lundi 1 février 2010

LA PERSONNALITÉ -- 79e partie

-observations relatives au travail et à la retraite

Les auteurs de cette étude ont formulé une hypothèse, qui s’est d’ailleurs confirmée dans les sociétés analysées; hypothèse voulant que le statut des personnes âgées soit plus élevé dans les sociétés où on leur permet d’exercer un travail utile et valorisant. Ils notent également que ce qui importe pour la personne âgée, ce n’est pas tant le travail accompli que la valeur accordée à ce travail par la société.

Les mêmes auteurs affirment que la retraite est une invention moderne que l’on ne trouve que dans les sociétés hautement productives. Et cela est vrai, en particulier si l’on définit la retraite comme la cessation totale des activités principales par lesquelles on obtenait la majeure partie de son revenu et de sa subsistance, pour des raisons autres que la santé.

Les auteurs terminent leurs observations sur la question du travail et de la retraite en affirmant, sur la base d’analyse transsociétale, que le désengagement n’est pas caractéristique des personnes âgées dans les sociétés pré-industrielles, mais qu’il constitue une tendance croissante dans les sociétés en voie de modernisation.

-observations relatives aux régimes de pensions

Au cours du processus de modernisation des sociétés, les responsabilités relatives au soutien des personnes âgées et à leur sécurité économique ont tendance à être transférées de la famille à l’État.

Les résultats des recherches qui se rapportent à la théorie du modernisme nous amènent à constater que la situation des personnes âgées varie, de façon sensible, d’un type de société à un autre. Toutes proportions gardées, il peut sembler, à la lumière des faits exposés, moins dévalorisant et plus rassurant pour une personne âgée de vivre dans une société peu modernisée.

De l’étude de Cowgill et Holmes se dégage la thèse selon laquelle la modernisation ferait perdre aux personnes âgées le pouvoir qu’elles détenaient dans les collectivités traditionnelles et serait à l’origine de leur aliénation (Delisle, 1984, p.71).

Il est toutefois permis d’espérer que le nombre grandissant de personnes âgées dans nos sociétés modernes apportera des changements significatifs à leur statut social et, par le fait même, leur procurera plus de considération.

CONCLUSION

Les théories que nous venons de présenter se sont certes attirées quelques critiques, mais elles ont à tout le moins l’avantage de nous avoir fait comprendre certains des mécanismes régissant le comportement des retraités. Bien qu’elles soient incomplètes, elles permettent de nous faire entrevoir toute la complexité du comportement humain et la difficulté d’élaborer une étude exhaustive de ce vaste sujet qu’est le vieillissement des travailleurs.

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