mardi 2 décembre 2008

Au Compte-goutte - La Sexualité 3e

Des recherches ont été entreprises à l'aide de l'alpha-androstenol, une phéromone extraite de la sueur masculine. Durden-Smith (1980) montra que la vaporisation dans l'air de cette substance amenait les sujets à juger des photos d'hommes et de femmes plus attrayantes, ou, encore à traîner plus longtemps dans les cabines téléphoniques où cette vaporisation avait eu lieu. De plus, dans les salles d'attentes ou au théâtre, les femmes avaient plus souvent tendance à s'asseoir sur les sièges qui en étaient imprégnés.

Dans la société occidentale, une certaine conception de l'hygiène corporelle a entraîné des pratiques allant des bains et des douches systématiques à l'utilisation de désodorisants, amenant ainsi les odeurs naturelles à perdre tout pouvoir. Une revalorisation de la sexualité passe peut-être par une restitution du droit de parole à ces messages corporels.

L'éthologiste Elbi - Elbesfeldt a rapporté qu'en nouvelle Guinée, dans certaines tribus, on manifeste son amitié envers celui qui va partir en lui passant la main sous l'aisselle pour le sentir et ensuite se frictionner le corps avec l'odeur de l'autre. Aux Philippines, les amoureux qui vont être séparés pendant une longue période échangent traditionnellement les vêtements qu'ils ont porté afin de retenir plus longtemps l'odeur de l'être aimé.

Kraff-Ebing (1840-1906), un psychiatre allemand connu pour son célèbre psychopathia sexualis, rapporte la confidence d'un jeune paysant qui attribuait ses nombreuses conquêtes féminines au fait que, durant la danse, il passait "son mouchoir sous ses aisselles pour en essuyer ensuite le visage de sa danseuse".

* à suivre*

0 Comments: