dimanche 27 décembre 2009

LA PERSONNALITÉ - 43e partie

La phase de puberté et d’adolescence (de 12 à 18 ans) est une période d’identité ou bien de diffusion de rôle. C’est l’âge de la remise en question de l’identité sexuelle avec l’apparition de la maturité génitale et physique, qui débouche sur de nouvelles possibilités. L’acquisition d’un sens d’identité est indispensable pour prendre les décisions d’adulte, c’est-à-dire un choix de vocation et un choix de partenaire. Dans cette quête d’identité, le jeune ne veut pas savoir qui il est, mais ce qu’il sera et dans quel contexte. C’est pourquoi il remet en question la société et recherche l’approbation de ses semblables qui eux aussi veulent être approuvés.

En amour l’adolescence idéalise. C’est âge des idoles et des héros, une période de saute d’humeur, d’oppositions violentes et de mise en valeur. Les adolescents se préoccupent aussi de la façon dont ils sont vus et perçus par les autres. Une nouvelle quête d’identité apparaît. Le rôle ainsi que l’identité sexuelle et l’identité professionnelle sont sources de préoccupations autant pour les parents que pour les adolescents. Les changements biologiques et psychologiques remettent en question l’identité de l’adolescent. Qui est-il à travers ces changements?

Dans la théorie d’Erikson sur le développement socio-émotif, l’adolescence représente la période de résolution des problèmes d’identité. L’idée d’être un individu dans un monde appartenant aux autres, avec des responsabilités mutuelles et indépendantes, ne semble devenir une caractéristique saillante de la vie que vers la fin de l’adolescence (Krech et al., 1979, p. 484).

La présence d’adultes compréhensifs et capables de relations positives favorise la confiance en soi et la naissance d’une identité solide pour l’adolescent. Erikson accorde une grande importance à l’adolescence parce que c’est à cette période critique que le jeune acquiert son identité définitive, son moi. C’est à ce moment précis que l’adolescent a besoin de sentir qu’on a confiance en lui et qu’il est capable d’être responsable de ses propres attitudes et de ses propres valeurs.

Comme nous venons de le voir très succinctement, les cinq premières étapes dans le développement du moi d’Erikson suivent d’assez près les stades du développement psychosexuel freudien. On retrouve à cet effet de bons tableaux comparatifs du développement humain selon Freud et Erikson dans Krech et al., 1979, p. 399, de même que dans Hilgard et Atkinson, 1980, p. 115. Ces auteurs dégagent bien la contribution d’Erikson dans l’étude de l’influence de l’environnement et de la société sur le développement de l’organisme humain et de ses potentialités.

La phase de jeune adulte est une période d’intimité par opposition à l’isolement. L’identité étant bien acquise, elle permet maintenant d’établir des rapports adultes avec les autres. La sixième phase en est une d’acquisition du sens d’intimité et de la solidarité en évitant un sentiment d’isolement. L’auteur insiste cependant : il faut que cette identité soit bien acquise. À cette période, le jeune adulte cherchera l’amitié et l’amour avec l’autre, ce qui implique le désir et la tendresse. Le jeune adulte est alors capable de donner tout autant que de recevoir. Il est capable d’intimité sans craindre de perdre son identité. Il peut s’exprimer en une mutualité hétérosexuelle. Si l’individu peut partager une confiance mutuelle et s’il est apte à régler les cycles de travail, de procréation et de participation dans la société, il est prêt à se marier.



* à suivre *

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