mercredi 15 août 2012

LA PHILOSOPHIE - 18e partie


RÉFLEXION SUR LA MORT

Nos vies coulent de formes sans existence.  Des existences sans les forgés des formes de nos traits personnels.  Des existences aux formes de la religieuse des idées de nos soi mais, rarement selon nos propres forgés spirituels ou temporels.  La vie coule difficilement.  Nos vies passent en saccades, selon une volonté rare, issue, émise de soi.  Aux rythmes des systèmes politiques et économiques, des ambivalences religieuses, des oui-dire envahissants.

Oh! La chrétienne
Souvent morte de honte

Aux rythmes des coutumes, déjà perdues, dans les mythes récents venus d’hier.  Nous perdons souvent l’essence de nos vies, de nos existences, parce que nous n’avons jamais acquis la notion principale de nos fins : la mort.  La mort, là, dans notre première urine.  La mort, là, dans notre première tétée.  On manque la vie à étouffer les réalités mortelles de nos existences.  On passe à côté de nos nous-mêmes choses : se voir en décès.  Nos vies, nos existences, doivent servir de liens entre nos naissances et nos mortalités.  Sinon!

Désunie de ta naissance

Nous poursuivons les rituels de nos adolescences en adultes.  Aux rêves, nous ajoutons les caresses des corps, voluptés souvent en de ces volutes sans pareils d’oublis.  Je t’aime, dit-on, sans penser que l’amour meurt aussi.  Un verre à la main, une Mercedes au bout des doigts, une piscine noie la présence de nos morts.  La vie coule luxueuse sans se rendre compte de la mort parce que la vie n’existe, - souvent, que parce que camoufflée par l’enseignement-, que pour la voiler.  L’érotisme de la vie n’est pas, n’a rarement été, n’est plus.  Absence, par refus de ce contenu, qu’en est la mort, en nous inscrit

Jusqu’à surprise de ma fosse
Par vécu d’une tristesse morte

La misère, les souffrances, les labeurs qui cachent l’existence

Souvent une tâche
qu’en mourir il faut

La mort

Un bar entouré des pierres d’une cave.   Une table ronde, une nappe ronde; des essuies mains ronds; un cendrier rond; des cigarettes cylindriques,; des fumées « volutueuses »; des chaises à dossiers ronds; des petits canapés ronds; des olives elliptiques fourrées; des lumières et des verres boules; des bulbes de bière rondes; une serveuse rondelette; des mots qui roulent et une conversation qui ne tourne surtout pas autour de la mort.

L’homme devant moi, la vie me faisant face, maigre, étirée par la peur, craintif, boit pour diluer la face de la mort contenue.

J’ai détresse, j’ai déplaisir à voir.  Tout roule en mon âme, en ma spiritualité, qui me feront le coup un jour de la mort.

Je vois, je sens que l’on fera place, que l’on fera vide occupationnel : un poste de président et directeur général en vue!

J’ai peur de l’Éternité qui le quittera
J’ai peur de la spiritualité qu’il me transmettra
J’ai peur de la place charnelle qu’il libérera
J’ai peur de la place humaine à d’autres aussi il offrira
J’ai peur d’une continuité matérielle qu’il remettra
J’ai peur de sa (ma) naissance qu’il me dira
J’ai peur d’un mort dont réalité il me soulignera

j’ai peur
souvent une tâche
ma vie débattue
désunie de ma naissance
j’ai envie de la vie
de maladie je m’en départis
par vécu d’une tristesse morte
de l’acte et cancer 
j’en meurs de faim
je meurs de peur
elle était pour le tard des autres
jusqu’à surprise de ma fosse demain
qu’en mourir il faut

d’un mort qu’il me récitera

j’ai peur d’une mort
l’œil ton corps

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