samedi 14 novembre 2009

LA PERSONNALITÉ - 4e partie

Disciple de Watson, Pierre Janet, français d’origine, a interprété d’une façon beaucoup plus large cette conception. Il a édité sur elle non pas une psychologie de comportement comme le fait Watson, mais une psychologie de conduite dans laquelle l’intervention de la conscience, loin d’être considérée comme un luxe inutile, caractérise au contraire un niveau élevé de l’action.
Piaget, psychologue de l’enfance, comme Watson, prônera la vocation expérimentale de la psychologie. Son premier mérite sera de découvrir comment l’individu appréhendait le monde. Quelles étapes, de la naissance au stade adulte, franchissait cette appréhension du monde première forme de connaissance pour l’individu. Comment se développait l’intelligence humaine?

Son deuxième mérite sera de réfuter l’épistémologie des philosophes entre autres, Kant, qui a posé la question fondamentale : « Comment la connaissance est-elle possible? », prenant la connaissance comme un fait.

Piaget y voit un processus et son épistémologie génétique est établie à partir de cette conception révolutionnaire. Piaget se rapproche donc du behaviorisme en rejetant la spéculation traditionnelle des philosophes pour s’appuyer de bout en bout sur la méthode expérimentale, et surtout en affirmant que « la représentation, ce sont des images, des opérations et en mettant l’accent sur les opérations qui sont les aspects formalisables de la représentation.


Définition : l’épistémologie est ce type de réflexion qui surgit d’une science lorsque du fait de la crise qu’elle traverse, apparaît la nécessité de redéfinir clairement son objet et ses procédures de recherches et délimiter le domaine de sa légitimité.

Avant de quitter nos amis Watson et Piaget qui ont vraiment tenté d’objectiver le jugement réalité dans l’étude de la personnalité, il serait peut-être bon de souligner que la psychologie moderne utilise un matériel et des moyens techniques à son service qui favorisent son objectivité (statistique, tests).

Les statistiques sont d’application limitée en psychologie, où tous les faits psychiques dépassent de nombreuses variables échappant généralement au contrôle de l’expérimentateur. La méthode statistique, qui fait appel au calcul des probabilités et à la loi des grands nombres, pallie heureusement à cet inconvénient.

Cette méthode de la statistique a conféré une assise solide aux tests psychométriques, permettant ainsi de classer des sujets par rapport à une population de référence (étalonnage) et de faire des pronostics (réussite ou échec professionnels dans le cas de l’orientation) et a même donné à Spearman le moyen d’aboutir à une théorie factorielle de l’intelligence. Cependant la statistique ne peut-être pour le psychologue qu’un moyen de contrôle et non un moyen de découverte.

* à suivre *

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