation avec le terme toxicomanie (ex. : comportement toxicomaniaque).
Toxicomanie (définition française) : En 1950, un comité d’experts de l’OMS a défini ce concept selon les termes suivants : « État d’intoxication périodique ou chronique engendré par la consommation répétée d’une drogue psychoactive (naturelle ou synthétique). Cette définition large sous-entend : un désir violent ou un besoin de continuer à consommer de la drogue et à se le procurer par tous les moyens; une tendance à augmenter les doses; une dépendance psychique et souvent physique à l’égard des effets de la drogue. »

Cependant, nombre de spécialistes devaient constater que ce concept, pour plusieurs raisons, s’avérait peu approprié à beaucoup de situations. Il ne peut s’appliquer au sens strict qu’à quelques opiacés et éventuellement à certains cas de dépendance vis-à-vis de l’alcool et vis-à-vis des sédatifs. D’autre part, il fut remarqué dans les milieux intéressés (juridique, médical) un recours constant et inapproprié au terme de toxicomanie.

En 1961, l’OMS réalisant l’inopportunité de l’emploi du concept de toxicomanie et de celui d’accoutumance décidait de les remplacer par un terme sans équivoque « qui correspond à une conception médicale et scientifique qui ne comporte aucune connotation sociale ou économique et qui n’évoque aucune idée de contrôle ». Le terme adopté fut celui de pharmacodépendance.


Toxicomanie (définition québécoise) : État général périodique ou chronique de dépendance à l’égard de la drogue, besoin irrésistible qu’éprouve une personne de consommer une drogue à doses et à fréquence croissantes, même si elle est consciente des risques ou dangers associés à sa consommation.

Les caractéristiques de la toxicomanie sont notamment :

· un irrésistible désir ou besoin de continuer à consommer la drogue et de s’en procurer par tous les moyens;
· une tendance à augmenter les doses;
· une dépendance psychologique et possiblement physique à l’égard des effets de la drogue;
· des effets nuisibles à l’individu, à son entourage et à la société.
Liste des périodiques en toxicomanie

Alcohol and alcoholism.
American journal of drug and alcohol abuse.
British journal of addiction.
Drugs and society.
Economic Botany.
Journal of drug issues [10(2) print emps 1980, numéro special “The recreational and social uses of dependency-producing drugs in diverse social and cultural contexts”].

Journal of ethnopharmacology.
Journal of psychedelic drugs.
Journal of psychoactive drugs.
Journal of public health policy.
Journal of substance abuse.
Medical Anthropology.
Psychotropes.
Quarterly journal of studies on alcohol.
Science et vie, 160, septembre 1987, numéro hors série: “Le dossier Drogue”.

Social science and medicine.
The international journal of the addictions.
Toxicomanies, [1971, 4(2), Chopra, “L’abus des drogues dans les sociétés primitives”].

Liste tirée de : Cardinal, N. (1993). Guide pédagogique, cours TXM IIIID : Contextes d’utilisation de psychotropes. Certificat en toxicomanies. Faculté de l’éducation permanente, Université de Montréal, p. 8.
À propos de Psychotropes

PSYCHOTROPES
Revue Internationale des Toxicomanes

Psychotropes est une nouvelle revue scientifique pluridisciplinaire qui traite de toutes les formes de dépendance. Il n’existe actuellement aucune publication francophone de ce type sur le plan international. Or tous les experts reconnaissent la nécessité de diffuser une information valide sur les dépendances à l’intention des chercheurs, des enseignants, des thérapeutes et de tous les intervenants concernés par ce sujet.

Au moment où de nombreux pays accentuent leurs efforts de recherche, diversifient leurs stratégies de prévention et de soins, il importe que les pays francophones disposent d’une revue de haut niveau scientifique pour faire connaître leurs spécificités trop souvent ignorées sur le plan international. Dans un souci d’échange et de confrontation, il est essentiel de faire connaître les travaux, les expériences et les réflexions élaborés dans ces pays.

La revue Psychotropes est ouverte à toutes les approches concernant les dépendances. Résolument puridisciplinaire, l’étude de l’usage et de l’abus des « drogues » constitue pourtant l’axe central de la publication. Les thématiques suivantes y seront développées : les produits et leurs effets, pathologies somatiques, psychopathologie, prévention, thérapeutiques, contextes d’usage, anthropologie, sociologie, histoire, épidémiologie, législation, économie.

