jeudi 20 novembre 2008

Au Compte-goutte - La Dépendance Sexuelle 18e

Mon dieu, sors-moi des ténèbres.

Mais avant tout, il faut absolument arrêter ces ébats qui les intoxiquent. Un stoppage des plus affligeants. Quand ils sentent le volcan près de l'éruption et qu'ils la retiennent de toutes leurs forces, qu'ils n'en dorment plus, qu'ils en ont mal au coeur, à la tête, à l'âme et que plus rien ne les soulage, les sexoliques n'ont plus rien à perdre. La spiritualité - ne pas confondre avec religion - devient alors une part importante de leur cheminement. Ils ont besoin que, logiquement, il existe une puissance aussi forte que leur dépendance qui serait, elle, positive. Seule l'espérance qu'il existe une telle force est suffisante pour entamer le changement. "Cette puissance supérieure peut être le groupe, le cosmos, ou les petits oiseaux. Ça dépend de chacun, élucide Yves en rigolant. L'important, c'est le courage et l'espoir que ça procure."

Une fois l'impuissance admise, ce serait trop facile de dire:"oui, oui, je suis malade", il faut le sentir jusqu'au fond de ses entrailles et en reprendre la responsabilité. "Habituellement, avant le début du rétablissement, ils remettent sur les autres la responsabilité de leur bonheur et de leur malheur", constate la psychologue Céline.

* à suivre *

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