mardi 12 mai 2009

Toxicomanie Conclusion

Conclusion

Henri Laborit, chirurgien et biologiste Français considère que la toxicomanie est d’abord une fuite devant une réalité insupportable. « Dans notre société de production de biens marchands, le travail est considéré comme le seul moyen d’être heureux. Les loisirs eux-mêmes sont des biens de consommation qu’on ne peut obtenir qu’en payant : télévision, cinéma, jeux, vidéos, internet, parcs d’attractions etc. C’est bien connu, nous avons tout pour être heureux, mais le bonheur proposé par la société ne rend pas heureux « il ne fait que cultiver l’insatisfaction, en lançant sans cesse de nouvelles modes ».

Selon Laborit, beaucoup de gens s’ennuient, car leur vie ne semble voir avoir aucun sens. Souvent, ils sont si spécialisés qu’ils n’ont plus de points communs entre eux, ils ne peuvent plus partager leur expérience avec les autres. Ils vivent dans l’insécurité et l’isolement.

D’aucuns disent que la valeur des êtres humains se mesure en nombre de diplômes et en salaire gagné, pas en capacité de faire des choix ou d’aimer son prochain. On parle beaucoup des effets des drogues mais pas assez de la détresse des gens. Si on leur enlève la drogue, que leur restera-t-il? À mon humble opinion, la drogue ne rend pas violent, contrairement à ce que l’on croit généralement. Au contraire, c’est souvent elle qui permet aux individus de continuer de fonctionner normalement. C’est le manque de drogue qui peut conduire à la violence, quand on n’a pas les moyens de s’en procurer.

Au plan individuel, les toxicomanes ont surtout besoin d’écoute, de respect et d’affection. Une thérapie est essentiellement une démarche spirituelle. Peut-on espérer changer radicalement la société? La menace de cette crise environnementale ou économique majeure finira peut-être par nous convaincre de revoir notre façon de vivre.

* à suivre *

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