mardi 30 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 23e)

"Avons-nous la réponse absolue et cette question? L'amour peut aller du foudroiement à la dérive. Il possède en lui le sentiment de vérité, mais rien n'est plus trompeur que le sentiment de vérité qui est à la source de nos erreurs les plus graves. Combien de malheureux (ses) se sont illusionné(e)s sur la 'femme de leur vie', l' 'homme de leur vie' !"
- (SIC)

lundi 29 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 22e)

"Mais, comme disait Platon de l'immortalité de l'âme, c'est un beau risque à courir. L'amour est un très beau mythe. Évidemment, il est condamné à l'errance et à l'incertitude: 'Est-ce bien moi? Est-ce bien elle? Est-ce bien nous?' "
- (SIC)

dimanche 28 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 21e)

"Dans l'idée de pari, il faut savoir qu'il y a le risque de l'erreur ontologique, le risque de l'illusion. Il faut savoir que l'absolu est en même temps l'incertain. Il faut que nous sachions que, à un certain moment donné, nous engageons notre vie, d'autres vies, souvent sans le savoir et sans le vouloir. L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage. On engage la personne aimée, on engage aussi ceux qui nous aiment sans qu'on les aime, et ceux qui l'aiment sans qu'elle les aime."
- (SIC)

samedi 27 septembre 2008

CAPSULE - La Culture

On en parle ces jours-ci. Mais au juste, qu'est-ce que c'est? Pour d'aucuns, la culture, c'est la quantité de connaissances qu'une personne possède. On dit couramment d'une personne instruite qu'elle est cultivée. La culture est dans ce cas synonyme d'érudition. Ce n'est pas là ce qu'on entend par la culture. La culture, c'est donc un million de petits détails propres à une société, concernant nos manières de penser de sentir et d'agir dans notre quotidien. La culture rassemble donc les individus qui la partagent. Elle touche la totalité de l'individu parce qu'elle influe directement sur sa perception du monde.


La somptueuse brute hitlérienne qui a dit ça ne pouvait mieux illustrer la différence qu’il y a entre un homme et une bête. Car ce qui distingue justement l’humain de l’animal, c’est, m’a-t-on appris à l’école, l’intelligence. Et la culture.

Mais qu’est-ce qu’un homme cultivé ? Il faut partir du mot pour comprendre la chose. Culture, c’est un mot qui vient de la terre. Cultiver une terre, c’est la défricher, la labourer, l’ensemencer et récolter ses fruits. Cultiver un homme, c’est faire tout ça aussi. C’est le préparer à la vie en ensemençant son esprit avec des connaissances et en lui donnant des habitudes morales qui le feront « se conduire comme un homme », comme disait papa. En somme, cultiver un homme, c’est l’informer et le former.

Or l’homme, c’est une âme dans un corps. L’âme, c’est l’intelligence et la volonté, et le corps, c’est une organisation de nerfs et de sens. Cultiver un homme, c’est donc amener tout cela à l’état le plus parfait possible. La culture, pour être complète, doit perfectionner tout l’homme. La culture intellectuelle lui donne les connaissances de l’esprit, la culture de la volonté lui donne l’habitude de vivre selon une certaine moralité et la culture physique lui donne la santé en développant rationnellement son corps.

Ce qui veut dire qu’un homme vraiment cultivé, c’est un homme qui a su se donner trois choses : la connaissance, la moralité et la santé. Contrairement à ce qu’on pense souvent, la culture, ce n’est pas seulement la connaissance intellectuelle. Je connais des intellectuels bardés de diplômes qui sont soit complètement immoraux soit des loques physiques. Ce ne sont pas des gens bien cultivés.

On peut dire la même chose de ceux qui ont une moralité au dessus de tout reproche mais qui sont d’une ignorance encyclopédique. Eux non plus ne sont pas bien cultivés : ce sont des vertueux « sans connaissances »…

De même pour ceux qui n’ont eu de culte que pour leurs corps et qui ne sont au fond que de ravissantes bêtes. « Beautiful but dumb », comme disait Bossuet…

L’homme cultivé, c’est celui qui a réussi en lui l’équilibre de tout ça. Un homme cultivé, c’est toujours un homme équilibré. C’est-à-dire un homme qui a assez de connaissances pour ne pas mourir d’ignorance, assez de moralité pour se conduire comme du monde civilisé et assez de santé physique pour que son corps supporte son âme.

Avez-vous pensé à tout ce que ça demande d’effort, d’exercice, de travail, pour arriver à cet équilibre-là ? Eh bien la culture, c’est ça. C’est toujours un travail. Mais c’est aussi un bonheur. Un bonheur personnel…qui fait parfois celui des autres. Qui n’en voudrait pas ?

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 20e)

"On ne peut pas prouver empiriquement et logiquement la nécessité de l'amour. On ne peut que parler pour et sur l'amour. Avoir avec notre foi, avec notre mythe l'attitude du pari, c'est être capable de dialoguer, de nous donner à lui, tout en étant critique à son égard. Nous avons aussi un besoin profond, intime, qui tisse notre sens de la vie (nous ne pouvons pas vivre uniquement dans la prose), d'une dialogique permanente entre la prose et la poésie. L'amour fait partie de la poéticité de la vie. Nous devons vivre cette poésie, qui ne peut pas se répondre sur toute la vie parce que, si tout était poésie, tout ne serait que prose. Il n'y aurait pas la différence qui fait la différence. De même qu'il faut de la souffrance pour connaître le bonheur, il faut de la prose pour qu'il y ait de la poésie."
- (SIC)

jeudi 25 septembre 2008

QUI A DIT QUE LA SCHIZOPHRÉNIE SERAIT UNE MALADIE HÉRÉDITAIRE?

C’est ce qu’a déclaré un psychiatre dans les années 1980. Ce dernier venait de terminer ses recherches sur l’hérédité et estimait que la schizophrénie est une maladie héréditaire, qui ne tient pas au milieu.

« Tout comme les parents de grande taille ont des enfants de grande taille, affirme le Dr Paul Wender, les parents schizophrènes engendrent des enfants schizophrènes ».

Professeur de psychiatrie à la faculté de médecine de l’Université de l’Utah, le Dr Wender ajoute que l’examen d’enfants adoptés qu’il a poursuivi au Danemark porte un coup sérieux à l’hypothèse que la schizophrénie s’acquiert dans le milieu.

Cette découverte dit-il, devrait empêcher les psychiatres et les travailleurs sociaux de harceler les parents d’enfants mentalement déséquilibrés. Depuis le temps qu’on accuse les parents de détruire l’équilibre mental de leurs enfants. C’est là de la cruauté inutile, qui risque de nuire aux chances de l’enfant d’obtenir les soins appropriés.

Wender et quatre autres médecins ont commencé leurs recherches au Danemark en 1963. Ce pays conserve le dossier complet de toute personne hospitalisée pour maladie mentale et le groupe de recherche a choisi 79 personnes qui avaient déjà montré des signes de schizophrénie.
Par la suite, le groupe a retracé, interviewé et examiné des enfants nés de ces personnes mais adoptés par la suite. Même élevés par des parents normaux, ces enfants avaient un caractère schizophrène.

Enfin, le groupe a examiné une trentaine d’enfants dont les parents naturels étaient normaux, mais qui furent élevés par des parents adoptifs schizophrènes. Ces enfants n’étaient pas plus déséquilibrés que ceux dont les parents naturels ou adoptifs étaient normaux.
L’équipe a aussi examiné des adultes, schizophrènes ou normaux, adoptés durant leur enfance. Les conclusions étaient identiques.

Cas limitrophes

Pour le Dr. Wender, le schizophrène chronique est « le psychopathe-type hospitalisé », qui s’adapte mal à la société, qui a des périodes de confusion, qui prend souvent ses rêves pour des réalités et qui souffre d’hallucinations.

« On peut habituellement soigner ces cas graves, dit-il, mais ces personnes agissent rarement comme le reste de la « société ». Toutefois, l’habitude des schizophrènes pourra permettre d’identifier le « schizophrène limitrophe… qui compte pour 5 ou 10 pour cent de la population ». Ces soi-disant schizophrènes sont souvent considérés comme des excentriques, ont de la difficulté à s’entendre avec leur prochain et souffrent de dépression légère.

« S’il est possible de les identifier par l’étude des dossiers et l’examen des proches, il sera peut-être possible de les aider avant qu’ils ne deviennent de vrais schizophrènes ».
Selon le Dr Wender, la méthode qui consiste à examiner les parents et à étudier ensuite le comportement d’enfants adoptés, vivant dans un milieu différent, pourrait faciliter la compréhension d’autres problèmes humains.

On tenterait déjà, par ce moyen, de déterminer si l’alcoolisme ou certain comportement criminel ont un caractère héréditaire.

L’élément fondamental du noyau schizophrénique : la discordance; ce terme résume « le détachement ‘Janet’ », « la scission » ou « Spaltung de Bleuler ». Il exprime « le défaut de cohésion et d’unité de la conscience et de la personnalité des schizophrènes. » La discordance traduit l’ambivalence, la bizarrerie, le détachement, l’impénétrabilité du schizophrène.

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 19e)

"Nous sommes arrivés à ce point de la conscience où nous nous rendons compte que les mythes sont les mythes. Mais nous nous rendons compte en même temps que nous ne pouvons pas nous passer de mythes. On ne peut pas vivre sans mythes, et j'inclurai dans 'mythes' la croyance à l'amour, qui est un des plus nobles et des plus puissants, et peut-être le seul mythe auquel nous devrions nous attacher. Et pas seulement, alors, amour interindividuel, mais dans un sens beaucoup plus élargi, sans évidemment scotomiser l'amour individuel."
- (SIC)

mercredi 24 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 18e)

"L'amour, c'est le comble de l'union de la folie et de la sagesse. Comment démêler cela? Il est évident que c'est le problème que nous affrontons dans notre vie, et qu'il n'y a aucune clé qui puisse trouver une solution extérieure ou supérieure. L'amour porte justement cette contradiction fondamentale, cette co-présence de la folie et de la sagesse. On peut dire la même chose de l'amour et du mythe. Dès qu'un mythe est reconnu comme tel, il cesse de l'être."
- (SIC)

mardi 23 septembre 2008

CAPSULE - Suicide à Tempérament

SUICIDE (L.SUI, DE SOI, ET COEDES, MEURTRE) la décision d’un individu de mettre fin à ses souffrances physiques ou psychologiques. Le geste lui-même doit cependant être distingué des simples idées ou tentatives suicidaires. Il est le résultat d’un processus complexe dans lequel interviennent le milieu social et des évènements marquants.

LE SUICIDE À TEMPÉRAMENT

Pourquoi des milliers de personnes se suicident-elles chaque année ? Le célèbre psychiatre Karl Meninger se plaisait à dire qu’ « en fin de compte, tous les êtres humains se tuent d’une façon qu’ils ont eux-mêmes choisie, certains rapidement, d’autres lentement, certains de bonne heure, d’autres plus tard ». Nous parlerons de la manière lente et tardive de se tuer, le « microsuicide ».

Robert Firestone et Richard Seiden, deux psychologues de Los Angeles, font remarquer que le suicide n’implique pas toujours un comportement évident, tel le fait de se tirer une balle dans la tête. Il peut aussi prendre la forme d’un « suicide à tempérament », dans lequel s’associe une série de comportements qui sont rarement considérés comme constituant un suicide à proprement parler.

Ils prétendent que les gens ont tous des tendances autodestructrices, ou « microsuicidaires ». Ces habitudes agissent à l’encontre du bien-être physique et émotionnel de l’individu, et peuvent aboutir ou non au suicide.

Les deux spécialistes affirment que le fantasme du suicide est si commun qu’il est considéré comme normal pour les adolescents. Comme disait le philosophe allemand Nietzsche : « La pensée du suicide constitue un puissant réconfort, qui aide bien des gens à survivre à d’horribles nuits ».

Ils soulignent qu’à l’instar du condamné à mort, nous sommes tous conscients du fait que tôt ou tard nous mourrons, et pour supporter cette angoisse, nous commettons tous, de façons différentes, un « microsuicide ».

Selon eux, tous les êtres humains sont suicidaires, et ce n’est que le degré d’autodestruction qui varie d’une personne à une autre. Mais cette tendance, loin de trahir un vœu de suicide, constitue au contraire une défense puissante contre l’angoisse de la mort.

L’homme ne veut pas mourir, mais il veut se protéger contre le spectre de la mort. Ainsi, par un processus de renoncement, la peur de mourir se transforme en une peur de vivre ou de trop s’attacher à la vie.

Le grand sociologue français Durkheim fut l’un des premiers chercheurs à reconnaître les comportements autodestructeurs. « Le suicide, écrivait-il, n’est pas un phénomène monstrueux sans aucun lien avec les autres formes de comportement. Au contraire, il leur est relié par une série continue de causes intermédiaires. Ce n’est qu’une forme exagérée de pratiques communes à tous ».

Durkheim donne de nombreux exemples de ce qu’il appelle le suicide « embryonnaire » : le casse-cou qui joue avec la mort ; l’individu qui met sa santé en péril en la négligeant ; celui qui se tue au travail. Pour lui il existe d’autres types de suicide qui sont ; le suicide égoïste qui se définit par une non intégration dans un groupe social donné. Puis il y a le suicide altruiste qui résulte d’une intégration trop forte de l’individu aux impératifs du groupe, puis le suicide anomique qui est la désintégration sociale et l’affaiblissement des liens entre l’individu et le groupe.

Mais quelle est la cause du suicide à tempérament ? Firestone et Seiden prétendent que les comportements autodestructeurs sont le fruit d’un sentiment profond de haine envers soi-même, et que les enfants l’incorporent à leur psyché de très bonne heure. Selon eux, nous possédons tous une « voix intérieure » qui inculque ces pensées destructrices, et dans certaines circonstances, cette voix peut l’emporter sur l’intérêt rationnel.

Cette pensée punitive peut par exemple se manifester par le sentiment que l’on ne peut jamais rien faire comme il faut, qu’on n’a aucune valeur.

Les recherches de Firestone et Seiden leur ont permis de conclure que même les individus dits « normaux » entretiennent de temps en temps de brèves pensées suicidaires. L’idée, par exemple, de jeter sa voiture sur un pilier, ou de s’avancer au bord d’un précipice en se disant : « Encore un petit pas et tout sera fini… ».

