mardi 19 juillet 2011

VIOLENCE FAMILIALE 20e partie

Qu’est-ce qui protège de la violence?

Il existe aussi des facteurs qui protègent de la violence, tels que certaines caractéristiques personnelles (avoir un enfant facile à éduquer) et familiales (avoir le soutien actif d’un conjoint). D’autres facteurs protecteurs prennent racine dans l’environnement social. L’intégration des familles dans un réseau social et de soutien peut contrer l’effet négatif du stress quotidien ou le caractère plus difficile d’un enfant. L’appui de groupes communautaires rompt la dépendance à l’égard des institutions officielles et aide à renforcer l’estime de soi nécessaire pour établir des relations intrafamiliales positives.

En bref
Dans ce chapitre sur les problématiques familiales, nous avons vu :
1. L’approche synchronique dans l’étude de la famille
L’étude de la vie quotidienne nous amène à observer la famille d’un point de vue synchronique en privilégiant les événements intrafamiliaux. La vie familiale s’organise autour des échanges entre les membres de la famille à travers un ensemble d’activités marquées par le temps.

Le temps familial est celui passé à partager des activités avec les membres de sa famille. Ces activités peuvent être de l’ordre de l’obligation ou du plaisir, mais le plus souvent, le temps familial est dicté par les obligations diverses.

2. Le travail domestique
Le travail domestique se décompose en trois types de tâches : celles liées aux besoins des personnes, celles concernant l’entretien de l’habitation et, enfin, les soins et l’éducation dispensés aux enfants. Les hommes effectuent des tâches définies comme étant fonctionnelles, délimitées dans le temps et uniques. Les femmes s’occupent davantage de l’aspect multidimensionnel du travail domestique, de la superposition des tâches et de leur dimension affective.

Ce sont les femmes qui effectuent le plus grand nombre d’heures hebdomadaires de travail domestique. La charge domestique varie en fonction du nombre d’enfants que compte la famille, de l’activité professionnelle de la mère, et de la socialisation à l’égard du rôle féminin qu’a connue l’épouse. Lorsque la mère travaille à l’extérieur, elle doit comprimer le nombre d’heures consacrées aux tâches familiales, ou recourir à des services extérieurs si le revenu familial le permet. La participation des plus jeunes générations d’hommes a augmenté, mais elle est encore stéréotypée.

3. Le réseau social
La sociabilité familiale désigne les relations d’échange entre une famille et son entourage. Ces échanges peuvent répondre à des besoins matériels ou économiques, mais aussi à des besoins d’ordre affectif.

Le réseau d’une famille peut comprendre des membres de la famille et de la parenté, des personnes du voisinage, des amis, des collègues de travail.

Trois types de réseaux familiaux peuvent être observés. Le réseau de clan compte beaucoup sur la famille et la parenté. C’est un réseau propre aux quartiers populaires où les familles se voisinent et se soutiennent mutuellement par une foule de services rendus. Le réseau de couple favorise les relations entre couples recrutés parmi les collègues de travail du mari. C’est souvent un réseau déterritorialisé, car les amis des enfants et de la famille n’habitent pas le même quartier. Enfin, le réseau de type individuel est composé de relations hétérogènes où les voisins et les amis prennent une place importante.

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