mardi 24 février 2009

Toxicomanie Regard Sociologique 6e partie

« Au bout de ses études, il croira, néanmoins, pouvoir trouver un job. Ça ne marchera pas. Alors, il boira un peu plus pendant les weekends, il se mettra à boire durant la semaine et il finira par boire une caisse de bières par jour. Au bout d’un certain temps, il quittera son foyer parce qu’il ne s’y sent plus à son aise pour boire, il ne lui restera plus que les brasseries et les tavernes. Enfin, il se sentira diminué physiquement, il aggravera ses conflits familiaux et sociaux, il manquera d’argent… Il arrivera au bout de son rouleau en moins de deux ans. Il aura alors 22, 23 ans.

« Quelques-uns d’entre eux aboutissent chez nous, ils sont rares. Nous les traiterons. Mais, le taux de réussite pour l’alcoolisme est faible : autour de dix pour cent… ».

Alors qu’est-ce qu’il faut faire? « En parler, Ah! Ça oui, il faut en parler. Et, déjà, au niveau Secondaire, il commence à être un peu tard pour en parler, puisque nous avons affaire à un bon pourcentage de consommateurs ».

Là-dessus, au moins trois enquêtes font concordance :

Une enquête, menée auprès de 916 filles et 760 gars de quinze, seize et dix-sept ans de la région métropolitaine de Québec nous apprend que 94.3% des interviewés avaient déjà fait l’expérience de l’alcool au moment de l’interview. L’âge moyen de la première consommation se situe entre 11 ans et 15 ans. L’enquête nous révèle également que 21.1% des jeunes de 15 à 20 ans consomment, occasionnellement, quatre bière et plus, que 6.4% boivent quatre verres de vin et plus et que 20,5% d’entre eux consomment quatre verres de spiritueux.

* à suivre*

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