Et même si la chose est difficile à croire, les deux chercheurs auraient établi que de nombreux parents sont parfois pris du désir de se débarrasser de leurs enfants…

Quant aux gens qui ratent leur suicide, leurs proches, dans un nombre de cas étonnamment élevé, n’hésitent pas à leur dire : « La prochaine fois, choisis un pont plus élevé »…

Conclusion

Bien que le suicide soit un geste individuel, les causes du suicide sont d’après Durkheim, essentiellement sociales et résident dans une brisure du lien entre l’individu et la société.

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 17e)

"On dit de l'amour que c'est une illusion, une folie, une pathologie: le sexe, la jalousie, le plaisir, l'amitié, la tendresse, oui ; mais l'amour est un délire. De fait, la froide raison tend non seulement à dissoudre l'amour, mais aussi à le considérer comme illusion et comme folie. Dans la conception romantique, l'amour devient la vérité de l'être. Y-a-t-il une raison amoureuse comme il y a une raison dialectique, qui dépasse les limitations de la raison glacée?"
- (SIC)

lundi 22 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 16e)

"Notre visage permet donc de cristalliser en lui toutes les composantes de l'amour. D'où le rôle dès l'apparition du cinéma, de la magnification du gros plan du visage qui, comme l'hologramme, contient la totalité de l'amour. La catégorie du sacré, du religieux, du mystique et du mystère est entrée dans l'amour individuel et elle s'y est enracinée au plus profond."
- (SIC)

dimanche 21 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 15e)

" Ce qui est tout à fait remarquable, c'est que l'union du mythologique et du physique se fait dans le visage: les yeux. Dans le regard amoureux, il y a quelque chose qu'on aurait tendance à décrire en termes magnétiques ou électriques, quelque chose qui relève de la fascination du boa sur le poulet, mais qui peut être réciproque. En même temps, dans ces yeux qui portent une sorte de pouvoir extraordinaire, un pouvoir physique, la mythologie humaine a mis des localisations de l'âme."


- (SIC)

samedi 20 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 14e)

"On peut se demander si ce long attachement du couple qui le consolide, qui l'enracine, qui crée une affection profonde ne tend pas à détruire effectivement ce qui avait apporté l'amour à l'état naissant. Mais l'amour est comme la vie, paradoxal, il peut y avoir des amours qui durent, de la même façon que la vie dure. On vit de mort, on meurt de vie. L'amour devrait pouvoir, potentiellement, se regénérer, opérer en lui-même une dialogique entre la prose qui se répand dans la vie quotidienne et la poésie qui donne de la sève à la vie quotidienne."
- (SIC)

vendredi 19 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 13e)

"L'amour, c'est la régénération permanente de l'amour naissant. Tout ce qui s'institue dans la société, tout ce qui s'installe dans la vie commence à subir des forces de désintégration ou d'affadissement. Le problème de l'attachement dans l'amour est souvent tragique, car l'attachement s'approfondit souvent au détriment du désir."
- (SIC)

jeudi 18 septembre 2008

The Phenomenology of Voodoo (Part 5)

PRIESTHOOD

It is also revealed in a very convincing manner in the structure of the voodoo priesthood which is divided into four priestly classes, each one in charge of one compartment of reality. It these are, first of all, the divin’s whose specialty is divination. They are also called Papalowa and they occupy the first rank in the classification of the Afro-Haitian priesthood. The papalowa “interprets mysteries of life and brings messages from the god” (Cf, Senghor, 1946). He knows the future, explores hidden intentious, shows the meaning of the past. He takes an individual under his care from birth to death and is consulted at the time of marriages, sickness, departure on a voyage and when someone dies. His art comes to him through a special initiation (the highest one in voodoo) which is called: “la prise des yeux”.

It makes him able to scrutinize the invisible world where country forces are in conflict with each other. The most common forms of divination are those which can be done with water, the earthenware jar, corn, the calal-ash, the cartomancy and the stick with circular notches. All of this is done under the supervision of the Lowa Agoé. During the entire divination session, the priest must smoke the pipe or a able to develop fully and to reach out to an efficiency that will last (Cf. Zahan, 1963: 33). For this reason one also smokes before littering any important word, before a wish or a blessing.

The second kind of priest in the order of importance is the Bóko who is the great manipulator of the mystical properties of leaves and herbs. He works under the direction of the lowa loko. Concerned with the health of the group, he is a master in the art of prescribing infusions, macerations and baths required for the recovery of physical and supernatural well being. What happens is that the “Mana” of the Lowa circulates in a definite category of vegetation which must be picked “living” at certain moments and according to a set liturgy. There exists a whole list of sacred herbs which are associated with certain lowas where are supposed to dwell in them. In effect, a cultic hymn celebrates the religious herb as saving. Also a Haitian myth tells how a hero who has been killed is transformed into a plant.

The third kind of priesthood is that of sèvitè-Ghédé upon which METRAUX has insisted a great deal. The voodoo thanatology is a highly elaborated sector of thought. The complicated way people deal with the mortal remains, the extreme caution with which everyone prepares for his own death shows that one arrives here at the climax of the numinous situation about which Rudolphe Otto has spoken (Cf. Caseneuve, 1967:131). But if there does exist a voodoo prophylaxis against impure and dangerous supernatural powers which is the abandoning of the normal human condition nevertheless, death is not presented as a shipwreck in emergence to another life. It is lived in terms of an excarnation. All of the practices relating to a world of beyond the tomb witness to this belief. This ministry comes under the jurisdiction of the sèvitè-Ghédé, the ritual he works up is very closely associated to the Govi (the cultic pot) and to water. This is an extremely rich symbolism when and the pot remind one of heaven (cf. Zahan, 1966: 4).
The fourth class of priest that of the Houngan, constitutes the lowest form of priesthood. It puts into a privileged relationship with the Lowa an initiate who has been entrusted with a specific sector supervised by a god protector for the benefit of his devotee. The analysis just made suggests to us the following conclusions:
The divine is in charge of the world of Men. The Boko takes charge of the world of nature (the bush). The sèvitè-Ghédé has predicted in the domain of the Dead. The Houngan is connected with the Lwa in a more general way. In this perspective in which the social is the reflexion of the mystical, we can say that the four priesthoods correspond to the four compartments of the world which are completely different. But the delegate god, legba, supervising each sector, helps to relate all the various parts in order to bring about unity and communication.

CONCLUSION

When this inquiry into the voodoo had been initiated, we had been asking if that reality so much disparaged by so-called “civilized people” conveyed a morning which could be profitable for the Caribbean man.

The voodoo appears to us first of all as a reality which is rooted in a context having many different sides to it of which the principal are the following:
A) Political (the white power of the 18th century, the bourgeois power today);
B) Economics (the seeking of profit yesterday as well as today on the part of a dominant minority);
C) Social (class-struggle aggravated by the racial struggle in the 18th century and today a class-society which is still keeping distances and separation);
D) Psychological (during the colonial time a reaction of rejection of the establishment on the part of the slaves and today adjustment of the masses to their situation of forgotten people;
E) Cultural (an instrument of expression of the masses, the subjected people within the broad society).
In the 21st century, nothing has really changed in the human relations as they have been lived in the Antilles. The servile condition has simply been transposed into a proletarian condition.

Voodoo has appeared to us as a religious reality. Many foreign and native missionaries yesterday as well as today have denied the religious condition of the voodoo but without sufficiently examining it. Now days a more evolved hernemeutics permits one to go beyond the appearances, to ship away the structures in order to make a better and more adequate diagnosis. Up until now the ground for the evaluation of the Black realities had come from the western world. Today a more honest approach attempts to refer Black realities to a Black name work.

