mercredi 31 mars 2010

JOUEURS PATHOLOGIQUES - 8e partie

Le témoignage essentiel qui ressort de nos rencontres est qu’une des motivations principales qui amène le joueur en thérapie est l’épuisement, l’impression d’être acculé « au pied du mur » ou comme « dernière porte de sortie ». Plusieurs se sentent impuissants devant leur pulsion et ne voient aucune façon de changer les choses. Pour d’autres, c’est la peur de tout perdre qui sert d’élément déclencheur à la démarche d’aide ou le fait d’encaisser des pertes financières substantielles et répétées.

Les besoins ressentis par les joueurs

Bien que tous ces motifs puissent conduire à entreprendre une démarche pour régler un problème de jeu, il n’en demeure pas moins que chacune de ces raisons répond à des besoins particuliers, dépendamment des motivations, du vécu et des différentes conséquences occasionnées par les habitudes ludiques.

Quels sont donc les besoins ressentis par les personnes qui décident de faire une thérapie pour le jeu ? Quels problèmes veulent-ils régler à l’aide de cette thérapie ? Quelle utilité aura concrètement cette démarche pour eux ? D’emblée, l’instinct de survie est un argument mentionné de façon récurrente par les joueurs. En effet, plusieurs parlent de « sauver sa peau », d’arrêter « d’avoir de la misère », de reprendre une « vie normale », de trouver un nouveau mode de vie ou un sens à sa vie, de retrouver sa dignité ou son estime de soi. D’autres signalent plutôt le besoin d’apprendre à se contrôler, à ralentir, à diminuer l’envie de jouer ou à jouer « normalement » pour régler leur problème et cesser de s’endetter. On mentionne aussi le désir de trouver des trucs pour arrêter de jouer ou celui tout aussi fondamental de comprendre pourquoi on joue, de trouver les raisons qui nous font jouer ou la source du problème. De plus, quelques personnes soulignent le besoin de comprendre les pièges du jeu, les « dessous » des jeux de hasard et d’argent.



* à suivre *

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