vendredi 24 septembre 2010

LE DEUIL - 1e partie

LE DEUIL

Le deuil est l’exercice de détachement qui doit nécessairement s’effectuer dans le temps, après la perte d’un proche. La mort d’un parent est la fin d’une relation intime. Que le deuil soit normal ou pathologique, la mort est une perte qui engendre de la souffrance plus ou moins intense, à différents niveaux de conscience, d’une durée plus ou moins longue selon la nature et l’intensité du lien, et il faut du temps et de l’énergie pour se détacher et investir de nouveau dans la vie.

Le deuil n’est pas un phénomène pathologique en soi, bien au contraire. John Bowlby, dit qu’il est nuisible à l’enfant de ne pas vivre la phase de protestation violente, d’accepter trop vite ou trop rationnellement la perte parentale; nous retrouvons chez certains adultes les mêmes réactions, l’effet d’un deuil mal engagé. On peut s’inquiéter d’un enfant sage devant la perte d’un parent mais également d’un adulte vite résigné.

Le syndrôme du deuil peut apparaître immédiatement après le décès, il peut même apparaître avant le décès (deuil anticipé), il peut être retardé, excessif ou inexistant. Mais le deuil ne peut pas être reporté indéfiniment. Plus l’inhibition des émotions est forte, plus les émotions seront intenses au moment où le deuil sera vécu (Parkes). Certains auteurs ont identifié différentes étapes dans le processus du deuil (Bowlby), mais les transitions d’une phase à l’autre ne sont pas toujours perceptibles.

La durée de la réaction de deuil dépend du succès du processus de résolution. Parmi les obstacles à la résolution du deuil, le refoulement de la douleur intense et l’inhibition des émotions associées sont importants.


* à suivre *

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