It little matters what are the original forms in which the voodooist expresses his relations to the invisible. Where there is any kind of prayer and worship, there is indeed religion. Where there is any kind of prayer and worship, there is indeed religion. Where there is sacrifice by which contact is sought with superior spirits principally when this element is as finally conceived as in the voodoo cult. There is indeed religion. Where the priest is submitted to the invisible powers rather than imposing his will on them, one can, without hesitation, acknowledge that he is dealing with a religion.

Voodoo satisfies fully all of those criteria. Nut if it is referred to as antireligious action which tries to manipulate the divine, let us state right away that this kind of magic does not belong to the voodoo. MAUSS (1966: 11) points out that where prayer can be found, there is no place for witchcraft. Tempels (1949: 31) notes, in addition, that what the European calls magic is for the black man nothing else than the harnessing of the supernatural forces put at the disposition of man by God for the reinforcement of human life. Durkheim along with caseneave gives the same idea of religion. As for J.B. Pratt, he defines it a;

Altitude toward the power or powers which people conceive as having ultimate control over their interests and destinies.

If then, in a psychosociological perspective, the voodoo religion appears as the expression of the racial and cultural resistance of a group whose significant and vital cultural emphasis is religion, here we must acknowledge the rule adjustment plays for an oppressed class of people within a hostile society. But, on a more theological level, it religious nucleus presents a striking coherence.
The four different categories of priests in our inquiry suggest, in a system where social life is a reflection of a mystical thought, four divisions of reality. These are man, nature, the dead and the Gods. They are in constant relationship although a certain priority of the gods, who appears as the supernatural vassals of the Grand mèt, the absolute source of life, is verified. Therefore the voodoo cosmology shows itself as one where “the real” is completely wrapped up within a supernatural network. Besides, in the voodoo context, human personality grows perfect when in the process of divinization.

The intense search for going beyond the human condition has made the voodoo a messianism and it is not surprising that it has been the very root from which sprang up the slave revolt in 1791 which culminated in the Haitian independence in 1804. Voodoo today has been domesticated and commercialized. Should it happen that it finds again a less compromised voodoo clergy it will not be an opium any more. Rather it will be a help for liberation once again and with it, once again, “1791” may well recur.


REFERENCES

Balandier, Georges. 1955. Sociologie actuelle de l’Afrique Noire. Paris : P.U.F.

Bastide, Roger. 1958. Le Candomblé de Bahia, Paris : Mouton .
1960. Les religions Afro-brésiliennes. Paris : P.U.F.
1967. Les Amériques Noires. Paris : Payot.
.
Bijou, Legrand. 1963. Psychiatrie simplifiée. Port-au-Prince : séminaire adventiste.

Caseneuve, Jean. 1967. L’Ethnologie. Paris : Larousse.

Courlander, Harold. 1955. The loa of Haiti : New world African deitres Havana.

Deleusse, Henri. 1967. Leopold Seda Senghor, l’Africain, Paris; Hatier.

Denis, Lorimer. 1946. “Ethnographie Afro-haitienne”. Port-au-Prince; Bulletin Bureau d’Ethnologie (Dec).

Deren, Maya. 1953. The living gods of Haiti. London; Thames & Hudson.

Gusdorf, Georges. 1953. Mythe et Métaphysique. Paris; Plamarion.

Labat, Jean Baptiste. 1722. Voyage aux Antilles. Paris; Cavelier.

Lanternari, Vitlorio. 1962. Les mouvements religieux des peuples opprimés. Paris; Maspéro.

Mauss, Marcel. 1966. Sociologie & Anthropologie. Paris; P.U.F.

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 12e)

"Héraclite disait: 'Mourir de vie et vivre de mort' nos molécules se dégradent et meurent, et sont remplacées par d'autres. Nous vivons en utilisant le procéssus de notre décomposition pour nous rajeunir, jusqu'au moment où évidemment nous n'en pouvons plus. À la différence d'une machine artificielle qui se dégrade dès qu'elle commence à fonctionner, nous nous usons à force de rajeunir et, à la fin, on en meurt. Il en est de même de l'amour qui ne vit qu'en renaissant sans cesse."
- (SIC)

mercredi 17 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complex d'Amour 11e)

"Comme tout ce qui est vivant et tout ce qui est humain, l'amour est soumis au deuxième principe de la thermodynamique qui est un principe de dégradation et de désintégration universel. Mais les êtres vivants vivent leur propre désintégration en la combattant."
- (SIC)

mardi 16 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 10e)

"La bipolarité de l'amour, si elle écartèle l'individu entre amour sublimé et désir infâme, se trouve aussi en dialogue, en communication: il y a des moments bien heureux où à la fois la plénitude du corps et la plénitude de l'âme vont se rencontrer".
- (SIC)

lundi 15 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 9e)

"L'amour se fonde non seulement sur l'union, mais aussi sur la séparation. Lorsqu'il s'accomplit, on peut reprendre la formule que Hegel appliquait à un autre propos: 'c'est l'union de l'union et de la désunion'. L'amour peut comporter le désir, le sexe. Il peut se fixer aussi bien sur la prostituée, qui dès lors se sacralise dans le rôle qu'on lui fait jouer. Mais le véritable amour se reconnaît en ce qu'il survit au coït, alors que le désir sans amour se dissout dans la fameuse tristesse post-coïtale. Vous connaissez l'adage 'homo triste post coitum', celui qui est sujet de l'amour est 'felix post coitum'."
- (SIC)

dimanche 14 septembre 2008

The Phenomenology of Voodoo (Part 4)


Without going, into a tiresome exploration of all the details, we will examine one major institution relevant enough to be considered as a key which leads to the understanding of voodoo; the lowa LEGBA.

It should be stated that the LOWAS appear as visible forces of the Gran-Mèt, supreme creator, but are situated on a level inferior to his. They enjoy a more profound awareness than man (konèsans) (METRAUX, 1958: 310-317). They protect humans and help them to avoid danger (METRAUX, 1958: 219). They incarnate themselves in their servants by coming to them from Nan Ginin, the voodoo Olympus.

They are addresses prayers and offered sacrifices have space and time which are consecrated to them and can either punish or reward. They can decide on the duration of human life and are called “papa” in virtue of the final feeling they inspire. In short, they are considered in their functions as delagats of the supernatural power between the Gran Mèt and man. However, one of them seems to have a very special role and to take precedence of the others and this is LEGBA.

Present at any spot of influence, he is the object of a myth which says that the supreme God has made him the Universal Interpreter. As guardian of houses, his symbols are found everywhere. They are the sacred plants in the courtyards. They are the small earthern hillocks topped by a phallic sign in front of the houses. They are the blue cross traced with indigo in doors. In the cult, LEGBA fulfills a primordial function.

Only he can also translate into, human language the messages of the gods and express their will (METRAUX, 1958: 319). He is also the god of Destiny, the one who presides at divination by means of palm nuts and shells. He is honored at the beginning of each ceremony and receives the first offerings. His liturgical colors are the fundamental colors of the Negro African world (METRAUX, 1958: 80).

