vendredi 27 novembre 2009

LA PERSONNALITÉ - 16e partie

Ces trois grands processus nous introduisent aux lignes de force d’Erikson

Le principe épigénétique du développement
L’importance donnée aux relations humaines
Le rôle de la réalité sociale.

LE PRINCIPE ÉPIGÉNÉTIQUE

Ce principe épigénétique est un concept analogique qui tire son origine de l’embry-ologie. Le fœtus, en effet croît d’une manière progressive. Chaque organe vital naît à une époque déterminée à l’endroit qui lui est assigné, d’où l’idée d’un ordre d’apparition et d’un ordre de succession.

L’épigénèse du développement psycho-sexuel et affectif guide aussi les développements ultérieurs de l’enfant après sa naissance. Selon un rythme et un ordre de succession préétablis. Chaque élément doit se mettre en place au bon moment et continuer de se développer normalement dans l’ensemble. Telle est la condition de l’équilibre affectif.

L’épigénèse du développement psycho-social relève également de ce principe. C’est lui qui fait germer l’identité. Le plan de base du développement humain prépare à rencontrer non seulement un milieu psycho-physique, mais toute une série de milieux psycho-sociaux.

Étape par étape, le moi est affronté à des tâches de vie pour lesquelles il est normalement préparé. L’ordre d’apparition, de succession de chacun des éléments de chacune des étapes assure la normalité, l’équilibre, l’harmonie de la personne.

L’ASPECT RELATIONNEL
L’individu ne vit pas dans un monde clos, mais se développe dans un monde ouvert, à travers un réseau de plus en plus complexe de relations humaines. Le MOI de l’homme naît et croît dans une relation. Et cette croissance sera harmonieuse si cette relation possède une qualité suffisante, condition indispensable pour le succès du développement épigénétique.

1) La relation dans le développement psycho-sexuel
Importance de l’existence d’une régulation entre sa mère et l’enfant.
Une mutualité dans la relation entre l’enfant et le monde extérieur

Une bonne relation est donc nécessaire pour un développement humain normal psycho-affectif. Mais cela est vrai aussi de l’épigénèse du moi à travers les entourages psycho-successifs.

2) La relation dans le développement psycho-social
La relation mutuelle doit exister sur deux plans pour que le développement du MOI se poursuive normalement au plan des générations qui se suivent et au plan des relations entre le MOI et son entourage.

Porteuse de la culture et des valeurs d’une société, la relation mutuelle entre le MOI et son entourage humain se révèle à chaque étape du développement, comme le facteur essentiel de l’équilibre psycho-social.

Car si la mutualité est absente des relations, les points critiques de l’évolution au sein d’un cycle de vie individuel se soldent par une solution négative. Au lieu de favoriser l’établissement d’attitudes de base positives la mauvaise relation provoque des attitudes de base négatives, allant même finalement à la désintégration du MOI.

3) Le rôle de la réalité sociale et de la culture.
La société et la culture qu’elle véhicule est présente au développement de la personnalité. Elle se manifeste dès les premières minutes : relation mère-enfants; par son appartenance à sa génération et aux générations qui la précèdent, par son insertion dans une génération nouvelle, de type donné.

La mère porte en elle et transmet les caractéristiques de sa culture. La régulation mutuelle s’en trouve grandement influencée.

Cette influence de la société et de la culture se fera sentir fortement tout au long du développement humain. C’est ainsi que se forge non seulement son identité individuelle, mais aussi l’identité collective de la société à laquelle il appartient.

* à suivre *

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