samedi 23 août 2008

CAPSULE - Stress

STRESS, STRESS, SI VOUS ÊTES TROP STRESSÉS, VOUS ÊTES PLUS MENACÉS PAR L’INFARCTUS.
L’homme pressé, hyperactif, impatient, coléreux est, plus qu’un autre, prédisposé à l’infarctus et plus précisément à ce que les spécialistes nomment cardiopathie ischémique (le sang n’irrigue plus suffisamment le cœur).

L’expérience a montré que l’hypertension artérielle, le tabagisme et l’hypercholestérolémie sont des facteurs de risques majeurs de cardiopathie ischémique. Mais d’autres variables interviennent dans l’incidence de ces cardiopathies.

De nombreuses études ont été consacrées à d’éventuelles relations entre ces cardiopathies, certains traits de personnalité et les pressions de l’environnement familial, social, professionnel. Ces deux axes de recherche se rencontrent dans l’étude d’un mode de comportement décrit sous le nom de type A.

Pour les experts, le type A n’est pas un type de personnalité mais une façon de s’opposer au temps, aux personnes et aux choses. Le type A se caractérise par une grande compétitivité, la recherche permanente de réussite sociale et professionnelle, une très grande activité, une importante agressivité et l’impression quasi constante de l’urgence du temps. Le type B serait exactement l’inverse du type A : le sujet se laisse aller.

Professions

Parmi les professions les plus touchées : les cadres. Dans ce groupe, la proportion de type A s’accroit avec l’âge chez l’homme tandis qu’elle diminue chez la femme.

Quant aux hommes qui effectuent un travail manuel, la proportion de type A est assez stable, autour de 15 p. cent. Il en va autrement chez les femmes. « Nous avons constaté que parmi les femmes qui ont dépassé la quarantaine et qui effectuent un travail pénible, beaucoup n’ont pas de qualification professionnelle et sont placées dans des situations familiales difficiles. Voici une hypothèse : tout se passe comme si ces femmes poursuivaient un travail physique éprouvant grâce au dynamisme sous-jacent au type A », a dit un spécialiste.

Une meilleure connaissance du type A pourrait-elle conduire à une thérapeutique ?

« Il y a peu, la preuve a été faite que la réduction du type A est possible grâce à un entraînement approprié et qu’elle s’accompagne d’une diminution hautement significative des récidives chez les sujets atteints d’infarctus du myocarde », a-t-il ajouté.

En résumé, les personnes du type A sont prédisposées à l’infarctus. Si elles se reconnaissent, elles doivent se soumettre à une surveillance cardiologique précise.

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