What meaning does this material convey? A first interpretation comes from the voodoo liturgists themselves who, in a cultic chant celebrate legba as the “opener of barriers” (METRAUX, 1958: 88), or in other words, the one who makes possible the communication between heterogeneous spaces, at least between two different worlds. Indeed, all of the cultic and “extra-cultic” rites emphasize this position of legba as myth tells it. It seems, therefore, that the function of this dignitary comes to that of an intermediary, and in-between. It is also illustrated by the fact that he presides over the sexual encounter of married people. It is shown in the fact that children wear the “legba shirt”, a symbol which refers to the African idea that the child is the most visible connecting link between two married people. Another illustration of this point of view is given through the main symbol of legba which is indeed his “vèvè”: the legba cross. Maya DEREN (1953) convincingly established in her book DIEUX VIVANTS D’HAЇTI that the cross of legba is in no way indebted to any Christian influence even if it identical in form to the roman cross. In her opinion, the voodoo cross is the symbol of the unity of the universe that has been entrusted to legba’s care and ministry by the Grand Mèt.

The vertical branch of that instrument represents the link which makes the connection between what is above and what is below. This is the route of the “invisibles”. In fact, the foot of this vertical axis plunges into a submarine country which is considered to be the mythical paradise of the Lowa who come up at the call of the living.

The horizontal branch stands for the world of man and things. It is only at the cross road of these two worlds between the divine and the human earthly axes that the encounter between the divine and the human is realized. Legba watches over the cross road. This explains why the offerings are made to him at the intersection of roads.

The special significance of Legba becomes clearer if one remembers that African Eprotemology is a form of knowledge in which mythical tradition furnishes both the category of thought and the models for human behaviour and social exchanges.

African logic tends toward a type of analogic reasoning which established connexion between the different strata of reality, permitting one to pass from one to the other while, at the same time, maintaining their changeable differences…the mythical structure, the mental structure, the social structure form part of only one reality (Bastide, 1958: 244).

Therefore, “The African is induced to see the most ordinary object as part of a global system” (Cf. Thomas, 1969: 75). For him the cosmos is a network of forces distributed in an unequal and dynamic way along different spots where the universal force is at work.

“From God all the way to the least grain of sand, writes Leopold S. Senghor; the African universe is seamless” (Cf. DE Leusse, 1967: 210).

So it is this system of forces, correspondences, analogy and reflexion which can help decode the mythico-ritual elements of the voodoo.

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 8e)

"Avec les mythes, dès l'humanité archaïque, apparaissent des personnages divinisés, et autour d'eux des phénomènes de culte, de vénération et d'adoration. Nous avons déjà les ingrédients anthropologiques de l'amour, mais ils ne sont pas encore assemblés, ils existent du point de vue physique, biologique, mythologique. Ces consistants vont se cristalliser en amour."
- (SIC)

samedi 13 septembre 2008

Capsule - Compulsif

Compulsif, moi. Et vous ?

Il est peut-être utile maintenant d’établir certaines distinctions terminologiques. La première concerne les désordres obsessifs-compulsifs et le caractère obsessif-compulsif. Dans la tradition clinique le terme « caractère obsessif-compulsif » identifie les personnes affichant une rigidité, une conscience, une culpabilité, un doute et un conformisme excessifs. Le comportement rituel ou les idées obsessionnelles ne sont pas nécessairement présents. Par ailleurs, les désordres obsessifs-compulsifs se définissent obligatoirement par l’existence d’idées persistantes ou répétitives (obsessions) et/ou de comportements rituels (compulsions). Même si ces idées obsessives et ces comportements compulsifs ne font par partie intégrante du caractère obsessif-compulsif, ils constituent les deux composantes principales des désordres obsessifs-compulsifs.

Bien que la co-existence d’obsessions et de compulsions constitue la caractéristique la plus commune du désordre, il est possible d’observer des obsessions sans comportement compulsif et vice versa. Les termes « désordres obsessifs » et « désordres compulsif » désignent donc l’apparition d’une composante en l’absence de l’autre alors que le terme « désordre obsessif-compulsif » est réservé à la combinaison des deux.

La définition la plus répandue des désordres obsessifs-compulsifs est celle de Schneider (1925). Ces désordres impliquent « des éléments de la conscience (pensées, sentiments, impulsions, actions) qui, lorsqu’ils se manifestent, sont accompagnés de compulsions subjectives et dont on ne peut se défaire même si, après mûre réflexion, on les juge insensés ». Lewis (1936) précise que le fait de reconnaître une obsession comme insensée ne constitue pas une caractéristique immuable ; par contre le sentiment de devoir résister à l’obsession est essentiel.

Mayer-Gross (1955) donne une description semblable. Il affirme que « la nature essentielle du symptôme obsessif ou compulsif réside dans sa manifestation comme un élément mental, une idée, une image, un affect, une pulsion ou un mouvement, caractérisés par une sensation subjective de compulsion, l’emportant sur une résistance interne. Cette résistance est la caractéristique essentielle distinguant les phénomènes compulsifs réels des autres phénomènes apparentés ».

Teasdale (1974) présente un ensemble de caractéristiques permettant de mieux distinguer les rituels obsessifs-compulsifs de ce qu’il nomme « les autres formes de comportements d’évitement ». Ces caractéristiques sont :
1) la fréquence élevée d’apparition du comportement, sa persistance et sa répétition,
2) sa forme stéréotypée,
3) le sentiment subjectif de compulsion à réaliser ce comportement plus fort que la résistance du sujet à l’accomplir,
4) le fait que le comportement apparaît insensé aux autres et est embarrassant pour le sujet.

Donc, le désordre obsessif-compulsif est caractérisé par l’apparition d’événements internes envahissants, habituellement anxiogènes, et involontaires. Ceci s’accompagne de rituels manifestes, souvent de nature stéréotypée, que l’individu se sent obligé d’accomplir , en dépit de sa résistance, que ces idées ou ces comportements aient une signification ou non pour lui.

Tout clinicien familier avec ce groupe de malades ne peut qu’être conscient de la nature complexe de ce désordre et du degré d’incapacité et de souffrances qu’il peut causer. On s’accordera donc pour reconnaître le besoin urgent de trouver des modèles adéquats et des traitements efficaces. Pour Beech et Perigault les patients obsessifs compulsifs sont prédisposés à des états pathologiques d’activation et que, par un mécanisme mal défini, cette excitation produirait l’apparition de pensées morbides et de comportements aberrants. Les idées et les comportements obsessifs-compulsifs seraient donc le résultat final de réactions en chaîne dans lesquelles les états d’activation excessive serait la cause première.

Acheteurs compulsifs dites-vous ?

Le docteur Donald Black, professeur de psychiatrie à l’Université de l’Iowa, précise que personne ne sait combien de gens se comportent de cette façon, mais on estime que leur nombre varie de 1 à 6% de la population. Les personnes affligées de cette affection psychique sont naturellement bien accueillies par les commerçants, mais leurs excès peuvent dangereusement grever le budget familial. Le docteur Black rapporte entre autres le cas d’une femme qui dépensait en moyenne 500$ par semaine en vêtements, ce que son mari n’appréciait pas particulièrement. Ce comportement compulsif commence à se manifester généralement à la fin de l’adolescence ou au début de la vingtaine et 90% de ces personnes sont des femmes.

Selon le docteur Black, ces femmes achètent surtout des vêtements, des bijoux, des souliers et des produits de beauté. Les hommes achètent plutôt des voitures et des appareils électroniques tels que des lecteurs de disques compacts et des appareils stéréophoniques. Les alcooliques compulsifs boivent par période. Mais les acheteurs compulsifs sont actifs pendant toute l’année. Et quand ils ne dépensent pas, ils planifient habituellement leur prochaine tournée des magasins.

