mardi 15 janvier 2013

LE POUVOIR DES PLANTES - 3e partie


Ainsi, dès le début du XVIe siècle, la pharmacopée connaît-elle à peu près toutes les plantes utiles d’Europe et du monde entier.  C’est de cette époque que datent les corporations d’apothicaires et les codex, tandis qu’abondent les formules les plus variées.

Le siècle de louis XIV eut la passion des plantes et surtout des essences aromatiques.  Le Roi Soleil les utilisait abondamment (ainsi que l’argile), pour tenter de neutraliser les inconvénients d’un solide appétit qu’il ne pouvait refréner.  Dans son entourage, beaucoup de grands et plus encore de grandes voulurent donner leur nom à des compositions aromatiques.  On vit alors apparaître les “poudre de la Maréchale X”, les “eau de la Duchesse Y”, les “vinaigre de la Comtesse Z.”

C’est en 1798 que paraît le Dictionnaire des Drogues simples, de Lemery, ouvrage auquel ou se référera souvent par la suite par l’étude et l’utilisation des végétaux.  

Avec le XIX siècle, les progrès de la chimie analytique permirent d’inventorier certains constituants des végétaux et de leurs essences aromatiques, et de faire ainsi un choix, parmi les plantes et les essences, pour le traitement des affections diverses.

Il ne saurait être question d’évoquer tous ceux qui, depuis le début de notre siècle, étudièrent les plantes et les huiles essentielles. Mais Miquel qui, en 1894, démontra le pouvoir bactéricide de l’essence de thym; B. Cabasse qui étudia certaines essences odorantes; Chamberland, J. Marchand Forgues et M. Neurisse qui étudièrent, entre autres, les vertus de l’essence de Lavange; Brisse-Moret, Vulpian, Trousseau, Cadeac et Meunier sont des noms qui reviennent constamment dans les ouvrages ayant trait à ces études.  Et plus près de nous, attachés à des recherches et expérimentations particulières concernant tels ou tels fruits, légumes, plantes ou leurs huiles volatiles il faut citer R.M. Gattefossé, les professeurs Courmont, Morel, Rochaix, Bay, H. Leclerc, F. Decaux.....il faudrait en citer combien d’autres!  Et à l’étranger, les écoles Anglaise, Allemande, américaine, italienne, russe, chinoise, japonaise se signalent depuis longtemps dans cette voie par d’éminents chercheurs bien connus des milieux scientifiques.

Les noms d’auteurs et ouvrages cités ont donc été choisis parmi des centaines d’autres de valeur comparable.  On ne peut les mentionner tous, pas plus que toutes les recherches récentes, car, ainsi que le souligne le Professeur Paris “les travaux effectués en chimie végétale sont de plus en plus nombreux et dans des pays très variés”.  On en tirera seulement cette conclusion que l’énorme quantité des ouvrages publiés témoigne de l’intérêt que suscite les phyto et l’aromathérapie chez les savants, tandis que les médecins et l’opinion commencent à les redécouvrir.  “Beaucoup de choses renaîtront, qui étaient depuis longtemps oubliés”, disait déjà Horace.

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