mercredi 16 novembre 2011

LA DÉTRESSE DES HOMMES - 8e partie

RÉSUMÉ DE LA SITUATION - Troisième cas de détresse (suite)

HISTOIRE RELATIONNELLE ET DÉVELOPPEMENT PSYCHOLOGIQUE DE MONSIEUR RENAUD

Monsieur Renaud est âgé de quarante-huit (48) ans. Il est le troisième d’une famille de quatre (4) enfants comprenant trois (3) garçons et une fille aujourd’hui âgés entre vingt-neuf (29) et cinquante-quatre (54) ans. L’un des frères de Monsieur est décédé il y a quelques années. La cadette de la famille serait la demi-sœur de Monsieur.

Monsieur n’aurait pas connu son père, celui-ci étant décédé avant la naissance de Monsieur. Les membres de la famille auraient toujours été assez solidaires, et Monsieur aurait toujours eu et continuerait d’entretenir avec sa mère, ses frères et sa sœur d’excellentes relations.

Interrogé sur la forme de discipline qui était exercée à la maison durant son enfance, Monsieur nous répond : « Ma mère ne voulait pas que je sorte et c’était très bien comme ça ». Il mentionne que ses frères ont beaucoup remplacé le père qu’il n’avait pas et qu’étant le dernier de la famille, il n’aurait pas trop souffert de la situation. Il dira avoir un attachement particulier envers l’un d’eux avec qui il passait beaucoup de temps, « un mois et demi dans le bois » par exemple, et avec lequel il nous dira « avoir fait sont cheminement personnel ». Il nous dira avoir été très perturbé suite au décès de celui-ci.
Côté académique, Monsieur nous dira qu’il aimait bien l’école, « jusqu’à ce qu’on m’envoie à l’école anglaise », dira-t-il.

Monsieur occupe actuellement un poste de répartiteur à l’emploi de la Ville et ce, depuis de nombreuses années. Il travaille de nuit et sera d’ici peu admissible à la retraite. Auparavant, il aurait occupé un poste de journalier et de chauffeur. Il nous dira ne pas avoir beaucoup aimé ces emplois et préférer de beaucoup son travail actuel. Il nous dira « bien s’entendre avec tout le personnel à l’exception de mes gérants qui ne sont pas toujours d’accord avec mes décisions ».
Dans ses loisirs, Monsieur dit apprécier la marche en forêt, la chasse et la pêche, et pratiquer ces activités le plus souvent possible.

Sur sa vie conjugale, Monsieur décrit les vingt-cinq (25) premières années passées auprès de son ex-conjointe comme ayant été des années de « parfait bonheur », et des années de « grande complicité » dans le couple. C’est en 2009 que la situation aurait commencé à se détériorer suite à la relation privilégiée que Monsieur entretenait avec son frère jusqu’à son décès. Selon les propos de Monsieur, Madame avait de la difficulté à accepter leur relation de proximité et avait alors commencé à traiter Monsieur d’égoïste et d’égocentrique.

Monsieur nous fera croire que Madame aurait eu « une aventure » à un certain moment parce que le couple s’était chicané. Il explique : « Il fallait que cela aille mal avec moi pour justifier ses gestes », signifiant que Madame, incapable de porter ses responsabilités, lui « faisait porter le chapeau ». Celui-ci raconte qu’étant jeune, Madame faisait des fugues à ses parents adoptifs, et qu’à l’âge de treize (13) ou quatorze (14) ans, elle avait été laissée à elle-même. Il dira : « Elle n’a pas eu une enfance, facile, elle s’est débrouillée toute seule ». On sent dans les propos de Monsieur que celui-ci a tendance à blâmer Madame pour leurs difficultés conjugales.

Sur sa vie de couple avec elle, il nous dira : « Elle ne voulait pas revenir sur les situations conflictuelles, n’admettait pas ses torts ». Monsieur nous dit attribuer la hargne de Madame à son endroit au fait que quelqu’un lui aurait fait du mal, « sans doute son petit blond en la quittant, mais c’est pas moi ». Il dira croire qu’il « paie à la place de l’autre ». Il ajoute avec beaucoup d’émotion : « Je ne m’en remettrai jamais… (faisant référence à la séparation du couple) c’est comme pour mon frère…(faisant référence à son décès) ». Interrogé sur ses agirs agressifs, Monsieur précise que « ce sont les émotions qui lui font faire des choses… ».

