lundi 4 janvier 2010

LA PERSONNALITÉ - 51e partie

Le besoin d’estime

Les besoins d’estime se manifestent par la recherche d’une certaine reconnaissance de soi, de ses qualités et de son travail par les autres. Le besoin d’estime implique aussi le fait d’être aimé et estimé par l’entourage. Lorsqu’ils sont satisfaits, les exigences d’estime se traduisent par une plus grande confiance en soi et d’amour de soi. Ces besoins, même non exprimés, sont très souvent à l’origine de l’intégration à un groupe d’appartenance.

Les besoins d’être respecté par les autres et d’avoir le respect de soi font partie de ce quatrième niveau. Ce besoin domine seulement quand les trois (3) premiers besoins de la hiérarchie sont satisfaits. Il y a deux (2) aspects à ces besoins. Le premier est le désir de force, de réalisation, de compétence, de confiance, d’indépendance et de liberté; le second est le désir de prestige ou de réputation, de considération, d’attention, d’importance ou d’appréciation.

Le progrès vers la satisfaction de ce besoin donne naissance à des sentiments de confiance en soi, de valeur, de force et d’utilité. En revanche, quand ce besoin est prédominant et que l’individu n’entrevoit aucune possibilité de faire des progrès vers sa satisfaction, il éprouve des sentiments d’infériorité, de faiblesse et d’impuissance, d’où la grande vulnérabilité des personnes âgées.

Les besoins d’autoréalisation

Au sommet de la pyramide, se situent les besoins d’autoréalisation fondés sur la recherche de l’épanouissement personnel et, de ce fait, ces besoins sont extrêmement diversifiés; besoins de réaliser ses possibilités, besoins d’apprendre, de connaître et de maîtriser son environnement, de développer ses facultés physiques, intellectuelles et affectives, de participer aux décisions collectives, etc.

Même après avoir satisfait ces quatre premiers besoins fondamentaux, il peut y avoir encore un mécontentement si, par exemple, nous croyons que nous ne faisons pas le travail pour lequel nous sommes le mieux qualifiés, parce que nous sentons que notre créativité est brimée. Notre premier but, c’est de devenir ce que nous sommes capables de devenir. C’est ce qui pousse un bon scientifique à devenir un inventeur de renom, un athlète étoile à devenir champion et un retraité à s’impliquer davantage dans la société.

Pour que ce cinquième besoin d’autoréalisation se manifeste, il faut que les quatre (4) autres besoins soient satisfaits, du moins en grande partie. Pour réaliser ces besoins, la situation exige souvent la présence d’autres personnes, et là où les conditions sociales et économiques le permettent, ces besoins sont là à l’origine d’un très grand éventail d’associations.

Quiconque progresse vers la satisfaction de ce cinquième besoin est une personne hautement motivée dont on peut attendre des réalisations les plus créatrices et les plus productives à travers ses expériences de pointe.

….Maslow décrit l’expérience de pointe comme une extase, un émerveillement et un mystère, accompagnés d’un genre d’oubli de soi. Ces moments de pointe
peuvent être causés par des circonstances très diverses et, bien que tous les
gens connaissent certains d’entre eux, les individus qui sont psychologiquement
sains et qui sont parvenus à l’actualisation de soi les connaissent souvent
(Krech et al., 1981, p.282).


À partir de Maslow (1954 et 1967) Hilgard, Atkinson et Atkinson (1980., p. 456) ont synthétisé et adapté une grille des caractéristiques et des conduites de ceux qui accèdent à ces expériences de pointe, autrement dit, qui parviennent à l’actualisation de soi.
* à suivre *

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