lundi 27 juin 2011

VIOLENCE FAMILIALE 5e partie

Les femmes sont-elles davantage victimes de la violence grave?

De l’autre côté du miroir, lorsque nous examinons les statistiques de violence conjugale provenant des sources policières, nous obtenons un tout autre portrait. En effet, les taux de violence conjugale sont alors plus bas mais impliquent une violence physique majeure, plus grave, et, surtout, ils montrent une asymétrie dans la violence subie. La majorité des agresseurs sont des hommes et la majorité des victimes sont des femmes. La violence des hommes est alors instrumentale, exercée dans le but de contrôler la partenaire. Elle est plus systématique et persistante, elle se poursuit au fil du temps.

La violence conjugale majeure cause des blessures et a des conséquences graves sur le plan de l’intégrité physique et mentale. Le taux de blessures nécessitant des soins médicaux ou entraînant une absence au travail varie de 50% à 75%. La violence des femmes, dans ce contexte, est expressive et autodéfensive. On parle d’une dynamique de terrorisme conjugal où les femmes subissent de manière systématique des agressions physiques, verbales et psychologiques.




Dans les enquêtes de victimisation, les personnes déclarent les actes violents perçus comme criminels. Il y a donc une sous-représentation de la violence mineure. Enfin, les données ne sont pas généralisables.

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