lundi 25 janvier 2010

LA PERSONNALITÉ -- 72e partie

Dans cette nouvelles sous-culture, les retraités sanctionnent les activités appropriées à leur classe (milieux homogènes) et rejettent celles de milieux différents (milieux hétérogènes) qui sont plus exigentes et requièrent une plus grand mobilité. Ces milieux homogènes génèrent donc des activités sédentaires, très stables, plutôt fermées et exigeant peu de flexibilité. Au contraire, lorsque les soixante-cinq ans et plus vivent dans un environnement hétérogène et pratiquent des activités diversifiées, leurs attentes sont nettement plus grandes et leur espérance de vie meilleure.

Bien que l’environnement conditionne l’activité et la facilité d’adaptation, les ressources personnelles d’un individu et un état de santé satisfaisant jouent aussi un rôle déterminant. Ainsi, les retraités démunis ressentent durement toute modification à leur genre de vie habituel, car ils sont plus sensibles et plus vulnérables à des changements dans leur environnement. En effet, le manque d’argent, la perte de prestige ou l’absence du conjoint peuvent réduire de façon importante l’activité du retraité et nuire à son bien-être psychologique. L’auteur de la théorie de l’environnement social,Gubrium, associe les variations de comportement aux ressources et aux limites des retraités. Ceux-ci sont susceptibles, en vieillissant, de se sentir affaiblis par la maladie ou la diminution de revenu et d’être affectés par la perte de pouvoir et de considération sociale. En somme, la relation entre l’environnement social et le retraité est grandement influencée par la dynamique des ressources personnelles.

En fait, les capacités individuelles de la personne âgée sont déterminées en grande partie par un support social suffisant et un sentiment de compétence et de bien-être qui l’incitent à des activités propres à son âge. Selon cette théorie, ceux qui possèdent ce potentiel minimal sont plus en mesure de répondre à de nouvelles demandes, à de nouveaux stimuli et donc plus aptes à s’adapter. L’adaptation résulterait ainsi de l’équilibre entre l’individu et les composantes sociales de l’environnement. L’homme étant un être social, la société nourrit des attentes à son égard. Elle espère qu’il participe à des activités, dans la mesure de ses capacités, de ses ressources et de son âge; ces attentes influencent et conditionnent le comportement humain. Ainsi, les retraités qui atteignent une certaine harmonie entre leurs propres désirs et les attentes de la société connaissent une plus grande satisfaction dans leur vie.

En définitive, la théorie de l’environnement social permet d’analyser la situation et le comportement des retraités à la lumière de concordance entre leurs activités et leurs ressources.

* à suivre *

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