mardi 23 février 2010

LA PERSONNALITÉ - 107e partie

Approche holistique dans le contexte des soins palliatifs.

Toutes les associations, groupes et équipes de soins palliatifs recensés, ici et à l’étranger, définissent à peu près de la même façon l’approche holistique de ces soins. Il est étonnant de constater à quel point l’approche holistique, au départ anglo-saxonne, a évolué à travers le monde occidental. Que l’on aborde la littérature québécoise, canadienne, américaine ou européenne, plusieurs similarités se profilent. Malgré certains points divergents ou accents différents, on dénote des efforts de recherche, d’amélioration et de normalisation des pratiques. Qu’on pense, entre autres, à l’Association québécoise des soins palliatifs (AQSP) où à l’Association canadienne des soins palliatifs (ACSP), aux manuels très complets sur le sujet, l’approche globale ou holistique des soins y est présentée comme étant le soulagement des besoins physiques, psychologiques, sociaux et spirituels des mourants (Aguilar, 1997; ACSP. 2001; AQSP, 2002; Chandler, 1999; Foucault, 1995; Gomas, 1993; Kemp, 1997; Kendall, 1999; Lamau, 1994; Saunders, 2001; SAunders et Baines, 1989; Small, 2001; Smith, 2000). La souffrance à tous les niveaux doit être entendue et apaisée, à l’aide de thérapies, de moyens d’intervention, de médicaments, etc. Le concept de soins globaux pour une douleur globale (« total care for total pain ») fut l’objectif visé par la création du St. Christopher’s Hospice en 1967 par Cicely Saunders en Angleterre (Saunders, 2001). Toutefois, certains hôpitaux et hospices, en Angleterre et aux Etats-Unis, avaient commencé à réfléchir à cette dimension de douleur globale dans les années 1940, 1950 et 1960 (Saunders, 2001; Small, 2001). L’expérience clinique d’Elizabeth Kübler-Ross, suissesse ayant œuvré aux Etats-Unis des années 1960 à 1990, a aussi grandement influencé le mouvemnet des soins palliatifs (Small, 2001 et consulter les nombreux ouvrages de Kübler-Ross sur le sujet).


* à suivre *

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