mardi 7 décembre 2010

VIOLENCE CHEZ LES JEUNES - 4e partie

FACTEURS DE RISQUES (SUITE)

Le deuxième groupe des facteurs retenus par les auteurs englobe les variables familiales. Plusieurs auteurs s’accordent pour dire que la famille a un rôle prédominant à jouer dans le développement ou non chez un jeune de comportement ou non chez un jeune de comportements agressifs. Toutes les familles ne possèdent pas des conditions sociales et économiques favorables au développement d’un climat familial adéquat. Aussi, les parents qui ne peuvent offrir une supervision adéquate, une cohérence entre les conduites et leur verbalisation, des modèles efficaces de communication et de résolution des conflits, une éducation basée sur des relations affectives et des règles équitables pour tous les membres de la famille favorisent le développement de comportements antisociaux chez leurs enfants (Hébert).

En troisième lieu, les auteurs ont identifié différentes variables que nous qualifions d’environnementales. Cette catégorie inclut les facteurs structuraux et socio-économiques, les facteurs institutionnels du milieu scolaire, les facteurs liés aux groupes d’appartenance, les facteurs culturels et situationnels.

Le lien étroit entre la pauvreté et la violence est confirmé par de nombreuses études (Chenais et al. In Hébert). Toutefois, dans les recherches concernant la violence familiale on observe que ce n’est pas tant le statut socio-économique des familles qui prédispose à la violence que les ressources sociales limitées et les frustrations inhérentes aux rôles familiaux et occupationnels qui sont associées à ce statut économique (Steinmetz et Straus in Lamoureux). Les mauvaises conditions de logement, de travail, de santé et de loisirs ainsi qu’un revenu insuffisant et la faiblesse d’un réseau de soutien social sont tous des sources évidentes de stress et peuvent provoquer de l’insécurité, des tensions et des conflits.

Par ailleurs, la réalité de domination culturelle, religieuse, légale, économique et sociale des femmes et des enfants a engendré plusieurs formes d’abus de pouvoir et de violence au sein des familles de la part des hommes (l’ARIHV). Aujourd’hui, même sis ces structures sont en mutation, les femmes demeurent largement absentes des véritables postes de pouvoir. Il existe toujours des inégalités entre la condition des hommes et la condition des femmes, ce qui laisse place à des abus de pouvoir et à la violence.

Un grand nombre des actes de violence des jeunes se passent à l’école ou autour de celle-ci. L’école comme institution a un rôle important à jouer dans le développement ou non d’attitudes et de comportements violents chez les jeunes. Certains facteurs institutionnels viennent influencer l’incidence de la violence. Les attitudes et les comportements du personnel scolaire, l’école comme milieu physique et social, la composition des effectifs scolaires et enfin les valeurs éducatives et les régimes pédagogiques sont autant de variables qui interfèrent dans le développement d’attitudes et de comportements violents (Caouette).


* à suivre *

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