Sur les circonstances qui auraient mené à la séparation. Monsieur dira simplement que Madame faisait tout pour démontrer qu’il n’était pas correct. Monsieur se dit persuadé que le départ de Madame avec sa fille était un geste planifié. En octobre, Madame aurait menacé de quitter Monsieur, et il semble qu’elle aurait alors fait une demande de location de H.L.M. La situation serait par la suite rentrée dans l’ordre ce qui aurait amené Monsieur à entretenir l’espoir que la situation s’améliore définitivement.

Durant cette période, Madame serait allée en thérapie, et Monsieur dira avoir constaté certains changements chez elle suite à cela. Par exemple, Madame aurait demandé à Monsieur de ne pas fumer à la maison. Monsieur dira avoir même soupçonné Madame d’avoir changé d’orientation sexuelle. Il dira qu’elle est devenue « hyper-menteuse », d’une « sincérité douteuse ». Il ajoute que si Madame n’était jamais partie, il ne l’aurait jamais laissée.

Concernant ses capacités parentales, Monsieur dira considérer que ses forces principales sont la patience et l’amour. Sur ses faiblesses en tant que parent, Monsieur nous dira « avoir été trop pris par le travail par le passé et par les chicanes avec Madame. Questionné sur les forces de l’autre parent, Monsieur nous dira considérer Madame comme une « bonne mère de famille mais que celle-ci laisse peu ou pas de place pour les autres… ». Concernant les faiblesses de cette dernière, il dira qu’elle est « menteuse et manipulatrice, qu’elle aime faire croire toutes sortes de choses pour le discréditer auprès de sa fille et qu’elle ne travaille pas honnêtement… ». Interrogé sur ce que Madame pourrait dire à son sujet auprès d’un évaluateur impartial, Monsieur croit que Madame pourrait dire de lui « qu’il fume de la marijuana et qu’il est agressif en paroles ».

Concernant sa fille, Monsieur la décrit comme une enfant qui aime beaucoup les animaux, qui aime jouer, qui est toujours souriante, qui pleur lorsqu’elle est fatiguée. Elle aime les poupées, le patin à roulettes, la bicyclette, la baignade, les jeux de Nintendo, et des émissions télé. Monsieur mentionne que Josette aime aussi jouer au soccer, et qu’il serait allé la voir s’exécuter à trois (3) reprises. Monsieur considère que Josette ne présente aucun problème de comportement particulier.

Questionné sur les caractéristiques ou les besoins particuliers de Josette Monsieur dira d’emblée qu’il est persuadé que l’enfant doit demeurer à la maison où elle a toujours vécu, près de son école et de ses amis. Comme il entend prendre sa retraite sous peu, il considère qu’il sera alors totalement disponible pour s’occuper de son éducation et assurer auprès d’elle une présence nécessaire. Monsieur croit que les parents devraient aider leurs enfants dans leurs travaux scolaires, spécifiant qu’il n’a jamais pu remplir ce rôle auprès des siens à cause de son horaire de travail. Il s’en est toujours remis à Madame pour ce faire étant donné sa grande responsabilité.

Interrogé sur son organisation personnelle dans l’éventualité où il obtiendrait la garde exclusive de sa fille, Monsieur nous dira qu’il vivrait avec l’enfant ainsi que son fils, âgé de vingt (20) ans, et qu’il en assumerait la responsabilité durant le jour ainsi que le soir. Concernant la discipline qu’il imposerait à sa fille il répond : « je lui expliquerais le gros bon sens, ou je la punirais en coupant certaines émissions ».

Monsieur nous dira constater que Madame Lorette ne démontre aucune ouverture dans le but d’aider ou d’améliorer leurs relations mutuelles face à leurs devoirs parentaux. Monsieur considère que Madame, par son attitude et par ses gestes, a contribué à ce que l’enfant la prenne en aversion. À ce titre il dira : « Il n’y a rien à faire »….Il commente : « Après trois (3) mois passés dans un centre d’accueil pour femmes battues, ma fille a entendu tout ce qui pouvait être entendu par toutes ces femmes….Après, elle ne veut plus me voir….Tous les papas ne sont pas gentils aux yeux de ma fille… ». Il ajoute que Madame « cherche la chicane », et qu’elle l’aurait toujours considéré comme le principal responsable des problèmes familiaux ce qui aurait fortement marqué la perception de l’enfant à son égard. Monsieur dit éprouver beaucoup de difficulté à accepter le fait que sa fille le rejette. Monsieur raconte qu’après un (1) mois et demi de séparation sans avoir de contact avec sa fille, il serait allé la voir à l’école à une reprise ainsi qu’une autre fois la semaine suivante. Par la suite, il dira avoir reçu « des menaces » de la part de Madame qu’il l’accusait de faire du harcèlement à l’endroit de l’enfant.

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