mercredi 20 juillet 2011

VIOLENCE FAMILIALE 21e partie

4. La violence familiale
Le sentiment d’insécurité parmi la population est plus élevé bien que la violence civile ait éliminé, sauf en ce qui concerne la violence familiale, qui est maintenant passible de poursuites judiciaires. La société est désormais moins tolérante face aux formes de violence survenant dans la vie privée, même si, dans l’espace public, la représentation de la violence est omniprésente. La violence familiale comprend la violence conjugale, la maltraitance et les agressions sexuelles.

Les notions de pouvoir et d’inégalité entre les hommes et les femmes sont au cœur de la violence et des agressions. La dépendance des victimes, la domination des agresseurs, tel est le schéma classique de la violence familiale sur fond de culture patriarcale où la violence devient un moyen de contrôle des hommes à l’égard des femmes.

5. La violence conjugale
La violence conjugale a été dénoncée par le mouvement féministe, qui a contribué à mettre à jour la problématique des femmes et des enfants battus. Parmi les facteurs sociaux qui interviennent dans l’expression de la violence conjugale se trouvent la socialisation sexuée, la discrimination sexiste et la tolérance sociale.

Les hommes et les femmes sont victimes de violence conjugale. Les hommes subissent une violence mineure et situationnelle, reliée à une dynamique de couple privilégiant la résolution agressive des conflits. Ce type de violence est documenté dans les enquêtes de population qui utilisent l’Échelle des tactiques de conflit (CTS). Dans les cas de violence conjugale grave, ce sont les femmes qui sont le plus durement touchées, 87% d’entre elles étant les victimes, et subissant blessures et homicides dans une proportion de 10 contre 1,5. Il s’agit là d’une forme de violence chronique, instrumentale, impliquant une prise de contrôle de l’homme sur sa conjointe. Les données proviennent des déclarations d’actes criminels ou des maisons d’hébergement.

Trois catégories de théories sont utilisées pour expliquer la violence conjugale : les théories intra-individuelles portent sur le caractère dysfonctionnel de l’agresseur; les théories socioculturelles et politiques mettent en cause l’environnement social, les inégalités et les facteurs individuels des membres de la famille; les théories psychosociologiques démontrent la transmission et la reproduction de la violence d’une génération à l’autre. Les facteurs sociaux associés à la violence conjugale sont la socialisation différenciée et les stéréotypes traditionnels, l’inégalité sociale et économique du groupe des femmes et la tolérance sociale face à l’expression médiatisée des formes de violence. Le facteur individuel le plus déterminant est celui des antécédents familiaux de violence dans la vie des agresseurs et des victimes.

6. La maltraitance

La maltraitance porte sur la négligence ainsi que sur les abus physiques et les agressions sexuelles à l’endroit des enfants. Il est parfois difficile de délimiter des situations d’agression ou de négligence selon les normes culturelles d’éducation propres à un groupe. Les facteurs sociaux liés à la maltraitance sont les normes culturelles à la violence, l’environnement social des familles (au premier plan, la pauvreté), et des structures familiales qui augmentent les risques d’abus.

Les cas de maltraitance des enfants sont en hausse en Amérique du Nord. Les garçons sont davantage victimes d’abus physiques et de négligence, alors que les filles sont surtout en proie aux agressions sexuelles. La maltraitance augmente avec l’âge pour les filles, et diminue dans le cas des garçons. La violence dans les médias affecte les enfants et les adolescents en augmentant le risque qu’ils commentent des actes violents à l’âge adulte. Le risque de maltraitance augmente lorsque les parents appliquent un mode d’éducation coercitif, faisant appel à des punitions corporelles, et lorsqu’il y a d’autres formes de violence dans l’environnement familial.

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