dimanche 25 janvier 2009

Toxicomanie et la Femme 5e partie

HISTOIRE DE LA CONSOMMATION CHEZ NOS FEMMES

Nous terminons le chapitre en brossant un tableau de l’histoire de la consommatrice chez nos sujets. Nous examinerons l’origine de la consommation, l’évolution et l’état actuel.

LA PREMIÈRE CONSOMMATION

Nous distinguons une première période : celle qui va du premier verre à l’alcoolisme (ou consommation excessive). D’après Lisansky les femmes commencent à boire à 20 ans. En faisant la moyenne, nos sujets se situeraient exactement à cet âge, avec des extrêmes de 15 ans et 42 ans. Quant aux liens et circonstances qui ont favorisé cette première consommation la répartition se fait comme suit : 9 à la maison lors du temps des fêtes ou d’un anniversaire et 8 dans une boîte de nuit lors d’une sortie, d’une danse. La quantité et la sorte de boisson absorbée à ce moment était pour 11 sujets de la bière, avec une moyenne de 2 verres ; pour 2 autres c’était le vin, et la quantité 2 coupes ; enfin pour les 4 autres le gin avait été leur choix, et là aussi la quantité était de 2 verres. Nous ne pouvons dire si cette limite, fixe bien inconsciemment sans doute à deux consommations, représentait la dose socialement acceptable pour une première fois. Cette hypothèse semble plausible surtout quand nous ajoutons les constations au sujet des personnes présentes lors de cette première ingurgitation et la réaction de ces personnes. Ces personnes étaient des membres de la famille nucléaire et dans deux cas seulement, c’étaient des amis. La réaction de l’entourage est qualifiée de « normale » par la plupart des femmes, soit par 15 d’entre elles. Que veulent-elles signifier par normale ? C’est que la chose passa inaperçue à cause de la circonstance de fête ou du lieu dans lequel on se trouvait. De plus, tout le monde en prenait un peu. Pour deux cas les parents ont relevé le fait le lendemain et ont apporté des remarques défavorables.

L’effet général qu’avait produit cette première consommation s’exprimait ainsi : « on était plus à l’aise, plus gaie ». Deux ont eu sommeil et une seule se rappelle avoir été malade. Les femmes sont unanimes pour dire qu’elles n’avaient pas désiré cette première consommation ; seule la pression sociale du moment entrait en ligne de compte.



* à suivre *

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