lundi 16 novembre 2009

LA PERSONNALITÉ - 6e partie

On notera tout d’abord que contrairement au behaviorisme (homme-objet), la philosophie conservera jalousement à l’homme toute son entité ontologique, c’est-à-dire, cette entité spirituelle considérant l’homme capable de réflexion sur lui-même, d’introspection et d’acte de prise de conscience, donc de liberté (même si cette liberté s’avère quelque-fois bien relative).

Pour arriver à notre étude de la personnalité, on verra que la philosophie nous offre un seul moyen d’accéder à la connaissance de l’étude de l’âme (sentiment, désir, souvenirs), c’est l’intuition l’introspection que l’on appellera conscience psychologique. Nous verrons les inconvénients de cette méthode.

Premièrement, « le connais-toi toi-même » de Socrate est bien joli mais qui peut se vanter de bien se connaître (ignorant tout de son inconscient).

Deuxièmement, si le cas s’avérait possible, a-t-on le droit de conclure de soi-même aux autres pour les connaître?

Il serait fort aléatoire de penser porter un jugement de valeur sur la personnalité de quelqu’un par l’unique moyen que la philosophie possède, soit l’introspection.

C’est ainsi que l’introspection, quoique possible et utile dans une certaine mesure, est nettement insuffisante pour entreprendre l’étude d’une personnalité et de porter un jugement.

Après avoir considéré l’apport du jugement de réalité en psychologie et du jugement de valeur en philosophie, essayons brièvement d’y voir clair et de répondre à la question posée :

« Le jugement de réalité est-il le seul type valable pour entreprendre l’étude de la personnalité. »

Quoique très précieux d’une façon concrète, le jugement de réalité est imparfait pour saisir une personnalité :

Par delà les différents types de vérité, entre autres « vérité expérimentale » que nous offre la science, n’existe-il pas d’autres modes de connaissances qui nous permettraient d’atteindre (ainsi qu’y prétend la métaphysique) la vérité absolue. La philosophie mentionne que l’être existe en dehors de la connaissance que nous en avons; Hussell proteste qu’il n’y a pas de « réalité absolue ».

La personnalité que nous découvrons par les sciences exactes peut se rapprocher de la vérité de ce qu’elle est, mais les preuves que j’en ai n’en demeurent pas moins relatives,

Si les sciences psychologiques se veulent hermétiquement fermées à la philosophie, il y a même danger qu’elle oublie l’entité ontologique de l’homme pour le réduire à un objet (Watson) et ce qui par la suite, risquerait de briser son unité (test pris comme valeur absolue).

De toute évidence, l’aspect complémentaire de la psychologie et de la philosophie s’avère plus juste.

* à suivre *

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