lundi 20 février 2012

LA DÉTRESSE DES HOMMES - 44e partie

JE VIS POUR VIVRE


L’homme en détresse vit un trouble de la personnalité se manifestant par des
perturbations émotionnelles. Il vit aussi une forme de psychose beaucoup plus grave de trouble consistant en une désorganisation grave de la personnalité et une perte de contact avec la réalité. Ainsi, certains hommes en détresse sont dirigés parce qu’ils ressentent, à tel point que leur pensée rationnelle joue qu’un rôle accessoire.

Chez d’autres, au contraire, que l’on considère comme “froids” la raison exerce une véritable tyrannie, alors que la vie affective et imaginative demeure indigente. L’homme en détresse vit une crainte imprécise d’un danger émanant de sources inconnues, pour parfois devenir si grave que ce dernier demeure dans un état de crainte continuel sans raison apparente; vit une appréhension constante, l’incapacité de se concentrer et bon nombre de symptômes physiologiques du stress. On pense ce type de comportement est la conséquence d’une incapaité de l’individu d’apprendre des comportements de défense appropriés. Il vit des idées qui se fixent comme des parasites dans l’esprit. Obsédé, il est assiégé par une idée ou un sentiment pénible qui s’impose irrésistiblement à son esprit et lui cause des angoisses souvent de ses affects en ce sens qu’il souffre un genre de perturbations pouvant connaître des états émotionnels apathiques ou dépressifs, on peut passer à divers reprises de l’état maniaque à l’état dépressif.

L’homme en détresse doit connaître les signes précurseurs des troubles émotionnels avant qu’il ne soit trop tard pour y remédier.
Les signes peuvent être:
• Repliement sur soi-même : craindre l’échec avec, comme résultat,, la recherche
constante d’évasion, cinéma, télévision, excès d’alcool, le refus de responsabilités
maritales, familiales ou professionnelles.
• Agressivité: chercher la querelle, continuellement et sans raison valable.
• Égocentrisme : être incapable de partager, son temps, son amitié, ses connaissances, ses biens; être égoïste, se placer au premier plan, imaginer que la terre tourne autour de soi.
• Méfiance exagérée : croire que tout n’est que malhonnêteté, déceptions, obstacles ou frustrations; n’avoir confiance en personne, entretenir envers tous des sentiments de suspicion.
• Insomnie: être incapable de dormir, se sentir toujours fatigué et vivre au ralenti; avoir de la difficulté à se sortir du lit même après une bonne nuit de sommeil, refuser de se lever au risque de perdre son emploi et de négliger sa famille.
• Anxiété: s’inquiéter de tout et de façon excessive; craindre l’avenir; avoir peur de prendre des décisions, petites ou grandes.
• Rêvasserie: perdre son temps à imaginer ce qui pourrait être pour oublier ce qui est; fermer la porte aux problèmes et vivre dans un autre monde.
• Hypochondrie: se préoccuper outre mesure de malaises physiques mineurs;
s’imaginer des maladies et se convaincre d’en souffrir.

• Piètre contrôle émotionnel: réagir exagérément devant des choses de peu
d’importance; faire des crises de colère démesurées.
• Humeur : s’adonner à de fréquentes sautes d’humeur; se sentir déprimé; avoir
l’impression que rien n’en vaut la peine; penser au suicide.
• Sentiment d’impuissance et de dépendance: laisser les décisions aux autres, les laisser agir pour vous et à votre place. Tout remettre au lendemain.

Se réapproprier face à ce mal de vivre

« Il nous arrive de supprimer ou de dénier nos sentiments, de crainte que notre
entourage ne les comprenne pas ou refuse de les accepter si nous les verbalisons. Mais
c’est seulement en honorant et en reconnaissant nos véritables sentiments que peut
s’opérer notre rétablissement affectif et que nous pouvons aller de l’avant. »

Comprendre son rétablissement affectif doit évidemment passer par la reconnaissance
de ses sentiments. En admettant honnêtement ses sentiments,
nous pouvons commencer à débroussailler ma vie et voir plus clairement les motifs de ses agissements. En admettant que nous avons été blessés et en pleurant nos peines, nous devenons en quelque sorte le propriétaire de mes angoisses et de mes frustrations.

Aujourd’hui, nous reconnaissons que nous sommes humains, que nos sentiments sont importants et qu’ils doivent trouver leur expression dans notre vie.

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