samedi 7 mars 2009

Toxicomanie Regard Anthropologique 8e partie

Il nous faut aussi reconnaître que, même pendant la lune de miel, alors qu’aucune idée suicidaire ne semble effleurer nos clients, le risque est aussi partie intégrante de la conduite toxicomaniaque, inséparable de la notion même de défonce. Certains en parlent comme des professionnels, des cascadeurs, qui mesurent et limitent le risque par leur connaissance des produits, des dealers, de la qualité de leur matériel. Devant une poudre d’origine mal connue par exemple, ils la testent par l’injection d’une dose infime afin d’en mesurer l’effet et d’éviter toute surprise. Mais aussi, de façon opposée, le mépris du danger est parfois affiché avec une belle indifférence, ou avec des accents de triomphe masochiste. Certains affirment se shooter n’importe comment, avec de l’eau du caniveau, ou « sans savoir pourquoi », par pur défi, s’injecter des produits inconnus ou des choses inhabituelles…Ainsi, le coma, les séjours en réanimation, en viennent-ils à faire partie de la vie courante du toxicomane, à côté des voyages, des « galères », du « western »…

* à suivre *

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