vendredi 11 septembre 2009

Retour au Bercail - 20e partie

SYMPTÔMES POSITIFS

COMPORTEMENT VIOLENT OU AGRESSIF

La violence n’est pas vraiment un symptôme de schizophrénie, mais chez les schizophrènes, elle a tendance à se manifester au même moment que les hallucinations, le délire, les préoccupations et la confusion. Ce symptôme est également déclenché par le stress, mais il s’atténue sous l’action de doses suffisantes d’antipsychotiques.

Le comportement violent est beaucoup plus fréquent dans les troubles mentaux qui n’ont rien en commun avec la schizophrénie. On en fait ici la description surtout parce qu’il effraie grandement les patients et leur famille et qu’il suscite beaucoup de crainte et de souci. Le comportement violent est plus courant chez les hommes jeunes. Il peut être déclenché par les stimulants psychologiques ou chimiques. La violence envers les autres provient souvent d’une interprétation fautive de leurs intentions et du sentiment d’être mis au pied du mur qui en résulte. Au cours d’un épisode aigu de schizophrénie, une personne peut exagérer l’irritation d’autrui et l’interpréter comme de la fureur. Elle peut se sentir ridiculisée par ce qui n’était qu’une plaisanterie ou encore avoir l’impression d’être en danger alors qu’elle ne l’est pas et, dans ces circonstances, devenir violente. La violence du malade à son propre endroit s’observe plus souvent et il ne sera question à la rubrique « Dépression. »

Pour éviter de susciter de la violence, il faut se garder de blâmer, de ridiculiser, de taquiner, d’insulter le patient ou de s’opposer à lui. Le schizophrène doit pouvoir compter sur un certain degré d’intimité et de liberté psychologique. Cependant, s’il devient violent, vous ne devez pas vous laisser intimider par lui. Prenez toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de toute personne en cause. Cela peut exiger de la fermeté ou l’aide des amis et des voisins. Il peut s’avérer nécessaire d’appeler la police. Mettez le thérapeute du patient au courant des accès de violence qui surviennent au foyer. Demandez-lui de vous donner des conseils sur la façon, d’aider le patient à acquérir la maîtrise de soi. De plus, gardez toujours à jour une liste des ressources communautaires utiles : infirmières visiteuses, police, équipes d’urgence psychologique, juge de paix et services d’urgence des hôpitaux de votre arrondissement. L’expérience peut vous enseigner que le patient réagit mieux à certains amis lorsqu’il est effrayé, bouleversé et potentiellement violent. N’hésitez pas à faire appel à ces moments dangereux est de les prévoir et de disposer d’un plan d’action efficace permettant de parer à toute éventualité. Même si la violence est rare chez les schizophrènes, elle peut se structurer en comportement chez certains d’entre eux. Si vous avez auprès de vous un schizophrène vivant d’une situation semblable, discutez avec son thérapeute des modalités de vie et des mesures préventives qui conviennent.

* à suivre *

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