Comme on peut l’imaginer, cela crée des grandes tensions au sein du ménage. Il y a de fréquentes disputes au sujet des questions financières. L’argent est continuellement viré d’un compte à un autre pour couvrir les dettes… et la faillite n’est jamais bien loin. Le docteur Black fait remarquer que les acheteurs et les joueurs compulsifs ont des caractéristiques communes. Ils planifient minutieusement leurs sorties, ils dépensent tous les deux l’argent sans compter, ils sont soumis à une impulsion psychologique et ils éprouvent ensuite un sentiment de culpabilité.

Les acheteurs compulsifs manifestent une obsession de dépenser mais il ne faut pas les comparer aux personnes affligées d’une maladie obsessive. Ces dernières se préoccupent d’une façon maladive des microbes. Howard Hughes en était un bel exemple. Il prenait mille précautions pour se protéger des microbes, ce qui lui faisait perdre des heures chaque jour. Une femme souffrant de cette affection sortait les meubles de sa chambre et en lavait les murs tous les samedis matin. Cela lui prenait deux heures et elle savait que c’était insensé. D’autres personnes se lavent les mains des dizaines de fois par jour ou éprouvent le besoin de se regarder dans un miroir plusieurs heures par jour pour voir si elles n’ont pas de nouvelles rides.

C’est une affection terrible et les gens qui en souffrent se rendent compte que tous ces gestes répétitifs sont absurdes et totalement illogiques, mais ils ne peuvent pas en parler aux autres. À l’inverse, les acheteurs compulsifs aiment ce qu’ils font. Ils regardent les magazines pour voir ce qu’il y a à acheter, ils font de lèche-vitrines. Le docteur Black a révélé qu’il existe désormais des médicaments pour soigner les acheteurs compulsifs. La « Fluvoxamine » a donné des résultats étonnants pour enrayer ce désordre psychologique. Dix femmes souffrant de cette maladie ont reçu ce traitement et neuf d’entre elles ont réagi favorablement. Ces personnes ont dit passer moins de temps à penser à acheter.

Malheureusement, quelques semaines après avoir cessé de prendre le médicament en question, ces personnes ont recommencé lentement à avoir leurs impulsions d’achat et un mois, après l’arrêt du traitement elles ont recommencé à dépenser. Le docteur Black a précisé que cette affection a été reconnue comme un dérèglement psychiatrique seulement récemment et son expérience est probablement la première du genre visant à le guérir.

En ce qui a trait aux méthodes de traitement pour les malades compulsifs, plusieurs pistes ont été envisagées d’après les spécialistes ;
1- il peut s’agir de la méthode de traitement par imagination c’est-à-dire « si en présence de stimuli anxiogènes, on peut présenter une réponse contraire produisant une disparition complète ou partielle de cette anxiété, le lien entre ces stimuli et l’anxiété sera diminué
2- par sensibilisation imaginée ; le traitement consiste essentiellement à amener le sujet à imaginer les stimuli conduisant à des comportements anormaux ou des comportements eux-mêmes, et à les associer à des expériences désagréables présentées en imagination
3- auto-instruction et réidentification, Taylor propose un modèle de comportement obsessif-compulsif qui veut que les compulsions soient maintenues par renforcement positif.

Le modèle de Beech et Périgault propose donc, en résumé, qu’un état d’activation pathologique est le facteur principal dans le développement des comportements obsessifs-compulsifs. Quand ce niveau d’activation atteint un seuil critique, des associations se forment entre certains stimuli environnants et cette activation et entraînent l’émission de comportements aberrants (compulsions) et l’élaboration d’une explication post-hoc (obsessions) de l’état d’activation apparemment inexplicable autrement.

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 7e)

"Le fait de dire que l'amour est un complexe nécessite un regard polyoculaire. Les constituants de l'amour précèdent sa constitution même. On peut voir l'origine de l'amour dans la vie animale. Cela est justifié parce que nous sommes des mammifères évolués et nous savons que l'affectivité s'est développée chez les mammifères. Il y a donc une source animale incontestable dans l'amour. Les oiseaux manifestent des phénomènes plus proches des nôtres que ceux des primates ou de la plupart des mammifères. Pensons à des couples, à ces oiseaux qu'on appelle 'inséparables' qui passent leur temps à se bécoter, d'une façon quasi obsessionnelle. Comment ne pas voir là l'accomplissement dans des potentialités de cette relation si intense, si symbiotique entre deux êtres d'un sexe différent qui ne peuvent s'empêcher de se donner sans cesse des charmants petits coups de bec."
- (SIC)

jeudi 11 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 6e)

"L'amour est enraciné dans notre être corporel, ô paradoxe et, dans ce sens, on peut dire que l'amour précède la parole. Mais l'amour est en même temps enraciné dans notre être mental, dans notre mythe, lequel suppose évidemment le langage, et on peut dire que l'amour procède de la parole. L'amour à la fois procède de la parole et précède la parole."
- (SIC)

mercredi 10 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 5e)

"La Rochefoucauld disait que, s'il n'y avait pas eu les romans d'amour, l'amour serait inconnu. Alors, est-ce que la littérature est constitutive de l'amour, ou bien est-ce que simplement elle catalyse et le rend visible, sensible et actif? De toute façon, c'est dans la parole que s'expriment à la fois la vérité, l'illusion, le mensonge, qui peuvent entourer ou constituer l'amour."
- (SIC)

mardi 9 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 4e)

"À l'autre extrême, il y a la composante mythologique, la composante imaginaire; et je suis de ceux pour qui le mythe, l'imaginaire n'est pas une simple superstructure, encore moins une illusion, mais une réalité humaine, profonde. Ces deux composantes sont modulées par les cultures, par les sociétés".
- (SIC)

lundi 8 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 3e)

"Derrière l'unité évidente d'un 'je t'aime', il y a une multiplicité de composants tout à fait divers qui fait la cohérence du 'je t'aime'. À un extrême, existe une composante physique et dans le mot 'physique' s'entend la composante 'biologique' qui n'est pas seulement la composante sexuelle, mais aussi l'engagement de l'être corporel".
- (SIC)

dimanche 7 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 2e)

"Lorsque je parle de complexe d'amour le mot complexe doit être pris dans son sens littéral: complexe, ce qui est tissé ensemble. L'amour est quelque chose de 'un', comme une tapisserie qui est tissée de fils extrêmement divers, et d'origine différente."
- (SIC)

samedi 6 septembre 2008

CAPSULE - Santé

Au-delà de l’attirance physique, l’amour possède un étrange pouvoir de guérir qu’il ne faut pas sous-estimer disait Jean Drouin dans ses écrits.

LE MEILLEUR MÉDICAMENT DU MONDE, C’EST L’AMOUR

Les légendes sont pleines d’histoires de gens qui sont morts d’amour… Quand Tristan revient auprès d’Iseut, l’étrange maladie qui la consumait disparaît miraculeusement. Tout cela n’est peut-être pas aussi mythique qu’on pourrait le penser. L’amour, la tendresse, voire une solide amitié ou même une simple et franche camaraderie sont effectivement susceptibles de guérir. Ce sont les plus hautes autorités de la médecine interrogées qui l’assurent. « L’amour est certainement la plus formidable puissance connue de l’homme, déclare par exemple le célèbre neurochirurgien J. Dewitt Fox. Il ne faut jamais sous-estimer son pouvoir de guérir, qu’il s’agisse d’un simple coup de froid ou d’une maladie irrémédiable ». Ce médecin est formel. Il a constaté, dans sa vie professionnelle, que dans cent pour cent des cas, pour la plupart des maladies, arthrite, problèmes cardiaques, diabète et folies diverses inclues, l’amour peut être un élément déterminant sur la voie de la guérison.

