vendredi 25 juin 2010

VIOLENCE DES JEUNES À L'ÉCOLE PRIMAIRE - 1e partie

De nos jours, très rares sont les écoles exemptes des affres de la violence interpersonnelle. Elles ont à enrayer une tendance très forte des jeunes à imiter les rapports de pouvoir observés chez leurs aînés où le contrôle sur l’autre, imposé par la force physique ou morale, semble profitable. Un enfant sur cinq, et parfois davantage, dès l’école primaire, dit avoir été victime de violence (Craig et Pepler; Meunier). Certains, à l’exemple de Godin, la qualifient de « petite violence » : jambettes, bousculades, chicanes, paroles blessantes, grossièretés, impolitesses….Plusieurs ne remarquent que les comportements de violence physique (coups et blessures, objet lancé, jambettes, bousculades…). Mais, peu à peu, les adultes portent attention aux autres formes de violence, la violence psychologique, émotionnelle, économique, dans leurs formes multiples telles que l’intimidation, la mesquinerie, la manipulation malveillante, la dévalorisation (injures, calomnies, médisances), le sexisme, les menaces, l’exploitation, l’extorsion (le « taxage »)…

Le conseil des écoles catholiques de langue française du Centre-Est d’Ottawa «s’était engagé à développer des moyens pour réduire les incidents d’intimidation dans les écoles » (Décoste). Dans cet esprit, il a supporté la mise sur pied d’un projet-pilote intitulé Violence entre les pairs – Solution communautaire. Ce projet visait deux objectifs principaux : « évaluer deux approches, soit outiller tous les élèves les plus vulnérables et sur les élèves avec des comportements agressifs (et) démontrer comment le déploiement d’activités récréatives structurées et supervisées lors de la période de loisir et diminuer les incidents d’intimidation » (Décoste). La base de la démarche est la concertation entre personnel de l’école, parents, enfants et organismes communautaires.

Cet article présente ce projet et discute de ses résultats. Il s’inspire notamment des écrits de Décoste et de Meunier sur le sujet. En premier, la notion d’intimidation est abordée et sa problématique décrite. Puis, le projet est décrit dans ses principales composantes. Ensuite, quelques résultats sont abordés et discutés, quelques leçons pratiques sont énoncées. La conclusion souligne l’importance de telles initiatives.


* à suivre *

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