lundi 1 décembre 2008

Au Compte-goutte - La Sexualité 2e

On sait cependant que, chez la femme, la fonction affective est principalement développée entre la puberté et la ménopause, alors qu'avant et au-delà de ces limites de la fonction reproductive, elle ne diffère pas de celle de l'homme. Il existerait également chez elle des variations durant le cycle oestral la rendant plus sensible aux odeurs au moment de l'ovulation . Des variations existeraient même pendant la journée, où elle serait plus réceptive le matin que le soir. À quoi peut correspondre cette sensibilité?

Il semble tout d'abord que chacun de nous possède une odeur personnelle qui l'identifie plus ou moins inconsciemment au "nez" des autres. Cette odeur varierait notamment avec la couleur de la peau ou celle des cheveux, mais également selon le sexe; les hommes et les femmes dégagent une odeur différente due à des sécrétions spécifiques.

Trois types de sécrétions joueraient un rôle particulièrement important dans l'attraction exercée entre les êtres humains. Ce sont les sécrétions produites par les organes génitaux féminins, celles présentes dans l'urine chez l'homme et celles contenues dans la sueur.

En ce qui concerne les sécrétions vaginales des chercheurs anglais ont découvert l'existence, chez les femelles de singes rhésus traitées à l'aide d'oestrogènes, de sécrétions odorantes déclenchant une excitation sexuelle spectaculaire chez leurs partenaires mâles. Or, ces substances, baptisées "copulines" par les sécrétions vaginales humaines.

Quant à l'urine des hommes adultes, elle contient en forte concentration une substance musquée dénommée exaltoïde à laquelle les femmes seraient beaucoup plus sensibles que les hommes ou les enfants (le Magnen 1957). La sueur est principalement secrétée sous les aisselles où elle est retenue par les poils axillaires. Lorsqu'elle est fraîche, elle dégage une odeur légère qui, malheureusement, est assez vite corrompue par la fermentation occasionnée par le port des vêtements.

* à suivre *

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