lundi 12 mars 2012

LA DÉTRESSE DES HOMMES - 54e partie

LES DÉPENDANCES


Dépendance aux substances  comme la Cocaïne et ses effets  sur la santé.
Déjà en 1974( ?), dans une chanson française intitulée «  le coco », une jeune femme délaissée par son amant, parlait à peu près en ces termes de la drogue à laquelle elle s’adonnait : «  Je prends de la cocaïne, elle embrume mon cerveau, (ma) raison disparaît (mes) chagrins s’envolent, et je deviens folle. »

Et pourtant, c’est au début des années 80 que les experts des drogues commencèrent à reconnaître avec netteté les effets néfastes de la cocaïne dont l’existence remonte jusqu’aux années 5000 avant l’ère chrétienne chez les indigènes sud-américains. Ces derniers ingéraient en effet les feuilles de la coca en guise d’aliment et aujourd’hui encore leurs descendants font  usage de la plante, plutôt comme stimulant. D’un autre côté, les Incas du Pérou considéraient la coca comme sacrée et restreignaient son usage en faveur des nobles. Malheureusement, avec la conquête espagnole au seizième siècle, la drogue se propagea au sein des couches sociales moins privilégiées, ce qui provoqua d’emblée la chute de l’économie alimentaire des Incas.

Utilisée dans des élixirs ou des potions vers 1863 par des hommes comme Angelo Mariani qui vendait ces potions à des clients célèbres (Pape Léon X111, Thomas Edison, Jules Vernes…), la cocaïne fut toutefois dénoncée par d’autres hommes tels que Sigmund Freud qui en fait avait succombé à la toxicomanie de cette drogue.

La cocaïne est extraite des feuilles de coca ( Erythroxylum Coca), plante largement cultivée dans les Andes montagneuses de l’Amérique du Sud. Quoique la drogue occupe une certaine place dans la pharmacopée (recueil des recettes ou formules pour préparer les médicaments), disons au départ que la cocaïne est un stupéfiant dont l’usage répété et prolongé aboutit à une toxicomanie grave.

L’usage de l’alcaloïde par des adolescents et même des enfants est en train de se répandre dans des proportions épidémiques à travers le monde Occidental. À nous de veiller à ce que les familles soient imbues des dangers de cette drogue, lesquels peuvent se classer en deux groupes
  1. Dangers d’ordre physiologique ou physique.
  2. Dangers de nature psychologique.
 Sans entrer dans les détails pharmacologiques pour montrer comment ces effets surviennent chez l’humain, je dirai que les effets physiologiques ou physiques sont nombreux, la mort instantanée en étant le plus grave, car l’arrêt cardiaque peut survenir brusquement chez une personne ayant inhalé ou ingéré de la cocaïne. Bien que 1.200 
 milligrammes soient généralement considérés comme la dose capable de tuer un adulte, des effets toxiques sévères se sont produits avec une dose aussi faible que 20 milligrammes. Et cette mort peut survenir à la suite de l’aspiration, de l’injection intraveineuse ou de l’ingestion de l’alcaloïde, tant chez l’individu expérimenté que chez le novice à son premier contact avec le stupéfiant. D’une manière générale, la mort arrive tôt après la dose fatale; au cours de la première heure ou bien moins de cinq heures après le contact. Un arrêt respiratoire entraînant aussi la mort peut se produire par suite de l’effet toxique sur le centre cérébral de la respiration.

Autres effets sérieux de la cocaïne : convulsions sévères, maux de tête, stupeur ou coma, toux chronique, fatigue persistante, insomnie, saignement du nez  ou perforation de la cloison nasale causée par l’absorption de la drogue par le nez. Des nausées ou vomissements apparaissent aussi, ainsi que la diarrhée. Outre cette fin précoce qui guette les usagers de la cocaïne, il y a les dérangements psychologiques de degrés divers, à commencer par la toxicomanie.

La toxicomanie est cette déviation morbide qui contraint un individu à rechercher une drogue pour en faire un usage répété. Le sujet devient comme obsédé. Il est prêt à faire n’importe quoi  pour trouver de la drogue. Il ne raisonne plus et son corps réagit différemment si la drogue n’est pas prise, sans que le soient les symptômes de retrait en ce qui concerne la cocaïne. Les experts s’accordent à dire que la toxicomanie de la cocaïne a trois caractéristiques : une perte de contrôle quant à l’usage du stupéfiant, une faim et un désir incontrôlés pour ce dernier, la persistance des toxicomanes à s’administrer la drogue malgré les troubles divers et dangereux que celle-ci leur cause. En fait ces gens cherchent à minimiser les problèmes, de sorte qu’ils puissent continuer à s’adonner à ce qui les détruira tôt ou tard.

Les autres effets psychologiques de la cocaïne consistent en dépression, anxiété, paresse, paranoïa, perte de la libido (désir sexuel), tendances à la violence, hallucinations comme les sensations d’insectes rampant sous la peau.
Ce n’est pas trop de dire qu’un usager de la cocaïne ou de tout autre stupéfiant est un esclave de deux maîtres. Son premier maître est la drogue elle-même, tandis que le 

trafiquant représente le second maître, être le plus souvent sans scrupules, capable d’utiliser la drogue dont il fait le commerce comme une dangereuse arme susceptible de tenir d’autres êtres humains dans la plus vile dégradation.

Se sentant victime des épreuves de la vie (conflits interpersonnels, frustrations, échecs, stress, solitude, chômage), l’homme en détresse va vouloir remplir un manque affectif lié à son passé en consommant des produits anxiolytiques ou les médicaments antidépresseurs.

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