La politique éditoriale de Psychotropes est marquée par un esprit d’ouverture, dégagé, nous le souhaitons, d’empreintes idéologiques trop marquées. C’est à une véritable épistémologie comparative des modèles élaborés dans les différentes disciplines conercnées par les divers usages de psychotropes que nous avons l’ambition d’œuvrer.

Nous souhaitons que Psychotropes devienne grâce à vous, auteurs et lecteurs, un instrument de travail indispensable et permette des échanges et des confrontations théoriques et pratiques internationales.
Si vous désirez recevoir de l’information concernant
PSYCHOTROPES, la Revue Internationale des Toxicomanies
Veuillez adresser ce coupon à :

Monsieur Pierre Lemarche
PSYCHOTROPES, Revue Internationale des Toxicomanies
10 140, rue Lajeunesse, Suite 421 (Montréal) Québec – H3L 2E2
À propos de RISQ

RISQ Recherche et Intervention sur les Substances psychoactives - Québec

Le RISQ est un groupe de recherche multidisciplinaire qui a mis sur pied un programme d’études et de travaus intégrés dans le domaine de la réadaptation en Toxicomanie.

LES AXES DE RECHERCHE

Créé en 1991 dans le cadre du programme de subvention de partenaire en recherche sociale du CORS, le groupe s’est donné comme objectif central de…
« …préprarer les centres de réadaptation pour les personnes alcooliques et toxicomanes à intervenir plus efficacement auprès de leur clientèle à compter de 1995. Les résultats qui en seront issus pourront également être utiles à des fins de prévention et de planification de services. »
L’atteinte de cet objectif se réalise à travers cinq axes de recherche qui prévoient :

Ø établir le profil biopsychosocial de la clientèle des centres de réadaptation en le comparant à celui de la population générale de la même catégorie d’âge;

Ø identifier les facteurs (de vulnérabilité ou de protection) et les conduites associées susceptibles d’influencer le processus de réadaptation;

Ø évaluer l’importance relative des divers déterminants du processus de réadaptation;

Ø élaborer un cadre conceptuel sur les conditions qui favorisent l’augmentation et la réduction de la consommation de substances psychoactives et de problèmes qui y sont associés;

Ø développer et valider des instruments psychométriques et des outils de recherche dans le domaine de la toxicomanie.
LES MEMBRES DU RISQ
Logé au Centre de réadaptation Domrémy-Montréal qui assure la gestion financière de la subvention d’équipe, le RISQ réunit des chercheurs(es) des milieux universitaires et du réseau de la santé et des services sociaux.

Chercheurs principaux :
Michel Landry, DSP, du Regroupement des centres de réadaptation Alternatives, Domrémy-Montréal et Préfontaine
Jacques Bergeron, professeur agrégé, Université de Montréal (psychologie)
Serge Brochu, professeur agrégé, Université de Montréal (criminologie)
Céline Mercier, directrice, Unité de recherche psychosociale, Centre de recherche de l’hôpital Douglas
Louise Nadeau, professeur agrégé, Université de Montréal (psychologie)

Chercheurs associés :
Denyse Boivin, chercheure, Centre de recherche Robert-Giffard/Université Laval
Natalie Kishchuk, responsable, Organisation et Évaluation des services préventifs, Direction de la Santé publique, de la RRSSMC
Andrée Demers, chercheure, GRASP, Université de Montréal
Pauline Morissette, professeure adjointe, Université de Montréal (École de service social)

Clinicien associé :
Michel Germain, chef d’unité de réadaptation, Centre de réadaptation Domrémy-Montréal

L’équipe du RISQ :
Louise Guyon, chercheure, coordonnatrice
Lyne Desjardins, agent de recherche
Brigitte Beauvais, agent de recherche
Marcelle Demers, secrétaire
Auxquels se joignent des professionnels de recherche, des stagiaires et des étudiants de recherche

Partenaires :
La Fédération des Centres de réadaptation pour personnes alcooliques et toxicomanes du Québec, le Département de psychologie, l’École de criminologie et le Centre international de criminologie de l’Université de Montréal.

