jeudi 25 juin 2009

La Mort - 10e partie

La spiritualité : une notion. Disons la spiritualité comme boomerang.

Une spiritualité lancée d’un Univers. S’approchant de l’extrémité de son ellipse, un morceau de chair s’y accroche. Elle croîtra sur l’âme comme une mousse, comme le gène. « S’ossera » pour la forme. Elle dépérira une fois dépassé le grand axe de la vie : la maturité. La chair se dégagera de la spiritualité marquée par la vie de la matière. Une expérience. La spiritualité continuera l’Éternité. Une chair terrienne fait place. Une chair terrienne dégage. Une chair terrienne fait la morte. Une vie à voyager dans l’espoir d’Éternité. Elle en est morte! Elle en meurt toujours. La vie avec le corps, un essai d’éternité par côtoiement.


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Perception théorique de la mort
Mort considéré comme fin par l’humain qui lutte et évite la mort qu’il considère, également, être anéantissement. Un vide qui pousse toujours les êtres à transgresser la mort par des croyances « religieuses » de résurrection.

Autres formes de transgression : la reproduction, la réincarnation.


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La mort

Définition personnelle de la mort

La fin d’un état animé, apparent, amorçant un état inconnu et indescriptible vers un ailleurs.

Outre cet état, la mort d’un être fait prendre conscience, au proche du transfert énergisant des valeurs du mort (continuité). L’héritage par excellence de ce que recelait le disparu s’ajoutant au potentiel (intégré plus ou moins) du demeurant qui s’enrichit ainsi de la « vivance » du « défunt ».

Perception théorique de la mort et perception de la mort par côtoiement.

Claude Levi-Strauss ayant observé les coutumes funéraires des Bororos en 1937, conclut que leurs efforts ne peuvent que confirmer : « cette vérité : que les images que les Hommes se font des relations entre les Vivants. » Il faut comprendre que cette vérité est la vérité de Levi-Strauss.

Il est certain que la plupart des civilisations, anciennes et actuelles, ont eu et ont encore des croyances en une forme d’existence, de ceux qui nous ont précédé. Ils existent en nous du moins.

Que veut dire adéquat? Que veut dire expertise ici? Doutons donc!

Les valeurs individuelles et personnelles entrent en ligne de compte, dans la préhension de la mort, qu’il est difficile de parler d’adéquation. De plus, les vécus des individus diffèrent par leurs intensités, leurs ampleurs et leurs longueurs.

La mort comme la naissance est une différence. Chaque mort comme chaque naissance devrait être d’approche différente et non d’approche systémique.

La mort (rituels, rites, sacralités, grâces aux morts), vue au niveau d’une culture, d’une société, d’une civilité, d’une civilisation passée comme présente, ordonne très souvent à l’actuel, la connaissance de l’autre. Ne dit-on pas très souvent et à titre postume : ah! Je ne savais pas qu’il était auteur de ceci, de cela.

Tentons d’être anthropologue. Suspectons les pensées, les gestes de autres, (des actuels, des passés), ici par l’événement qu’est la mort et ensuite, pesons-les!

Imaginons qu’à connaître, on aime, qu’à comprendre on se rit souvent de soi. C’est la richesse du vécu de la vie qui enlève la crainte de la mort,- - la liberté . - C’est la « misérabilité » de la vie qui en fait fuir la réalité, - l’esclavage, - la soumission à un système.
Le questionnaire qui suit n’exprimera qu’une réalité, celui d’être inclus et entendu dans un essai dont l’attache première s’allie au vaste objet ou notion : la créativité.

* à suivre *

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