vendredi 9 mars 2012

LA DÉTRESSE DES HOMMES - 52e partie


LES MÉDICAMENTS QUI SUPPORTENT L'INTERVENTION

Les AntiDépresseurs 
On retrouve de la dépression chez à peu près 3% de la population et, de quelque intensité qu’elle soit, elle est toujours temporaire.  Même sans aucun traitement, elle peut durer jusqu’à 6-7 mois et rentrer dans l’ordre par la suite.  Malgré sa faible incidence dans la population en général et sa durée limitée, il reste que plusieurs déprimés doivent être aidés à cause de leur souffrance morale, et des dangers de suicide.  C’est pourquoi les médicaments contre la dépression appelés les antidépresseurs, peuvent être d’une grande utilité dans le traitement des malades déprimés (fondation pour la recherche sur les maladies mentales).
Historique
Il faut souligner que la découverte des médicaments antidépresseurs a été purement fortuite.  En effet, un spécialiste en médecine s’aperçut qu’un traitement efficace contre la tuberculose rendait les malades euphoriques.  Il confie son observation à des collègues psychiatres qui administrèrent le même médicament à des déprimés et notèrent une nette amélioration de leur humeur.  De son côté, c’est en évaluant un nouveau composé biochimique qu’un clinicien Suisse observa que ce médicament était totalement inéfficace dans le traitement de la schizophrénie.  Ces constatations démontrent que plusieurs découvertes scientifiques surviennent lors d’observations cliniques plutôt qu’au cours des études en laboratoire chez l’animal.
Effets bénéfiques
a) les tricycliques (amipramine, amitriptyline, désipramine)
Avec des patients sévèrement déprimés, les tricycliques donnent lieu à une réduction importante de la dépression et à une amélioration évidente du comportement. Un fait important, c’est que ces changements se produisent dans les trois premières semaines du début du traitement.  Si un malade ne répond pas au traitement dans les trois premières semaines, la probabilité est grande qu’il ne pourra pas être traité par ces médicaments.  En plus, la réponse au traitement  dans les trois premières semaines prédit biensouvent le résultat thérapeutique.
En général, la recherche montre que 20% des patients sont aidés par les tricycliques, en comparaison de, 40% par un placebo. Ceci veut dire que les chances de guérison dans les trois premières semaines doublent si les tricycliques sont utilisés en lieu et place d’un placebo (Cole et Davis, 1975).
Les tricycliques sont des médicaments antidépresseurs les plus éfficaces.  Une des questions importantes concernant le déroulement du traitement est celle qui se rapporte à la discontinuation de la médication.  Étant donné que la dépression est un désordre qui récidive, la question se pose donc de savoir si un traitement continu pourrait empêcher les rechutes.  L’étude de Mindham et al (1972) indique que l’utilisation de l’amitriptyline ou de l’amipramine pendant 15 mois à des doses de maintien évite les rechutes.  Seulement 22% des sujets dans le groupe de maintien montrent des rechutes alors que dans le groupe placebo, le taux de rechute est de 50%.  Cependant, il n’existe pas de données qui peuvent aider le clinicien à détecter le type de patient qui peut bénéficier d’un traitement de maintien.

b) les inhibiteurs de la monoamine oxydases (IMAO) toujours selon Cole et Davis (1975), il existe des malades qui ne répondent pas au traitement par tricycliques, mais qui répondent aux IMAO. Étant donné que les tricycliques sont le traitement de choix, ils sont utilisés en premier et les IMAO suivent en cas d’échec.  L’idée existe que les drogues tricycliques répondent mieux aux dépressions secondaires et les phobies. La recherche visant à savoir quel type d’antidépresseurs est primordiale.  Cependant, les études éxistantes ne permettent pas d’arriver à des conclusions finales à ce sujet.  À cause des dangers de crise d’hypertension artérielle, les IMAO sont peu prescrits de nos jours.
Effets secondaires
Les différents tricycliques produisent en général des effets secondaires semblables.  Les plus fréquents sont la sècheresse de la bouche, des palpitations; de la tachycardie, une perte d’accommodation visuelle, de l’hypotension orthostatique, des étourdissements, de la constipation et de l’oedème (Chouinard 1977).
En général, les effets secondaires dus aux tricycliques ne sont pas très sévères.  Ils diminuent après les premières semaines de traitement et peuvent être facilement réglés par un ajustement de la dose du médicament.  Quant aux effets secondaires au niveau du système nerveux central, on retrouve principalement des tremblements au niveau des extrémités supérieures

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