LES AUTRES ACTIVITÉS :
· Séminaires (internes et publics);
· Formation (universitaire et dans le réseau d’établissement);
· Présentation et diffusion des résultats de recherche;
· publications
RISQ Recherche et Intervention sur les Substances psychoactives – Québec

PUBLICATIONS DISPONIBLES AU RISQ
CAHIERS DE RECHERCHE

BERGERON, J., LANDRY, M., ISHAK, I., VAUGEOIS, P., TRÉPANIER, M. (1992). Validation d’un instrument d’évaluation de la gravité des problèmes reliés à ala consommation de drogues et d’alcool, l’indice de gravité d’une toxicomanie (IGT). (102 pages).

BERGERON, J., GOSSELING, M. (1993). Évaluation des qualités psychométriques du questionnaire de santé mentale SCL-90-R (80 pages).

BROCHU, S., KISHCHUK, N., LANDRY, M., MERCIER, C., NADEAU, L. et coll. (1993) Programme de recherche du RISQ : Cadre conceptuel (119 pages).

BROCHU, S. (1994) Drogue et criminalité : mythe ou réalité? (26 pages).

BROCHU, S. (1995) Prévention de la toxicomanie : prévention de la délinquance : prévention de la déviance. (22 page).

DESJARDINS, L., GERMAIN, M. (1995). Profil de la clientèle à double problématique : toxicomanie et délinquance. (66 pages).

CUSSON, F., LAFLAMME-CUSSON, S. (1994). La drogue au Québec : recherches et trouvailles. (173 pages).

GUYON, L., LANDRY, M. et coll. (1993). Analyse descriptive de la population en traitement de Domrémy-Montréal, à partir de l’IGT 1991-1992. Résultats généraux. (62 pages).

GUYON, L., NADEAU, L., BOYER, R. (1993). Devis pour la réalisation d’enquêtes épidémiologiques en toxicomanie. Document déposé au Ministère de la Santé et des services sociaux. Publié par le MSSS.

KEIGHAN, S. (1994). La prévalence des conduites de risque chez les toxicomanes utilisateurs de drogues intraveineuses et les toxicomanes non-utilisateurs de drogues intraveineuses. (75 pages).

LAFLAMME-CUSSON, S., MOISAN, C. et coll. (1993). Le cheminement des bénéficiaires dans trois centres de réadaptation pour personnes toxicomanes. Publié par le MSSS.

LAFLAMME-CUSSON, S., GUYON, S., LANDRY, M. (1993). Analyse comparée de la clientele de trios centers de réadaptation pour personnes alcooliques et toxicomanes à partir de l’IGT. (60 pages).

LAFLAMME-CUSSON, S. (1994). L’alcool au Québec : recherches et trouvailles. (147 pages).

LOSLIER, L., LANDRY, M., GUYON, L. (1994). Variations de l’Indice de gravité d’une toxicomanie et origine des clients de Domrémy-Montréal. Analyse géographique. (82 pages).
NADEAU, L. (1993) La dépendance aux substances psychoactives : la définition de la toxicomanie et l’évaluation psychologique. (15 pages).

MERCIER, C. (1994). Toxicomanie et Itinérance. Recension des écrits. (38 pages).

À paraître

NADEAU, L. (1995). Les troubles liés aux substances psychoactives : la définition de la toxicomanie et l’évaluation psychologique réédition de La dépendance aux substances psychoactives : la définition de la toxicomanie et l’évaluation psychologique.

RACINE, S. (1995). L’interaction entre troubles de la personnalité et la toxicomanie dans les cas de comorbidité.

CAHIERS TECHNIQUES

ALARIE, S., BRUNELLE, N. (1994). Évaluation de la consommation d’alcool et de drogue auprès d’un échantillon de détenus au Centre de détention de Montréal. (69 pages).

BRUNELLE, N. (1992). Drug Abuse Screening Test (DAST) et Alcohol Dependance Scale (ADS). Guides pratiques à l’intention des utilisateurs. (28 pages).

DESJARDINS, L., GUYON, L. (1993). Constitution de la banque de données IGT de Domrémy-Montréal, 1991-1992. (100 pages).