Un autre spécialiste, le docteur William Standish Reed, est encore plus optimiste : « Je suis persuadé, a-t-il déclaré, que n’importe quelle maladie peut être soignée et guérie par l’amour. Ce sentiment est certainement beaucoup plus important que la pénicilline ou tous les autres antibiotiques ! C’et la plus formidable médication au monde… ». Il cite le cas d’une femme de soixante ans qui lui a semblé exemplaire. Elle a été opérée, il y a quelques années, d’un cancer à l’utérus. Malgré l’intervention et des traitements ultérieurs aux radiations, le mal réapparut et la science ne lui donnait guère que quelques mois à vivre. « Mais elle était intimement persuadée que beaucoup de gens, son mari, sa famille, ses amis, lui vouaient un indéfectible amour. Elle disait ressentir que tous la soutenaient psychologiquement dans sa lutte contre la mort. Cela nous paraissait réconfortant qu’elle assume aussi bien le destin qui ne pouvait manquer d’être le sien. Réconfortant et triste tout à la fois. « Or, nous avons assisté à une soudaine et inexplicable rémission de son mal. Elle est aujourd’hui, et contre toute attente, toujours vivante. Elle se porte très bien. Les examens qu’elle subit périodiquement montrent que le cancer a complètement disparu. Ce n’est certainement pas la médecine qui l’a ainsi tirée d’affaire. C’est l’amour ».

Un cas aussi spectaculaire que celui de cette femme est loin d’être unique. D’aucuns se sont attachés à rencontrer des spécialistes de toutes les disciplines médicales et cela à travers toute l’Amérique du Nord. Cela leur a permis de montrer, à l’issue de leur reportage, combien les scientifiques qui s’occupent en 1998 de santé sont unanimes à penser que le pouvoir thérapeutique de l’amour existe et agit. « C’est particulièrement évident dans le cas des enfants, explique le docteur Raymond W. Denko, de la côte est. On dirait que l’attention affectueuse dont ils se sentent entourés accroît l’efficacité des médications traditionnelles. Je suis pour ma part très porté à penser que la sensation d’être psychiquement soutenu par ceux qui les soignent développe en eux un phénomène psychosomatique que la science devrait étudier avec précision. Dans les cas d’arthrite que je soigne, j’ai constaté une production supérieure d’endorphines (une substance organique qui combat la douleur et hâte la guérison) chez les enfants qui se sentent aimés par rapport à ceux qui doivent conduire une guérison solitaire ».

Il évoque ainsi l’exemple d’une petite fille de huit ans qu’il appelle Heidi. Celle-ci était soignée pour des crises d’arthrite chronique depuis l’âge de deux ans. Bien que ne lui refusant rien en matière de soins objectifs, sa famille, très désunie, s’occupait fort peu d’elle psychologiquement. Heidi ne connaissait aucune amélioration. Le traitement permettait tout juste de contenir le mal et l’avenir s’annonçait sombre puisque la croissance ne s’accompagne jamais, dans pareils cas, d’une évolution positive d’une telle situation pathologique. Fort de son expérience, le professeur Denko a convoqué tour à tour les parents et les proches d’Heidi. Il leur a cité, chiffres et diagrammes en main, des cas d’enfants pour lesquels une solide affection avait joué un rôle déterminant dans le développement du processus de guérison. Les parents de la petite fille ont pris conscience de l’abandon psychologique dans lequel ils l’avaient toujours laissée et ils ont été convaincus par les démonstrateurs du médecin.

Les bienfaits de l’affection

« … De ce jour, a constaté le praticien, ils l’ont entourée d’un maximum d’affection. Malgré leur désunion, et les problèmes qu’entraînaient leurs vies parallèles, ils ont mis en place un véritable programme pour la visiter tous les jours et lui donner l’impression profonde qu’elle était soutenue par leur amour. En moins de trois mois, Heidi a surmonté la plupart de ses crises d’arthrite rhumatoïde. Aujourd’hui, on peut très lucidement espérer une guérison complète dans les deux ou trois ans qui viennent ». L’enquête multiple ainsi les exemples de gens de tout âge, de tous niveaux intellectuels et de toutes les classes sociales qui ont éprouvé les bienfaits curatifs de l’amour ou de l’amitié. Histoires de couples profondément unis, d’enfants qui se sont appuyés sur l’attention qu’on leur portait pour sortir d’impasses médicales inquiétantes et désespérées, de vieillards qui ont pris conscience qu’ils comptaient encore pour quelqu’un… tous les médecins interrogés s’accordent à reconnaître dans ces expériences vécues l’intervention mystérieuse mais tangible de l’amour.

L’un deux, le docteur Naughton, enseignant à l’université d’État de New-York et très connu outre-Atlantique pour ses travaux en psychosomatique, a même mis au point une sorte de « vademecum affectueux » de l’entourage des malades. Les docteurs Fox et Appleton (université Harvard) l’ont complété en fonction de leurs propres observations. En voici les points principaux :
- En premier lieu, il faut toujours s’adresser à un malade en multipliant les termes affectueux. Le vocabulaire ne manque pas de « chéri(e) » à mon (ma) très cher(e) ami(e), selon bien entendu la personne à laquelle on s’adresse. Peu à peu, grâce à ces expressions que d’ordinaire on ne remarque pas ou qui même peuvent éventuellement agacer, il se crée, dit le docteur Fox, une sorte de conditionnement amoureux. C’est la base même sur laquelle va s’édifier tout le processus de guérison psychosomatique.

- Il faut passer un maximum de temps auprès du malade. Parce que ça les arrange, consciemment ou non, la plupart des gens pensent qu’on fatigue le patient en lui rendant de trop longues et de trop fréquentes visites. Le corps médical lui-même a tendance à abréger les entrevues pour des raisons tout à fait pratiques mais en fait inacceptables puisqu’elles entravent l’évolution psychologique de la personne qui souffre. Le malade a besoin de sentir qu’on lui consacre un temps qui pourtant vous est précieux. Il faut lui donner, avec tout le tact voulu, s’entend, l’impression profonde que l’on prend sur son travail, sur ses loisirs pour s’occuper de lui.

Des attitudes très positives

- Les gestes affectueux sont de toute première importance. Prendre la main de quelqu’un qui souffre, l’embrasser, lui caresser les cheveux, etc., sont des attitudes fondamentalement positives et concourent hautement à ce conditionnement affectueux évoqué plus haut. Bien des gens, surtout les hommes, les oublient ou s’en défendent, considérant peut-être cela comme dévirilisant ou indigne d’eux.

- Autre manifestation de sympathie thérapeutique à ne pas négliger, votre présence auprès du malade par les fleurs que vous lui faites parvenir, les petites gâteries, même non autorisées, une carte avec vos vœux de prompt rétablissement. Pendant les longues heures de solitude des hôpitaux ou des chambres où l’on est cloué par la maladie, l’esprit travaille très souvent de manière négative. S’il peut s’appuyer sur ces témoins de l’intérêt affectueux qui lui est porté, il est évident que les effets en seront bénéfiques.

