lundi 30 mars 2009

Toxicomanie vs Tabagisme 10e partie

Le fumeur devra éviter au moins temporairement les sous-habitudes dangereuses; remplacer par exemple le café par le thé, ou encore éviter de rencontrer ceux qui dans son entourage fument et risquent de le tenter. L’interruption automatique des sous-habitudes qu’entraînent un voyage, des vacances, un congrès, une maladie, peut souvent être mise à profit par celui qui veut arrêter de fumer : le sevrage est bien plus aisé dans ces conditions qui diminuent ou suppriment les situations-piège.

a) La décision de sevrage

C’est une décision individuelle qui fait appel au libre arbitre d’un chacun. Elle n’a des chances de réussir que si elle est prise en connaissance de cause et en toute liberté. La décision de sevrage peut comporter un risque lorsqu’elle concerne des personnalités en difficulté, peu susceptibles d’aménager des mécanismes de compensation. Avant d’inciter vigoureusement une personne au sevrage, le médecin devra donc apprécier la fonction que peut avoir le tabac dans sa vie psychologique et relationnelle et apprécier ses capacités à le supprimer.

L’abandon total des habitudes tabagiques est le seul qui, à terme, s’accompagne de la disparition de l’envie de fumer. C’est donc la seule méthode satisfaisante, comportant des garanties de succès prolongé.

La diminution de la quantité de cigarettes ou l’emploi de cigarettes légères, sont parfois utiles aux fumeurs en réduisant l’importance de l’intoxication tabagique, tout au moins en l’absence de réactions compensatoires comme le fait d’inhaler plus profondément ou de retenir la fumée plus longtemps ou de tirer de chaque cigarette un plus grand nombre de bouffées. Cette diminution est hélas le plus souvent transitoire : à la moindre contrariété le fumeur se remet à consommer autant qu’avant sa tentative de sevrage partiel!



* à suivre *

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