PARENT, I. (1995). Toxicomanies et comportements à risque pour le VIII/SIDA chez les femmes incarcérées : classification de la littérature spécialisée. (146 pages).

PROVOST, G., MERCIER, C. (1994). La comorbidité des troubles psychiatriques chez des alcooliques et des toxicomanes : classification de la littérature spécialisée. (266 pages).

MATÉRIEL AUDIO-VISUEL

SINGLE, E. (1994). Social Policy Regarding Alcohol. Cassette video.

FACY, F. (1994). Drogue et prison. Cassette vidéo.

McLELLAN, T.A. (1992). Is Substance Abuse Treatment Effective? Compare to What?. Cassette video.

RUSH, B. (1992). Overview and Current issues in the Ontario Alcohol and Drug Treatment System. Cassette video.
1. Ces publications sont envoyées systématiquement aux collaborateurs et aux partenaires du RISQ dès leur parution; elles sont également déposées dans les principaux centres de documentation. On peut s’en procurer des copies en s’adressant au secrétariat du RISQ (514-385-0046, poste 502); des frais minimum de photocopie et de poste sont alors demandés.
Documents consultés



Addiction research foundation of Ontario. (1985). Questionnaire sur les drogues. Toronto : Alcoholism and Drug Addiction Research.

American Psychiatric Association. (1989). DSM-III-R. Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Paris : Masson.

Association des intervenants en toxicomanie du Québec. (1992). Ce qu’il faut savoir sur l’abus des drogues. Montréal : AITQ.

Association des intervenants en toxicomanie du Québec. (1992). Ce qu’il faut savoir sur la cocaïne. Montréal : AITQ.

Bellerose, C., Lavallée, C. et Camirand, J. (1994). Enquête sociale et de santé 1992-1993 – Faits saillants. Québec : MSSS.

Brisson, P. (1987). Les produits psychotropes et leurs usages. Le phénomène-drogue et les jeunes. Document d’information. Québec : Gouvernment du Québec.

Brisson, P. (dir.). (1988). L’usage des drogues et la toxicomanie. Vol.I. Montréal : Gaétan Morin.

Brisson, P. (dir.). (1994). L’usage des drogues et la toxicomanie. Vol.I. Montréal : Gaétan Morin.

Caridnal, N. (1993). Guide pédagogique, cours TXM IIIID : Contextes d’utilisation de psychotropes. Certificat en toxicomanies. Faculté de l’éducation permanente, Université de Montréal.

Centre québécois de coordination sur le sida. (1993). Compte-rendu de la rencontre des UHRESS du 21 avril 1993-La personne toxicomane VIH-Sida et le stress induit chez l’intervenant. Québec : MSSS.

Centre québécois de coordination sur le sida. (1994). L’usage de drogues et l’épidémie du VIH-Cadre de référence pour la prévention. Québec : MSSS.

Centre québécois de coordination sur le sida. (1994). Programme de prévention de la transmission du VIH chez les usagers de drogues par injection : « Toxicomanie et Sida, aiguillons nos interventions ! ». Cahiers I et II. Québec. MSSS.
Centre Sida McGill. (1993). Projet d’intervention dans les garderies de Montréal : Évaluation des connaissances et des attitudes des éducateurs en garderies et des parents en matières de VIH/Sida. Montréal : Centre Sida McGill. Document non publié.

Champagne, D. (1995). Caractéristiques d’une relation de dépendance. Document non publié.

Cloutier, R. (1994). « Nouvelles recommandations américaines sur l’eau de javel pour nettoyer les seringues ». Sida : réalités. VII. 6, 20.

Fondation de la recherche sur la toxicomanie. (1991 et 1992). De l’information en série…ou Renseignements sur… Brochures d’information. Toronto : Fondation de la recherche sur la toxicomanie.

Giroux, C. (1994). « Cocaïne, crack et freebase ». L’intervenant, 10, 2, 6.

Hankins, C. et Roy, E. (1991). « État de la situation : l’utilisation de drogues injectables et l’infection au VIH dans le Montréal métropolitain ». L’intervenant, 7, 3, 8-10.