- Le docteur insiste sur le fait qu’il faut « partager joie et humour », avec un malade. Pourquoi ? Il a ainsi l’impression d’être toujours intégré dans une société normale où l’on rit et plaisante, autant pour se défendre que pour se détendre. Raconter une blague, même idiote, à un grabataire a pour effet de rompre dans lequel il risque de s’enfermer.

- Démontrer au patient que tout le monde se soucie de l’amélioration de son état. On peut lui parler de son milieu familial où il est souvent question de lui, d’une discussion qui a eu lieu à son propos dans son cercle professionnel où l’on a déploré son absence, d’un ami qu’il avait un peu oublié et qui s’est souvenu de lui parce qu’il était souffrant…

- Même si le patient est très malade, voire inconscient, il faut lui parler, le toucher, l’embrasser et demeurer optimiste autour de lui. Ces perceptions, que l’on peut qualifier de « subliminales », sont d’une très grande efficacité, a constaté le docteur Appleton qui en est un spécialiste, pour une évolution favorable de l’état pathologique.

« Il y aurait bien d’autres conseils à donner, ajoute le docteur Fox. En règle générale, « aimer » un malade à des fins thérapeutiques consiste à lui démontrer intimement qu’il n’est pas coupé du monde et du réseau affectif dans lequel il est à l’aise. Selon qu’il s’agit d’un conjoint, d’un ami, d’une connaissance plus éloignée, il est évident que l’attitude doit être adaptée à la situation. D’autre part, il est bon de prendre conseil auprès du médecin. On sait aujourd’hui quel environnement psychologique convient à telle ou telle maladie ». En viendra-t-on comme le suggère le même savant, à prescrire des mots d’amour ou d’amitié sur les ordonnances ? « Pourquoi pas ? Ce ne serait pas ridicule dans la mesure où l’action d’un geste ou d’une parole vaut mieux qu’un antibiotique, déclare le docteur. Quant à savoir quel processus psychosomatique aboutit à ces résultats, nous en sommes encore au stade des hypothèses ».

Certains parlent de phénomène parapsychologique. D’autres, opposés à l’existence du paranormal mais reconnaissant néanmoins les faits, pensent à des liens mal connus encore entre le psychisme et la physiologie. Quelle que soit la réponse, force nous est de constater avec les médecins interrogés que l’amour est la plus grande force au monde qui puisse exister. Les romantiques seront certainement heureux du profond mystère qui entoure encore son merveilleux pouvoir.

La connaissance de l’environnement social dans lequel le patient vit procure aussi d’importantes informations. Les gens ont tendance à créer un environnement qui reflète leur « moi intérieur ». Le médecin qui fait des visites à domicile a une chance unique d’observer le patient dans son milieu, récoltant maintes informations sur la « scène » où les patients jouent leur maladie, entourés de leurs partenaires (SIC).

Découvrir qui est le partenaire du patient, quels enfants il a, est une façon indirecte de mieux le connaître. Quelquefois, un homme d’apparence sereine vit avec des personnes en proie à des difficultés émotives ou physique considérables ; cela indique que sa sérénité n’est que contrôle, habituellement trahi par ses fonctions corporelles. Nos proches nous reflètent, nous font miroir (SIC). Seul ce que nous sommes, au-delà de toute pensée sur qui nous sommes, a pouvoir de guérison.

En conclusion, un serrement de mains, un secret murmuré à l’oreille valent souvent mieux que des kilos de médicaments.

Pensée d'Aujourd'hui (Complexe d'Amour 1e)

"Il y a de l'animal, du spirituel, du mythologique dans l'amour. L'ensemble forme un 'complexe' et toute réduction à l'une de ces dimensions mutilerait sa richesse et son mystère. Pour autant, il n'est pas indéchiffrable."


- E. Morin

vendredi 5 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui

"En revanche, un couple mature, composé de deux personnes véritablement autonomes, peut réussir à vivre une sexualité épanouie long cours. Si l'on quitte les relations infantiles pour des relations d'adultes, si l'on adhère à la conception spinozienne de l'amour. 'Je jouis de te voir exister quoi que tu décides, je suis heureux que tu sois autonome, j'ai envie que tes désirs et que mes désirs adviennent'. Le désir sexuel peut perdurer."
- (SIC)

jeudi 4 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui

"Le désir, il s'use avec le temps dans les couples organisés sur un mode fusionnel, une fois passée 'l'hypnose amoureuse", qui dure deux ans en moyenne, la sexualité s'affaiblit. À partir du moment où l'on partage tout, où l'on se dit tout, où l'on fait tout ensemble, le désir sexuel finit par se consumer. La sexualité ne survit pas à la possessivité, à la perte de liberté, à la dépendance, au besoin d'exclusivité......."

- Dr.Philippe Brenot, Anthropologue et Psychiatre

mercredi 3 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui

"C'est toujours quand des événements les frustrent que les humains ont avantage à surveiller étroitement les idées et croyances qu'ils entretiennent dans leur esprit."

mardi 2 septembre 2008

Pensée d'Aujourd'hui

"L'anxiété et la tension engendrées par la préoccupation de la valeur personnelle consomment une énergie que l'absence ou la diminution de cette préoccupation permettrait de récupérer à l'avantage et d'un accomplissement plus ordonné des tâches."

lundi 1 septembre 2008

The Phenomenology of Voodoo (Part 3)

A funeral rite practiced after physical death, the “Desounin” is supposed to cut away any attachment between the dead person and the “lwa-protector” who must be transferred to the head of a living searcher under penalty of vindication by the Gods (Romain 1958:207-9). Many would argue this is a simplicity and pre-scientific rationalization of not-yet understood phenomena manifesting the interior life of man. This does not take away from the fact that though these concepts have revealed some profound and accurate intuitions corresponding to two major experiences in the life of the Voodooist; that man is essentially bound to a transcendent world on which he depends for his entire existence; the “Grand-Mèt”, the lwa with whom he enters into familiarity by the Kanzo or initiation semantization. It must be noted, first of all, that the voodoo religion is, above all, an “experience” to an observer alien to the Black Weltans Chauung, This practice apparently carries nothing really meaningful and involves more bodily aspects of the man than this brain.

According to Gusdorf (1953:16), mythical thought is a thought lived in before it is intellectually developed and formulated. It is a spontaneous way-of-being-the-world, a way of comprehending things, beings and oneself, and one’s conducts and attitudes, a way of inserting man into reality.

Nevertheless, when a voodooist drags a bird “un oiseau” across the body of a patient in order to transfer to the animal the sickness which he wants to take away from that person, he is acting according to a theory. Even in the hypothesis which says that the ingle believer is not able to explain what he is doing as a ritual, it is still true that he undertakes the action in view of a result which presupposes some meaning. From this, can be discovered in the Voodoo context two fundamental forms of knowledge:
There is, first of all, the knowledge of the high initiated, instead, is given the name of “Konessans lwa” (profound science). It is not unusual to hear a haïtian peasant declare with admiration that a person who possesses this quality is a “Gason-kanson”, a “Nèg-kanbré” (moral of a strong man). This statement connotes mystical power in the person so designated. It is believer that only those wise men would know exactly what they are doing when engaged in an action which requires this justifiable explanation that comes way back from the ancient African. As a consequence of this, support can be found for the existence of a hidden theory which is implied in even the smallest gestures.