lundi 7 mars 2011

LA NOTION DU DÉSIR CHEZ LE COUPLE 51 partie

LA STIMULATION AUTRE

Peu de gens parlent stimulation anale, mais environ 40% de tous les couples hétérosexuels l’ont pratiquée au moins une fois, tout comme le vagin, est doté de terminaisons nerveuses très sensibles, et certaines personnes apprécient énormément les sensations qu’il procure. Cependant, la stimulation anale est une de ces pratiques sexuelles qui divisent les gens en deux camps distincts : ceux qui trouvent cela érotique, et ceux qui trouvent cela immoral, dégoûtant, désagréable ou douloureux. La majorité des femmes se rangent dans le deuxième camp. Parmi les quarante mille femmes mariés qui ont répondu à l’enquête publiée par le « Ladies’ Home Journal », 89% affirment que le sexe anal est la seule facette de la sexualité qu’elles ne veulent pas aborder.

Comme vous le savez probablement, les rapports sexuels anaux sont un vecteur idéal pour transmettre le virus du Sida. L’anus est ourlé d’une membrane très délicate et ne s’autolubrifie pas comme le fait le vagin. C’est pourquoi elle peut facilement s’écorcher du fait du frottement, et permettre ainsi l’absorption du virus. Le port d’un préservatif bien lubrifié est donc une précaution essentielle, même pour les couples fidèles ou ayant un test HIV négatif.

C’est pour ces différentes raisons que je n’encourage pas le sexe anal. Néanmoins, si les deux membres d’un couple choisissent ensemble d’en faire l’expérience, je recommande le port d’un préservatif soigneusement lubrifié avec un produit à base aqueuse. Il doit exister, entre les partenaires, un haut degré de confiance et de communication, et celui des deux qui est pénétré doit contrôler la vitesse et la profondeur de la pénétration.

LES LUBRIFIANTS

Un nombre croissant de couples utilisent des lubrifiants pendant leurs rapports sexuels. À partir d’un certain âge, ou lorsque l’autolubrification de leur vagin ne se fait pas bien, les femmes considèrent cela comme une nécessité. Mais même les jeunes couples y ont régulièrement recours. Des rapports prolongés, fréquents ou particulièrement vigoureux, peuvent altérer les parois délicates du vagin et irriter l’urètre, jusqu’à peut-être provoquer une infection urinaire. Les lubrifiants sont une bonne couche protectrice supplémentaire. On les utilise aussi pour lubrifier les accessoires érotiques ou pour les appliquer sur les parties génitales pendant leur stimulation manuelle.

Il y a de cela quelques années, les couples utilisaient, pour leur usage intime, des lubrifiants à base huileuse. Mais on a découvert que ces lubrifiants s’accrochaient aux parois du vagin, camouflant ou même favorisant la prolifération de bactéries ou de champignons. Une autre objection sérieuse à ces lubrifiants à base huileuse est qu’ils altèrent le latex des préservatifs et les rendent inopérants pour barrer le passage au virus du Sida ou aux autres maladies sexuellement transmissibles.

Les lubrifiants à base aqueuse ne génèrent pas ce genre de problèmes. On peut les utiliser en toute sécurité sur les préservatifs, ils ne favorisent pas le développement des bactéries ou des champignons, leur viscosité est moindre, et ils ne tachent pas. Ces dernières années, un vaste choix de lubrifiants, à base aqueuse, est apparu sur le marché, pour la plupart testés et approuvés en laboratoire. Les meilleurs de ces produits sont assez chers, mais il faut en mettre très peu et leurs effets durent longtemps. Ils s’achètent dans les sex shops ou en pharmacie.

* à suivre *

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