Harvey, C. et Marcil, C. (1992). « Dossier : Ah, ces anonymes ». Santé Société, 14,2, 17-54.

Hervieu, J. M. (dir.). (1989). L’esprit des drogues. Autrement, 106, 13-62.

Julien, R. et Stringer, B. (1994). « Les virus de l’hépatite : similarités et différences ». Objectif prévention, 17, 4, 4.

Kershaw-Bellemare, R. (1992). Problèmes de competence inhérents à la toxicomanie. Montréal : Hôpital St-Luc. Document non publié.

Lépine, S. (1995). La douleur associée au Sida – Approche pharmacologique. Document non publié.

Lortie, C. et Maltais, K. (1991). Alcoolisme et toxicomanie-Manuel d’orientation (2è éd.). Montréal : Commission des Centres de réadaptation pour personnes alcooliques et toxicomanes et Association des Centres d’accueuil du Québec.

Macaluso, D. Weinberg, D. et Foley, K. M. (1988). « Opioid abuse and misuse in a cancer pain population ». Journal of pain and symptom Management, 3, 3, S24.

Major, S. (1989). Étude descriptive de différentes approches d’interventions en toxicomanie au Québec. Montréal : Association des intervenants en toxicomanie du Québec.

Maxence, J.L. (1993). Aide aux toxicomanes. Paris : Droguet et Ardant.

McCaffery, M. et Vourakis, C. (1992). « Assessment and relief of pain in chemically dependent patients ». Orthopeadic Nursing, 11, 2, 13-27.

Mulleady, G. (1992). Counselling drug users about HIV and AIDS. London: Blackwell Scientific Publications.

O’Connor, P.G., Selwyn, P.A. et Schottenfeld, R.S. (1994). “Medical care for injection-drug users with human immunodeficiency virus infection”. The New England Journal of Medicine, 331, 7, 450-459.

Olivier, C. (1994). Résumé de la presentation 301C de la Xè conference internationale sur le SIDA à Yokohama, Japon, Août 1994. Document non publié.

Olivier, C. (1994). L’amour assassin. Montréal : Stanké.

Olivier, C., Robert, J. et Thomas, R. (dir.). (1995). Le SIDA. Sainte-Anne-de-Bellevue : Association des médecins de langue française du Canada.

O’Neill, W.H. et Sherrard, J.S. (1993). “Pain in human immunodeficiency virus disease: a review”. Pain, 54, 3-14.

Organisation mondiale de la Santé. (1987). Problèmes liés à la pharmacodépendance et à l’alcool. Genève : OMS.

Poloméni, P. (1993). « Des malades (presque) ordinaires… ». Le journal du sida. 54-55, 80-81.

Relf, M.V. (1993). “Surgical intervention for tricuspid valve endocarditis : vagectomy, valve excision, or valve replacement?”. The Journal of Cardiovascular Nursing, 7, 2, 71-79.

Remis, R.S. (1995). Tendances actuelles sur l’épidémie de l’infection au VIH à Montréal. Document non publié.

Riou, C. (1993). Groupe sur la prévention des rechutes auprès des femmes toxicomanes en sevrage médical. Rapport de stage en vue de l’obtention du Grade de Maître es Sciences. Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal.

Roussaux, J.P. et Jacques, J.P. (1992). « Le SIDA épargne-t-il les usagers de drogues en Belgique ? ». Psychotropes, VII, 2, 67-73.

Santé Canada. (1995). « Prévention et lutte contre l’hépatite C-Lignes directrices et recommandations ». Relevé des maladies transmissibles au Canada, 21S2, Supplément.

Schmitz, D. (1990). « When IV drug abuse complicates AIDS ». RN, 53, 1, 60-67.
Sous-comité sur l’hépatite B (1991). Guide pour la prévention de l’hépatite B. Montréal : Comité régional des maladies infectieuses – Regroupement de DSC du Montréal métropolitain.

Thomas, D.L. et Quinn, T.C. (1993). « Serologic testing for sexually transmitted diseases ». Infectious disease clinics of North America, 7, 4, 793-824.

Weller, I.V.D. (dire.). (1990). Aspects of HIV management in injecting drug users. Theale: Colwood House Medical Publications (UK).

0 Comments: