vendredi 31 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Participe Passé avec AVOIR - 10e partie

1. S’il te trompe, rom….le contrat et poursuis-le en justice.
Question:
P
S
Ps
pt
réponse : romps
Mais : il rompt l’harmonie du groupe.
Rem : ROMPRE garde le P et VAINCRE garde C ou QU dans toute leur conjugaison.

2. Ce vieil andur…i avan…ait toujours malgré le vent et la tempête.
Question :
C, c
C, ç
Ç, c
Ç, ç
Réponse : endurci, avançait
Rem : C prend cédille devant A, O, U, s’il se prononce S.
Et : Les verbes en –CER suivent la règle dans toute leur conjugaison.

3. Ils furent vain…..us et oc….is jusqu’au dernier.
Question :
C, c
C, ç
Ç, c
Ç, ç
Réponse : vaincus, occis
Rem : C prend cédille devant A, O, U, s’il se prononce S.
Et : Les verbes en –CER suivent la règle dans toute leur conjugaison.
Rem : VAINCRE garde C ou QU dans toute sa conjugaison.

4. Il acquies…..a, mais à contrecoeur.
Question :
C
Ç
Ce
(Autre chose)
Réponse : acquiesca
Mais : Il acquiescera. Vous acquiesciez.
Rem : C prend cédille devant , O, U, s’il se prononce S.
Et : Les verbes en –CER suivent la règle dans toute leur conjugaison.

5. Depuis que nous nag….ns et plong…ns une bonne partie de la journée, nous avions des mines superbes.
Question:
Io, io
Io, eio
Eio, io
Eio, eio
Réponse: nagions, plongions
Mais : Nous nageons et plongeons.
Et : Vous nageâtes et plongeâtes avec élégance.
Rem : G est suivi de E devant A, O, U s’il se prononce J.
Et : Les verbes en –GER suivent la règle dans toute leur conjugaison.

6. Vous emplo….ez vous-même un R bien caverneux, abo…a son père.
Question :
I, i
I, y
Y, I
Y, y
Réponse : employez, aboya
Mais : Tu emploies….aboie son père.
Rem : Les verbes en –YER changent Y en I devant E muet. Mais s’ils sont en –EYER, ils ne changent pas. S’ils sont en –AYER, les deux formes sont correctes, avec des prononciations distinctes.

7. Le ciel te cr….verait sur la tête que tu ne m….nerais pas une autre vie.
Question :
E, e
E, è
È, e
È, è
Réponse : crèverait, mènerais
Mais : Le ciel lui a crevé sur la tête et il n’a pas mené une autre vie.
Rem : Les verbes qui ont un E muet à l’avant-dernière syllabe de l’infinitif changent cet E en è devant toute syllabe muette.

* à suivre *

jeudi 30 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Participe Passé avec AVOIR - 9e partie

15. Germaine, nous l’avions trouv…..modeste, mais ses succès l’ont rend…..arrogante.
Réponse :
É, u
Ée, u
É, ue
Ée, ue
Réponse : trouvée, rendue
Rem : Le participe passé suivi d’un attribut de son complément d’objet direct, s’accorde.
Et L’invariabilité devant un participe n’est pas comptée pour une faute (arrêté de 1901).

16. Il y a longtemps que tu as quitté ta famille mais les nouvelles que tu en as reç….sont-elles bonnes?
Question :
U
Ue
(N’importe)
ues
Réponse : reçues
Rem : Employé avec AVOIR, le participe passé s’accorde avec l’objet direct s’il précède.
Et : EN n’est pas, ici, objet direct.

17. La chose est moins grave que je ne l’avais suppos….
Question :
É
Ée
Er
(Selon le sens)
Réponse : supposé
Rem : Si L’ remplace l’ensemble de la proposition, le participe passé employé avec AVOIR reste invariable.

18. J’ai perdu un des livres que vous m’aviez donn….
Question :
É
És
(Au choix)
er
Réponse : donnés
Rem : Le complément d’objet direct qui précède le participe employé avec AVOIR est UN DES…… l’accord se fait selon le sens.

19. Aucun de ces obstacles n’a e…..l’importance que nous y avions attach….
Question :
U, é
U, ée
Us, ée
Us, és
Réponse : eu, attachée
Rem: Employé avec AVOIR, le participle passé s’accorde avec son objet direct, si celui-ci le précède.
Et : IMPORTANCE est l’objet direct des deux propositions, mais il ne précède que le second des participes.

20. Ce sont les enregistrements qu’ils ont d….recommencer.
Question:
U
Us
Ûs
Û
Réponse : dû
Mais : Les remboursements qu’ils ont dus dépassaient leurs benefices.
Et : Les bénéfices du maraîcher dépendent aussi du climat.
Rem : Les participes passés de la famille de DEVOIR ne prennent d’accent circonflexe qu’à DÛ et REDÛ, au masc. Sing.

* à suivre *

mercredi 29 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Participe Passé avec AVOIR - 8e partie

8. La civilisation des Incas, les savants l’ont pens…..reliée à celle de l’Atlantide.
Réponse :
É
Ée
(N’importe)
(Selon la nuance de sens)
Réponse : Selon la nuance de sens. PENSÉ reste invariable s’ils ont pensé « qu’elle était reliée à celle de L’Atlantide » : il s’accorde avec CIVILISATION si l’on considère ce terme comme l’objet direct, avec RELIÉE comme attribut.

9. Même si la viande était plus chère qu’ils ne l’avaient pens…., il fallait tenir les promesses de menu qu’on avait fai….
Question :
É, t
Ée, t
É, tes
Ée, tes
Réponse : pensé, faites
Mais : Même si la viande était plus chère qu’ils ne l’avaient cru, il fallait tenir les promesses du menu qu’on avait dit.
Rem : DIT, DÛ, CRU, SU, PU etc. restent invariables quand leur objet direct est une proposition sous-entendue ou un infinitif.

10. Il y avait plus de cent pommes dans cet arbre. Combien donc en as-tu pri…., voleur, et combien en as-tu mang….?
Question :
S, é
Ses, ées
(N’importe0
(Autre chose)
Réponse : N’importe. Avec EN comme objet direct, le participe passé employé avec AVOIR peut toujours rester invariable. Mais l’accord est possible si l’on veut insister sur le pluriel.

11. Elle a dit que ce n’était pas elle qui avait occ….le chaton.
Question :
It
Ite
Is
I
Réponse: occis
Rem: La finale des participles passes est en é, I, U, S, T.
Et : OCCIRE, archaîsme : « tuer ».

12. J’ai meutr…..ta camarade, je lui ai nu….
Question :
I, ie
Ite, i
Ie, ie
(Autre chose)
Réponse : Autre chose : meurtri, nui.
Mais : Je l’ai meurtrie, ta camarade.
Rem : Employé avec AVOIR, le participe passé s’accorde avec l’objet direct, s’il précède. NUI a un objet indirect, et reste donc invariable.
Et : La finale des participes passés est en é, I, U, S, T. Pour la connaître, il suffit de mettre le mot au féminin.

13. Néron les a envoy…chercher Junie et la leur a fai….arrêter.
Question :
É, t
É, te
És, t
És, te
Réponse : envoyés, fait
Rem : Le participe passé suivi d’un infinitif exprimé s’accorde si le complément direct est sujet de l’infinitif, c’est-à-dire si l’on peut remplacer l’infinitif par un participe présent.

14, Ce mensonge, la directrice l’a cr…..sans hésitation.
Question :
Us
Ue
Û
(Autre chose)
réponse : Autre chose: CRU
Mais : Quel mensonge! Et la directrice qui se crut sans hésitation!
Et ; Petite futée! Et la directrice qui t’a crue sans hésitation!
Ou : Tes mensonges, elle les a crus.
Et : Le malaise a crû depuis ton départ.
Rem : Le participe passé employé avec AVOIR s’accorde avec le compl. d’objet direct si celui-ci le précède.Et : La finale du participe passé est en é, U, I, S ou T. Mettre le mot au féminin pour savoir s’il y a S ou T.

* à suivre *

mardi 28 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Participe Passé avec AVOIR - 7e partie

1. Nous avons suivi la méthode que nous avons cr….être la meilleure.
Question :
U
Ue
(N’importe)
us
Réponse : N’importe. L’objet direct étant sujet de l’infinitif, l’accord est possible. Mais l’invariabilité n’est pas une faute, conformément à l’arrêté de 1901.

2. Elle était là, devant lui, aussi vive, aussi séduisante qu’il l’avait imagin……
Question :
É
Ée
(N’importe)
(Selon le sens)
Réponse : Selon le sens.
Rem : Si le complément d’objet direct est L’ remplaçant IL(S) ou ELLE(S), on fait l’accord du participe passé employé avec AVOIR.
Et : Ici, L’ peut remplacer ELLE ou une proposition (QU’IL AVAIT IMAGINÉ QU’ELLE L’éTAIT).
Mais : La chambre était restée telle qu’il l’avait laissée.

3. Est-ce lui ou elle que tu as compliment…..?
Question :
É
Ée
(1 ou 2 selon le sens)
és
Réponse : Selon le sens. –é si l’on pense que c’est LUI. –éE si l’on pense que c’est ELLE.
Rem : S’il y a deux objets directs unis par OU, NI, l’accord se fait avec les deux, à moins qu’il n’y ait disjonction.
Et : Ici, il y a plutôt disjonction, et l’accord en genre permet d’indiquer auquel des deux l’on pense davantage.

4. Les trente grammes que ta lettre a pes…., sais-tu la surtaxe qu’ils m’ont val….?
Question :
É,u
És, u
É, ue
És, ue
Réponse : pesé, value
Rem : Le participe passé des verbes intransitifs (employé avec AVOIR) est invariable. En effet, on considère GRAMMES, comme un complément de quantité (il répond à la question COMBIEN?).
Mais : Les deux mille dollars que cette terre a valu sont déjà loin.
Rem : Si VALU a un objet direct, l’accord se fait. Cette terre a valu COMBIEN? Donc invariabilité. Ta lettre m’a valu QUOI? Donc accord avec SURTAXE.

5. Nous les avons laiss….passer…Eh oui! Nous nous sommes laiss….convaincre.
Question :
É,é
É,és
És, és
(Autre chose)
Réponse : laissé, laissé
Ou : laissés, laissé
Rem : Suivi d’un infinitif, LAISSÉ peut toujours être laissé….invariable.

6. Des erreurs de ce genre, moi aussi j’en ai commi….
Question :
S
Ses
(Au choix)
(Autre chose)
Réponse : Au choix, Avec EN comme objet direct, l,e participe passé employé avec AVOIR peut toujours rester invariable. Mais l’accord est possible si l’on veut insister sur le pluriiel.

7. Votre cuisine est encore plus belle que je ne l’avais imagin…..
Question :
É
Ée
(N’importe)
(Selon la nuance de sens)
Réponse : Selon la nuance de sens. IMAGINÉ si l’on suppose que L’ représente CELA (comp….. que je n’avais imaginé qu’elle l’était) et IMAGINÉE si L’ représente CUISINE.

* à suivre *

lundi 27 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Participe Passé avec AVOIR - 6e partie

14. Les ennuis que ses impertinences lui ont val….lui font oublier les avantages que son activité lui avait mérit….
Question :
U, é
U, és
Us, é
Us, és
Réponse: valus, mérités
Rem: Certains verbes intransitifs, PESER, COÛTER, VALOIR, VIVRE, COURIR, devenant transitifs au sens figuré, font l’accord du participe employé avec AVOIR s’ils ont un objet direct qui précède.

15. Les milliers de dollars qu’a coût….ce pur sang ne paraissent guère justifi…..
Question :
É, er
É, és
És, er
És, és
Réponse : coûté, justifiés
Rem : Certains verbes intransitifs, PESER, COÛTER, VALOIR, VIVRE, COURIR, devenant transitifs au sens figuré, font l’accord du participe passé employé avec AVOIR s’ils ont un objet direct qui précède.
Et : coûter est ici employé au sens propre. LES DOLLARS ne sont pas objet direct mais compl. de quantité. On dirait : le pur sang a coûté COMBIEN?
Rem : Employé avec un verbe analogue à ÊTRE, le participe passé s’accorde avec le sujet.

16. Nous rencontrons les difficultés que nous avions prév….., c’est pourquoi nous ne pourrons livrer demain les esquisses que nous aurions d…..
Question :
U, û
Ues, û
U, ues
Ues, ues
Réponse : prévues, dû
Mais : Nous avions prévu ces difficultés, les esquisses qui vous sont dues seront livrées à temps.
Rem : DIT, DÛ, CRU, SU, PU, etc. restent invariables quand leur objet direct est une proposition sous-entendue (ou un infinitif).

17. Un juge les avait empêch….de parler et les menaces qu’ils ont os…..proférer contre lui sont dans le journal.
Question :
É,é
É, ées
És, é
És, ées
Réponse : empêchés, osé
Rem : Le participe passé suivi d’un infinitif exprimé s’accorde si le complément direct est sujet de l’infinitif, c’est-à-dire si l’on peut remplacer l’infinitif par un participe présent.

18. Des nombreux reportages qu’il nous a fall….faire, des nombreux articles que nous avons e…..à rédiger, les plus difficiles furent ceux qui portaient sur les luttes sociales.
Question :
U, u
U, us
Us, u
Us, us
Réponse : fallu, eu
Rem : le participe passé suivi d’un infinitif exprimé s’accorde si le complément direct est sujet de l’infinitif, c’est –à-dire si l’on peut remplacer l’infinitif par un participe présent.

19. Ces peintures que Borduas a fai….en quelques jours, je les ai fai…..briller au centre de l’exposition.
Question :
T, t
T, tes
Tes, t
Tes, tes
Réponse : faites, faitRem : Suivi d’un infinitif, FAIT est toujours invariable.

* à suivre *

dimanche 26 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Participe Passé avec AVOIR - 5e partie

7.Cette inspiration, qui est abondante comme nous l’avons v….., fait l’unité de l’œuvre.
Question :
U
Ue
(Au choix, mais de préférence 1)
(Au choix, mais de préférence 2)
Réponse : vu
Rem : Si le complément d’objet direct est L’ remplaçant IL(S) ou ELLE(S), on fait l’accord du participe passé employé avec AVOIR.
Et : Ici, ce n’est pas INSPIRATION qui est remplacé par L’. C’est plutôt « que l’inspiration est abondante ».

8. Il sort à présent avec l’une de ces jeunes filles que tu lui as présent…..
Question :
É
Ée
Ées
Er
Réponse : présentées
Mais: Il sort à présent avec l’une de ces jeunes filles, celle que tu lui as présentée.
Rem : Si le complément d’objet direct qui précède le participe employé avec AVOIR est UN DES….l’accord se fait selon le sens.

9. Certes, ce n’était ni Robert ni Marie que l’on aurait oubli…..
Question :
É
Ée
És
Er
Réponse : oubliés
Rem : S’il y a deux objets directs unis par OU, NI, l’accord se fait avec les deux, à moins qu’il n’y ait disjonction.
Mais : Ce n’était ni Robert ni Eugène que Marie aurait épousé.

10.La comtesse était certaine que sa cuisinière avait fu…..
Question:
I
It
Ie
Is
Réponse: fui
Mais: Elle fuit.
Et : La responsabilité qu’elle a fuie va retomber sur moi..
Ou : Les ennuis qu’elle a fuis ne se présenteront plus.
Rem : Le participe passé employé avec AVOIR, s’accorde avec le compl. d’objet direct si celui-ci précède.

11. Je crois que ces succès ont accr….son insolence.
Question:
Us
Û
U
Ût
Réponse: accru
Et : il rentra chez lui recru et découragé.
Rem : Les participes passés de la famille de CROÎTRE ne prennent d’accent circonflexe qu’à CRÛ et RECRÛ au masc. Sing. (accru, décru, recru). RECRÛ, avec accent circonflexe ; « ensemble des jeunes pousses venues après une coupe dans un taillis ».

12.Les mets qu’elle avait cui….ont relu…. à la lueur des chandelles.
Question :
S, i
Ts, i
Ts, it
Ts, is
Réponse: cuits, relui
Rem: Les verbes en –UIRE se conjuguent comme CONDUIRE.
Et : Certains participes passés de verbes intransitifs sont toujours invariables et n’ont donc pas de forme pour le féminin.

13. Je relis les lettres de menace que m’avait écri….cet individu.
Question :
T
Tes
(Au choix mais de préférence 1)
(Au choix mais de préférence 2)
Réponse : écrites
Mais : cet individu m’avait écrit des lettres de menace.
Rem : Employé avec AVOIR, le participe s’accorde avec son objet direct, si celui-ci précède.

* à suivre *

samedi 25 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Participe Passé avec AVOIR - 4e partie

1. Les herbes avaient recr…. de plus belle.
Question :
U
Û
Ues
Ûes
Réponse : recrû
Mais : Les pelouses, recrues, devaient à nouveau être tondues.
Et : Recru de fatigue, le docteur s’était assoupi au volant de sa puissante Mercédès.
Rem : Les participes passée de CROÎTRE ne prennent d’accent circonflexe qu’à CRû et RECRû, au masc. Sing.

2. On vous a longtemps cherch….
Question :
É
Ée
Ées
(Selon le sens)
Réponse : Selon le sens.
Mais : …cherché, Monsieur.
Et : …cherchées, Mesdemoiselles.
Rem : Employé avec AVOIR, le participe passé s’accorde avec son objet direct, si celui-ci le précède.
Et : Avec ON, NOUS, VOUS l’accord se fait avec la personne réelle.

3. Ses lettres, je les ai…..vite déchir…..
Question :
Eu, é
Eu, ées
Eues, é
Eues, ées
Réponse : eu, déchirées
Mais : J’ai déchiré ses lettres dès que je les ai eues.
Rem : Employé avec AVOIR, le participe passé s’accorde avec sont objet direct, si celui-ci le précède.
Et : Dans la forme surcomposée (ai eu + part. passé), le participe passé de l’auxiliaire est invariable puisqu’il n’a pas d’objet direct.

4. Oui, les dangers qu’elle a cour….ne l’ont pas rebut…..
Question :
U, é
U, ée
Us, é
Us, ée
Réponse: courus, rebutée
Mais : Les deux milles qu’elle a couru n’ont pas fatigué notre championne.
Rem : Certains verbes intransitifs, PESER, COÛTER, VALOIR, VIVRE, COURIR, devenant transitifs au sens figuré, font l’accord du participe employé avec AVOIR s’ils ont un objet direct qui précède.
Et : DEUX MILLES n’est pas objet direct puisqu’il répond à la question COMBIEN.

5. Les pommiers que nous avions v…..planter, les routes que nous avions regard….tracer, tout cela est déjà du passé.
Question :
U, é
Us, ées
(Selon la nuance de sens)
(Autre chose)
Réponse : vu, regardé
Mais : les pommiers que nous avions vus se couvrir de fleurs, les routes que nous avions regardées poudroyer, etc.
Rem : Le participe passé suivi d’un infinitif exprimé s’accorde si le complément direct est sujet de l’infinitif, c’est-à-dire si l’on peut remplacer l’infinitif par un participe présent.
Mais : L’invariabilité devant l’infinitif n’est pas comptée pour une faute (arrêté de 1901).

6. Le jardinier a arraché les mauvaises herbes qui avaient cr….sous la pluie.
Question :
Û
U
Ues
(Autre chose)
Réponse : crû
Et : Le jardinier avait cru que le recrû serait plus touffu.
Rem : Les participes passés de la famille de CROÎTRE ne prennent d’accent circonflexe qu’à CRÛ et RECRÛ, au masc. Sing.
Mais : Elles s’endormirent, recrues de fatigue. Le guide aussi était recru, vanné, épuisé.Rem : RECRÛ, avec accent circonflexe : « ensemble des jeunes pousses venues après une coupe dans un taillis ».

* à suivre *

vendredi 24 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Participe Passé avec AVOIR - 3e partie

14.Jamais autant de calamités n’avaient fond….sur le pays.
Question :
U
Ues
(N’importe)
(Selon le sens)
Réponse : fondu
Mais : Autant de calamités, le pays n’en avait jamais vues (ou vu).
Rem : Quand l’objet direct d’un participe passé employé avec AVOIR est un adverbe de quantité autre que PEU, l’accord se fait avec son complément.
Et : Ici AUTANT DE CALAMITéS est sujet et non objet du verbe.

15. Elle lui avait montré la photo, et sa mère l’avait abs……
Question :
Olue
Oute
Ouse
Olvée
Réponse : absoute
Mais : Une mère absolue a compromis ton épanouissement
Rem : ABSOLU : « indépendant, qui ne souffre pas la contradiction ». ABSOUS fait au fém. ABSOUTE.

16. Alphonsine, je l’ai trouv…. morte dans un fauteuil, partie plus vite que je ne l’avais prév….
Question :
É, u
É, ue
Ée, u
Ée, ue
Réponse : trouvée, prévu
Rem. : Si le complément d’objet direct est L’ remplaçant IL(S) ou ELLE(S), on fait l’accord du participe passé employé avec AVOIR.
Et : Si L’ remplace l’ensemble de la proposition, le participe passé employé avec AVOIR reste invariable.

17. Ceux à qui mes propos avaient pl…..s’écrièrent que la situation était tend…..
Question :
U, u
U, ue
Us, u
Us, ue
Réponse : plu, tendue
Rem: L’accord du participle se fait avec le sujet ou l’objet suivant que l’auxiliaire est êTRE ou AVOIR.
Et : PLAIRE, intransitif, ne peut avoir d’objet direct et comme son participe passé s’emploie avec AVOIR, il reste invariable….

18. Ce sont là les disques que je vous ai prêt….?
Question :
É
És
(Selon la nuance de sens)
(Au choix, mais de préférence1)
Réponse : prêtés
Mais : je vous ai prêté des disques.
Et : Je vais vous prêter des disques.
Rem : Employé avec AVOIR, le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct, si celui-ci le précède.

19. Les risques ne lui ont jamais coût….., la vie ne lui a jamais pes…., semble-t-il.
Question :
É,é
É, ée
És, er
(Autre chose)
Réponse : coûté, pesé
Mais : Les risques ne vont plus lui coûter, la vie ne devra plus lui peser.
Rem : Avec AVOIR, le participe passé ne s’accorde que s’il y a un objet direct et que celui-ci le précède
.
20. Connaissez-vous une cliente qu’il ait ha…..?
Question :
Y
Ye
Yt
(Autre chose)
Réponse : Ye
Mais : Connaissez-vous la cliente de qui il est haï?
Rem : Employé avec AVOIR, le participe passé s’accorde avec l’objet direct, s’il précède.Et : Distinguer le subj. d’AVOIR, proche de l’indicatif d’êTRE, dans la prononciation.

* à suivre *

jeudi 23 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Participe Passé avec AVOIR - 2e partie

6. Ces livres, j’aurais souhait…..que vous me les eussiez rend….. plus tôt.
Question :
É, u
És, u
É, us
És, us
Réponse : souhaité, rendus
Mais : Vous m’aviez rendu mes livres en y joignant ceux de Malraux, que j’avais souhaités.
Rem : Employé avec AVOIR, le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct, s’il précède.

7. Les pelures, je les ai jet….. au panier.
Question :
É
Ées
És
Er
Réponse : jetées
Mais : J’ai jeté les pelures
Rem : Employé avec AVOIR, le participe passé s’accorde avec son objet direct, si celui-ci le précède.

8. Les années qu’il a grêl….., tu ne peux pas savoir la misère que ça a ét……
Question :
É, é
És, é
É, ée
És, ée
Réponse : grêlé, été
Rem : Le participe passé des verbes impersonnels est invariable.

9. Les efforts ne nos examens nous avient coût….seraient-ils perd….?
Question:
É, u
É, us
És, u
És, us
Réponse : coûtés, perdus
Mais : Nous avons perdu les vingt-cinq sous que ce déplacement nous avait coûté.
Rem : Certains verbes intransitifs, PESER, COÛTER, VALOIR, VIVRE, COURIR devenant transitifs au sens figuré, font l’accord du participe employé avec AVOIR s’ils ont un objet direct qui précède.
Et : Employé avec êTRE, le participe passé s’accorde avec le sujet.

10. Ces mesures ont d…. être rescind….
Question :
Û, é
Ues, ées
Û, ées
(Autre chose)
Réponse : dû, rescindées
Et : Voici les mesures que nous avons dû rescinder.
Rem : Le participe passé suivi d’un infinitif exprimé s’accorde si le complément direct est sujet de l’infinitif, c’est-à-dire si l’on peut remplacer l’infinitif par un participe présent.
Et : Ici MESURES est sujet de l’infinitif, mais il n’est pas objet du verbe composé d’un participe passé.

11. On nous a trait….d’orgueilleuses.
Question :
É
Ées
És
Er
Réponse : traitées
Rem. : Suivi d’un attribut ou d’un complément attributif de son complément d’objet direct, le participe passé s’accorde.

12. Sa douleur est plus vive que je ne l’aurais cr….
Question :
U
Ue
(N’importe)
(Selon le sens)
Réponse : cru
Rem : Si le complément d’objet direct est L’ remplaçant IL(S) ou ELLE(S), on fait l’accord du participe passé employé avec AVOIR.
Et : Ici, L’ ne remplace pas DOULEUR. C’est « que sa douleur soit si vive » que l’on n’aurait pas cru.

13. Il faut attribuer la coupe de natation à celui qui l’a mért…..
Question :
É
Ée
(Au choix)
er
Réponse : méritée
Rem : Si le complément d’objet est L’ remplaçant IL(S) ou ELLE(S) , on fait l’accord du participe passé employé avec AVOIR.
Et : Ici, L’ remplace COUPE et non une proposition.Mais : Il faut attribuer la coupe de natation comme on l’a décidé


* à suivre *

mercredi 22 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du participe passé avec AVOIR - 1e partie

Chronique Grammaticale
Accord du participe passé avec AVOIR

1. Chacune des fautes qu’il a commi…. A fait l’objet d’une remontrance.
Question :
S
Se
Ses
(selon le sens)

Réponse : comises
Mais : Chaque faute commise a fait l’objet etc.
Rem : L’objet direct du participe est ici FAUTES et non CHACUNE.


2. Toute cette journée, nous l’avons véc…..dans une attente anxieuse.
Question :
U
Ue
(Au choix, mais de préférence 1)
(Selon la nuance de sens)
Réponse : vécue
Mais : Pendant les quatre années que Jean-Jacques Rousseau a vécu aux « Charmettes », il a fait de la musique et s’est abandonné à la douceur d’être heureux.
Rem : Certains verbes intransitifs, PESER, COÛTER, VALOIR, VIVRE, COURIR, devenant transitifs au sens figuré, font l’accord du participe employé avec AVOIR s’ils ont un objet direct qui les précède.
Mais : ANNéES n’est pas objet direct, puisqu’il répond à la question COMBIEN.

3. Ces esquisses que j’avais pens….être l’affaire de quelques jours, je ne les ai achev…..que ce matin.
Question :
É, é
É, ées
Ées, é
Ées, ées
Réponse : pensé, achevées
Mais : Ces esquisses que j’avais pensées vagues, je n’ai achevé de les dessiner que tout à l’heure.
Rem : l’invariabilité du participe devant l’infinitif n’est jamais une faute (arrêté de 1901). Ici, elle semble préférable, l’objet direct du participe étant la proposition infinitive plutôt que ESQUISSES.

4. Il a fallu rendre justice à celui qui l’avait mérit…….
Question :
É
Ée
(Selon le sens)
Er
Réponse : mérité
Rem : Si le complément d’objet direct est L’ remplaçant IL(S) ou ELLE(S), on fait l’accord du participe passé employé avec AVOIR.
Et : Ici, L’ remplace une proposition. Il avait mérité quoi? « Qu’on lui rende justice ».

5. C’est le choléra, l’une des plus insidieuses maladies, qu’il a contract…..
Question :
É
Ée
Ées
Er
Réponse : contracté
Mais : C’est l’une des plus insidieuses maladies, le choléra, qu’il a contractée.
Et : L’une des plus insidieuses maladies qu’il ait contractées est le choléra.
Rem. : Si lie complément d’objet direct qui précède le participe employé avec AVOIR est UN DES …. L’accord se fait selon le sens.Et : Ici, L’UNE DES … est apposé à CHOLÉRA qui est, lui, l’objet direct du participe.
* à suivre *

mardi 21 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Substantif - 10e partie

39. Benjamin Constant se lit encore. J’ai ici trois « Adolph… » à prix réduit :
QUESTION:
E
Es
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : Adolphe
Rem : les noms d’œuvres ne prennent pas la marque du pluriel quand elles sont désignées par leur auteur ou quand on parle de plusieurs exemplaires d’un même titre.

40. Nous ne sommes pas provenç…. Mais nous avons des amis Méridion……
QUESTION:
Al, al
Al, aux
Als, aux
Aux, aux

Réponse : Provençaux, méridionaux
Mais : les Provençaux sont des Méridionaux.
Rem : les noms de peuples prennent la marque du pluriel
( à fortiori si ce sont des adjectifs qui ne prennent pas la majuscule).

41. son Altesse sera heureu…. De se reposer dans ce petit pavillon
QUESTION :
x
se
(n’importe)
(selon le niveau de langue)

Réponse : heureuse
Et : son altesse veut-elle s’avancer?
Mais : sa majesté est le premier dans le cortège après sa sainteté le Pape.
Rem : Avec sa majesté, votre sainteté, etc…titres qui sont portés par des hommes, le substantif attribut ou opposé se met au masculin. Cependant, l’adjectif ou le pronom se rapportant au féminin. Référence : Thomas, à Excellence.

42. Du moins les cadavres engraissaient-ils les champs de batail…..
QUESTION:
E
Es
(n’importe)
(selon le contexte)

Réponse : bataille
Mais : vercingetorix se réfugia en Auvergne, pays de montagnes.
Rem : on ne met au pluriel le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.
Et : il s’agit de bataille en général comme déterminant de CHAMP, tandis, qu’il faut plusieurs montagnes pour caractériser le relief d’une région.

43.Quelques ménagères brandissaient des manches à bala…
QUESTION:
i
is
(au choix, mais de préférence 1)
(au choix, mais de préférence 2)

Réponse : balai
Mais : …couverts de toiles d’arraignée (p)
Rem : on ne met au pluriel le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.
Et : un manche à balai. S’il y a plusieurs manches, cela ne nécessite pas qu’il y ait plusieurs balais (?) l’usage est moins fixé pour toile d’araignée.

* à suivre *

lundi 20 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Substantif - 9e partie

35. Il souffre d’un mal de den…, le pauvre, et est parti se faire soigner.
QUESTION:
T
Ts
(n’importe)
(selon le contexte)

Réponse : dents
Rem : on ne met au pluriel le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.
Mais : on dit Avoir Mal Aux Dents.

36. Les Guis….. et les Cond….donnèrent à la France du XVIIe siècle ses meilleurs chefs d’œuvre de guerre.
QUESTION:
E,é
Es,és
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : Guises, Condés
Mais : quand on habitait Fontainebleau, on avait pour voisins des de Guise et des Condé!
Rem : les noms propres pris aux sens propre ne prennent pas la marque du pluriel.
Mais : Aux nom de certaines familles (antiques, françaises ou francisées) historiquement célèbres et aux noms de peuples, on met S.

37. Les jeunes admirent spontanément les Bayar….et les Napoléo…..
QUESTION:
D,n
Ds, ns
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : Bayard, Napoléon
Mais : Tous ces jeunes se prenaient pour des Napoléons en puissance.
Rem : les noms propres pris au sens propre ne prennent pas la marque du pluriel.
Et : le pluriel emphatique a une valeur de soulignement. Il ne marque pas une pluralité.
Mais : pour désigner plusieurs individus par un personnage dont ils ont le caractère (autonomase), on met la marque du pluriel.

38. Ne serait-ce pas à cause du succès des James Bon…et des Bob Moran….que les sentiments tendres ont passé de mode?
QUESTION:
D, e
Ds, es
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : James Bond, Bob Morane
Rem : les noms propres pris au sens propre ne prennent pas la marque du pluriel.

* à suivre *

dimanche 19 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Substantif - 8e partie

31. Les Tharau … et les Goncour…sont deux exemples de frères écrivains.
QUESTION:
D, t
Ds, ts,
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : Tharaud, Goncourt
Rem : les noms propres pris au sens propre ne prennent pas la marque du pluriel
Et : les noms de famille ne prennent pas la marque du pluriel.

32. Il faut avoir vu des ou des pour savoir ce qu’est le mystère pictural.
QUESTION:
T,n
Ts, ns
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : , « leçon d’anatomie »
Rem : les noms propres ne prennent pas la marque du pluriel quand ils sont au pluriel par emphase.
Et : les noms d’oeuvrres d’art ne prennent pas la marque du pluriel quand elles sont désignées par leur auteur ou quand on parle de plusieurs.
Rem : exemplaires d’un même titre.

33. Les Romains adoptèrent les religions orientales, qui s’adressent à …. Raison, mais aussi…sens.
QUESTION:
La, à leur
Leur, à leurs
Leur, aux
(au choix)

Réponse : à leur raison, mais aussi à leur sens.
Rem : sens a de nombreux…sens, notamment celui de sensation (impression sensible), qui se concrétise au pluriel : « organes communiquant des sensations agréables ». Dans ce cas, le possessif est normal, les sens sont ceux de quelqu’un….

34. Nous participons à un échange de vu…fructueux.
QUESTION:
E
Es
(au choix, mais de préférence 1)
(au choix, mais de préférence 2)


Réponse : un échange de vues
Mais : nous avons beaucoup de peine à admettre leurs points de vue,
Rem : on ne met au pluriel le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.
Et : Dans un échange, il y a deux objets. Dans des points de vue, il y a plusieurs points mais c’est pour la vue en général.
Ou : mes vues sur la question, hé bien, les voici (mes idées)



* à suivre *

samedi 18 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Substantif - 7e partie

25. On trouve dans la montagne toutes sortes de plant…..Il s’en cultive quelques unes qui procurent différentes sortes d’euphori…..
QUESTION :
E,e
E,es
Es, e
Es, es

Réponse : plantes, euphorie
Rem : le complément de Espèce, sorte, etc. est au pluriel s’il s’agit d’un mot concret, au singulier s’il s’agit d’un mot abstrait.

26. L’Égypte a eu les ptolêmé…. Rome les Césa….
QUESTION:
E, r
Es, rs
Es, r
E, rs

Réponse : ptolêmées, Césars
Mais : la France a eu les Curie
Rem : les noms propres pris au sens propre ne prennent pas la marque du pluriel.
Mais : Aux noms de certaines familles (antiques, françaises ou francisées). Historiquement célèbres et aux noms de peuples, on met S.
Et : Pharaon est même devenu nom commun (les pharaons, sans majuscule).

27. la France a eu les Cape….et les Bourb……
QUESTION:
T,n
Ts, ns
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : Capets, Bourbons
Mais : l’histoire a retenu les noms de deux Hugues Capet, de deux louis de Bourbon
Rem : les noms propre pris au sens propre ne prennent pas la marque du pluriel.
Mais : Aux noms de certaines familles (antiques, françaises ou francisées). Historiquement célèbres et aux noms de peuples, on met S.

28. L’historien rapproche spontanément des Borg…et les Sforz….
QUESTION:
A, a
As, as
(n’importe)
Selons le sens

Réponse : Borgia, Sforza
Et : les Visconti à Milan, à Florence Laurent de Médicis favorisèrent l’imprimerie naissante.
Rem : les noms propres pris au sens propre ne prennent pas la marque du pluriel.
Mais : aux noms de certaines familles (antiques, françaises ou francisées). Historiquement célèbres et aux noms de peuples, on met S.
Et : les noms propres italiens en – A (qui font leur pluriel en f restent invariables au pluriel. Ceux en – I sont déjà au pluriel Medicis a toujours S.)

29. Chaque peuple a ses Rastigna et ses Gervais…
QUESTION:
C,e
Cs, es
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : Ratignacs, Gervaises
Mais : il y a des Isabelle dans tant de romans….
Rem : les noms propres pris au sens propre ne prennent pas leur marque du pluriel.

30. Les Cape…des différentes comédies de Molière furent souvent jouées par l’auteur lui-même.
QUESTION:
N
Ns
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : il se sentait cerné par de petits machiavels
Et : A Pompei, on peut se procurer beaucoup d’Appollons de Vénus, de toute taille.
Rem : les noms propres pris au sens propre ne prennent pas la marque du pluriel.
Mais : pour désigner plusieurs individus par un personnage dont ils ont le caractère (autonomase), on met le s du pluriel.
Et : les noms d’œuvre d’art prennent S au pluriel quand elles sont désignées par leur sujet.



* à suivre *

vendredi 17 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Substantif - 6e partie

19. Il suffit d’un battement de Moi … pour faire sursauter une salle….

QUESTION:
N
Ns
(au choix, mais de préférence 1)
(au choix, mais de préférence 2)


Réponse : mains
Mais : d’un coup de pied trop vif
Rem : on ne met au pluriel le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.
Ex : il faut les deux mains pour applaudir


20. Les chuchotements dérangent les che…. D’orchestrer…
QUESTION:
F, e
F, es
Fs, e
Fs, es

Réponse : les chefs d’orchestre
Mais : ils n’inquiètent pas l’homme d’affaires
Rem : on ne met au pluriel le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.
Et : Qu’il y ait plusieurs chefs d’orchestre ne signifie pas nécessairement qu’il y aura plusieurs orchestres, mais un seul homme d’affaires s’occupe normalement de plus d’une affaire (on veut le laisser croire).

21. Son père vend des matériaux de constructions.
QUESTION:
N
Ns
(au choix, mais de préférence 1)
(au choix, mais de préférence 2)

Réponse : des matériaux de construction
Mais : de la pâte d’amandes
Rem : on ne met au pluriel le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.
Et : la construction nécessite plusieurs matériaux : la pâte. Plusieurs amandes. C’est la même logique, avec un résultat inverse parce que la construction du SN est inverse.

22. Trois garçons de caf…. Sifflotaient
QUESTION:
É
Es
(au choix, mais de préférence 1)
(au choix, mais de préférence 2)

Réponse : Café
Mais : Trois troncs d’arbres flottaient
Rem : on ne met au pluriel le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.
Et : les trois garçons peuvent être du même établissement. Les trois troncs ne peuvent guère être du même arbre.

23. De charmants pots de fleurs…. Garnissaient la plupart des balcons des chefs de bureau.
QUESTION:

R, eau
R, eaux
Rs, eau
(autre chose)

Réponse : fleurs, bureau
Et : un pot de fleurs (un pot à fleurs s’il est vide ou si des fleurs y sont représentées.)
Rem : on ne met au pluriel le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.
Et : les pots : chacun avec leurs fleurs; les chefs : chacun de leur bureau.


24. Voilà ce qui lui fait oublier les noms de famill….. de ses associés, en dépit de leurs états de servic……
QUESTION :
E,e
E, es
Es,e
Es,es

Réponse :
Noms de famille; états de service
Mais : des noms de lieux, d’animaux, d’outils. Un tel état des choses.
Rem : on ne met au pluriel le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.
Et : nom de famille, bien qu’il n’ait pas de traits d’unions, forme une sorte de nom composé (par opposition à PRÉNOM) alors que dans noms de lieux etc., lieux, animaux etc. gardent toute leur autonomie de substance. On a DES états de service même dans un seul service. Mais une situation (un état de choses) suppose plusieurs éléments.





* à suivre *

jeudi 16 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Substantif - 5e partie

14. Deux promeneuses se présentent comme témoi…de l’accident.
QUESTION:
N
Ns
(au choix)
(autre chose)

Réponse : témoins
Et : témoin n’a pas de féminin

15. Mesdemoiselles, je vous prends à témoi – en retard de notre cicerone.

QUESTION:
N
Ns
(selon la nuance de sens)
(Il faut changer la phrase)

Réponse : à témoin
Rem : prendre à témoin, locution invariable

16. Nous ne tenons guère à être pris pour témoin par ces gens venus s’excuser en personne.
QUESTION:
N, e
N, es
Ns, e
Ns, es

Réponse : témoins, personne
Rem : témoin est invariable, comme préposition et dans l’expression prendre à témoin. De même l’expression en personne et invariable.

17. Il attendait que s. Em. Le Cardinal de X….. débit…. Soit arriv…..

QUESTION:
Son, eur, ée
Sa, rice, ée
Son, eur, é
Sa, rice, é

Réponse : débiteur soit arrivé
Avec sa majesté, votre sainteté, etc., titres qui sont portés par des hommes, le substantif atrribut ou opposé se met au masculin. Cependant l’adjectif ou le prénom se rapportant à sa majesté, etc.; s’accordent avec le titre et sont donc au féminin.

18. Elle dort du sommeil….juste.
QUESTION:
Du
De la
(au choix, mais de préférence 1)
(au choix, mais de préférence 2)

Réponse : du juste
Rem : locution

mercredi 15 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Substantif - 4e partie

11. Ce mois-ci, j’ai eu deux Flauber…
QUESTION:
T
Ts
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : Flaubert
Rem : les noms d’œuvres ne prennent pas la marque du pluriel quand elles sont désignées par leur auteur ou quand on parle de plusieurs exemplaires d’un même titre.

12. Certaines femmes Russes, combattan…héroïques, furent décorées
QUESTION:
Ts
Tes
(selon les sens)
(autre chose)

Réponses : combattantes
Re, : Attribut ou opposé, le nom s’accorde en genre et en nombre, sauf s’il n’a qu’un genre ou si le sens requiert l’invariabilité.

13. Ces résistantes sont – gloir…de leur pays.
QUESTION:
la, l,
Les, es
(selon le niveau de langue)
(autre chose)

Réponse : la gloire
Ou, selon la nuance de sens, le substantif abstrait, mis au pluriel, prend un sens concret. Avec les Gloires, elles seraient désignées individuellement. Mais ici le singulier est plus usité.
Rem : Attribut ou opposé, le nom s’accorde en genre et en nombre sauf s’il n’a qu’un genre ou si le sens requiert l’invariablité.
Mais : ces résistances font la gloire de leur mouvement.

* à suivre *

mardi 14 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Substantif - 3e partie

Au secours de la langue française

Chronique grammaticale sur les accords du substantif

Exercices

8. A dix neuf ans, Rimbaud avait tout dit et il ne restait….. : se taire ou se répéter.
QUESTION:
Qu’une alternative
Que deux alternatives
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : qu’une alternative
Ou : que deux possibilités
Rem : une alternative comporte deux possibilités.

9. Les habitants de Saint-Hyacinthe s’appellent les Mascoutai et ceux de Charlevoix, les Caralorégie….
QUESTION :
N, n
Ns, ns
(n’importe)
(autre chose)

Réponse : Mascoutains, Caralorégiens
Rem : le nom de peuple ou d’habitant de ville prend la marque du pluriel.

10. Lis-tu toujours des Sartr…et des Voltair….?
QUESTION:
E,e
Es, es
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : Sartre, Voltaire
Rem : les noms d’œuvres ne prennent pas la marque du pluriel quand elles sont désignées par leur auteur ou quand on parle de plusieurs exemplaires d’un même titre.


* à suivre *

lundi 13 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Substantif - 2e partie

4. La librairie du coin a mis en vitrine deux Esthe – et deux phèdre – d’une édition très rare.

Question :
C,a
Es, as
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse :
Esther, Phèdre
Rem : les noms d’œuvres d’art (ou d’œuvres littéraires) ne prennent pas la marque du pluriel quand elles sont désignées par leur auteur ou quand on parle de plusieurs exemplaires d’un même titre.

5. Aux premiers coups de poin – le sang jaillit.
Question :
(g)
(gs)
(au choix, mais de préférence 1)
(au choix, mais de préférence 2)

Réponse : poing
Mais : il dut s’éclairer de bouts de chandelles.
Rem : on ne met au pluriel. Le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.

Et : s’il y a plusieurs coups, il n’y a pas nécessairement plusieurs poings, tandis que, normalement, il y a eu autant de chandelles qu’il en reste de bouts.

6. Yolande connaît de nombreuses espèces d’ois – Elle s’aventure seule dans la forêt tropicale, ce qui demande plusieurs genres de courage.

Question :
Eau, e
Eau, es
Eaux, e
Eaux, es

Réponse : plusieurs espèces d’oiseaux. Plusieurs genres de courage.
Rém : on ne met au pluriel le SN complément d’un autre que quand le sens exige vraiment le pluriel.
Et : le complément de Espèce ou d’un mot analogue est au pluriel s’il s’agit d’un mot concret, au singulier s’il s’agit d’un mot abstrait.

7. Ils partirent sans mot – dire
Question :
(rien)
S
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse :
Rien
Rem : sans mot dire : loc : « sans dire un mot ».

* à suivre *

dimanche 12 juillet 2009

Chronique Grammaticale - Accord du Substantif

Exercice de l'accord du substantif.

1. Les petits caro…sont brouillés avec les enfants des Durans.

Question.
N, d
Ns,ds
(n’importe)
Selon le sens

Réponse
Caron, Durand
Rem : les noms propres pris au sens propre ne prennent pas la marque du pluriel.

Et : les noms de famille (sauf des dynasties célèbres et francisées) suivent la règle.

2. Ils n’ont pas voulu leur prêter les derniers Tint…

Question:
n
ns
(n’importe)
Selon le sens

Réponse : Tintin
Et : sur la table, traînaient quelques vieux (journal du xxe siècle)

Mais : quelques vieux journaux du pluriel. Les noms d’œuvres désignées par leur titre suivent cette règle.

3. Les Balza et les Zol – n’ont voulu illustrer que la France.
Question :
C,a
Es, as
(n’importe)
(selon le sens)

Réponse : Balzac, Zola
Rem : les noms propres pris au sens propre ne prennent pas la marque du pluriel.

Et : le pluriel emphatique a une valeur de soulignement. Il ne marque pas une pluralité.


* à suivre *

vendredi 10 juillet 2009

La Mort - 22e partie

Anne de Gonzague, princesse palatine, avait donné beaucoup de scandale : Bossuet proclame sa pénitence, non sans avoir rappelé ses fautes. Combien, parmi ceux qui l’écoutaient, trouvèrent dans cet exemple médité le courage de réformer leur vie, comme Mme de Montespan, dont la faveur est passée et qui va s’ensevelir dans la piété et les aumônes?

Chez Condé, la piété mise en balance avec la gloire militaire chez le plus grand homme de guerre de son temps sera rehaussée par cette image du héros superbe qui se soumet à Dieu et discipline à la fin de sa vie sa nature violente. Cette piété robuste, toute virile, prouve que la religion n’est pas, comme le croient les courtisans, seulement l’affaire des femmes et l’occupation des cloîtres.
C’est ainsi que Bossuet imprime à l’oraison funèbre son vrai caractère. Esprit réaliste, il se plaît dans le concret. La hauteur de ses vues théologiques et philosophiques ne l’empêchent pas de voir les hommes tels qu’ils sont. (Quels portraits de maître que ceux d’Henriette et de Condé!). Il ne perd jamais de vue cette foule mondaine, ce peuple de courtisans qui forme son auditoire, surtout dans les cérémonies d’apparat. Il connaît leurs vices, leurs passions, et le prêtre cherche leurs âmes, suit les chemins de leur esprit pour les troubler, les émouvoir, les convertir. Cœur ardent de charité, il donne à ces accents tantôt une vigueur effrayante et tantôt une douceur consolante, et s’il devient orateur enflammé et grand poète, c’est parce qu’il est apôtre.

jeudi 9 juillet 2009

La Mort - 21e partie

Mais le but de Bossuet c’est avant tout l’instruction des fidèles et leur édification. Il veut instruire ceux qui l’écoutent des vérités du salut, donner une leçon chrétienne. Ces leçons ne sont pas factices. Il est bien évident que, si l’esprit humain se prend instinctivement à réfléchir sur la Puissance mystérieuse qui mène les hommes et conduit le monde, c’est surtout dans les grands bouleversements politiques et sociaux qu’on appelle les révolutions : or la mort de Charles Ier et la révolution d’Angleterre, qui renversa la fortune de la reine Henriette étaient des événements encore tout proches. Ils devaient frapper fortement l’imagination de son auditoire. La mort, scandale de la raison, l’est plus encore, quand elle enlève un être jeune et beau, qui semble promis au bonheur. L’exemple d’Henriette d’Angleterre devait émouvoir tous les cœurs.

* à suivre *

mercredi 8 juillet 2009

La Mort - 20e partie

Bossuet, pour faire revivre ses personnages, se fera historien véridique, biographe bien informé, psychologue pénétrant. Son informateur est ample et solide. Ses héros ont presque tout tenu un premier rôle ou occupé un haut rang, ils appartiennent à l’histoire. Bossuet les replacera dans le cadre des événements généraux et de la société de leur temps. Pour Henriette de France, femme de Charles Ier, c’est un tableau magistral de la Révolution d’Angleterre. Pour peindre la femme, il demande à Mme de Motteville qui l’avait bien connue un mémoire sur la vie et le caractère de cette reine. Pour faire connaître la Princesse Palatine, il étudie les écrits, les lettres qu’elle a laissés, il cite en chaire les documents sur lesquels son éloge est fondé. De même, mieux on connaît le temps de la Fronde, plus on admire la vérité de l’oraison funèbre de Le Tellier. Pour Condé, qu’il connaissait bien personnellement, il s’est informé avec soin de l’histoire de ses campagnes en compulsant les archives du Prince et il reproduit les détails notés par ses officiers généraux, annotés par Condé lui-même. On sait aussi comment il a rappelé intrépidement sa défection et sa rébellion. « Il ne se sentit pas le droit de taire un épisode si principal de la vie du Prince, et, en en parlant, de l’excuser ou de ne la condamner qu’à demi… Il condamne le prince par la bouche même du prince : s’il compensa la grandeur par la profondeur du repentir, est-ce une flatterie ou une idée chrétienne? » (Lanson).

* à suivre *

mardi 7 juillet 2009

La Mort - 19e partie

« Bossuet savait quelles paroles conventionnelles on attendait de lui pour être insérées dans le rite d’une cérémonie officielle, ces paroles il les a prononcées comme cela s’est fait et se fera toujours, mais il les a prononcées avec tact, avec adresse et avec dignité » (J. Clavet). « Quand nous l’entendrons indiquer en termes mesurés, avec une remarque légèreté de touche, les querelles domestiques de Charles Ier et de la reine Henriette, le triste ménage de Madame et les soupçons jaloux de Monsieur, les vivacités et l’inégalité du prince de Condé, toutes ces petites ombres si discrètement mises, nous apprendrons à estimer la franchise de l’orateur. Pour être respectueux il est resté libre, et les convenances ont réglé, non gêné l’expression de ses sentiments » (Lanson).

Bossuet, pour faire revivre ses personnages, se fera historien véridique, biographe bien informé, psychologue pénétrant. Son informateur est ample et solide. Ses héros ont presque tout tenu un premier rôle ou occupé un haut rang, ils appartiennent à l’histoire. Bossuet les replacera dans le cadre des événements généraux et de la société de leur temps. Pour Henriette de France, femme de Charles Ier, c’est un tableau magistral de la Révolution d’Angleterre. Pour peindre la femme, il demande à Mme de Motteville qui l’avait bien connue un mémoire sur la vie et le caractère de cette reine. Pour faire connaître la Princesse Palatine, il étudie les écrits, les lettres qu’elle a laissés, il cite en chaire les documents sur lesquels son éloge est fondé. De même, mieux on connaît le temps de la Fronde, plus on admire la vérité de l’oraison funèbre de Le Tellier. Pour Condé, qu’il connaissait bien personnellement, il s’est informé avec soin de l’histoire de ses campagnes en compulsant les archives du Prince et il reproduit les détails notés par ses officiers généraux, annotés par Condé lui-même. On sait aussi comment il a rappelé intrépidement sa défection et sa rébellion. « Il ne se sentit pas le droit de taire un épisode si principal de la vie du Prince, et, en en parlant, de l’excuser ou de ne la condamner qu’à demi… Il condamne le prince par la bouche même du prince : s’il compensa la grandeur par la profondeur du repentir, est-ce une flatterie ou une idée chrétienne? » (Lanson).

* à suivre *

lundi 6 juillet 2009

La Mort - 18e partie

Le discours sera donc pour lui un sermon qui aura pour idée centrale la mort envisagée du point de vue chrétien. « La mort est la mesure que Bossuet applique aux joies, aux maux, aux désirs et aux agitations de l’homme ». C’est aux lumières supérieures qu’elle jette sur la vie que Bossuet éclairera ces grandes destinées dont il doit retracer l’histoire. L’oraison funèbre sera un sermon appuyé sur un exemple. « Ainsi Bossuet sauva la dignité d’un genre menacé par l’esprit courtisan » (J. Clavet), et assura la continuité de son action apostolique.

Retracer une grande existence, faire une biographie qui soit en même temps un portrait était donc le premier de ses devoirs. Ici se rencontrait une difficulté : comment dire la vérité sur une tombe qui vient à peine de se refermer sur un mort illustre, en présence de sa famille, de ses amis, alors que cette vérité ne fut pas toujours glorieuse, qu’elle fut même parfois scandaleuse? L’éloge traditionnel était souvent menteur, mais Bossuet ne se prêtera pas à la flatterie : « Nous ne donnons point de fausses louanges devant les autels ». Ce serait offenser le Dieu de vérité. Il ne fait qu’un minimum de concessions aux convenances les plus élémentaires.


* à suivre *

dimanche 5 juillet 2009

La Mort - 17e partie

Le nom de Bossuet s’attachera toujours à ce genre d’éloquence comme celui du plus grand orateur qui l’ait illustré. Il l’a surtout profondément transformé; il y a imprimé la griffe de son génie, en même temps que la marque de son âme sacerdotale.

Qu’était l’oraison funèbre avant Bossuet? Un discours d’apparat, pour lequel on demandait un orateur en renom, comme on suspendait des tentures autour du cercueil et dressait des catafalques. C’était au XVIe et au début du XVIIe siècle un débordement d’éloquences pédante ou frivole, pompeuse ou précieuse, pour louer princes, ducs, maréchaux, cardinaux de France, reines et grandes dames. La religion tenait là fort peu de place, comme, souvent, elle en avait tenu peu dans la vie des défunts.

Bossuet hésita, nous dit-on, à aborder un genre si profane. Il déclare dans une de ses premières oraisons funèbres : « Quand l’Église ouvre la bouche des prédicateurs dans les funérailles de ses enfants, ce n’est pas pour accroître la pompe du deuil par des plaintes étudiées, ni pour satisfaire l’ambition des vivants par de vains éloges des morts. Elle se propose un objet plus noble dans la solennité des discours funèbres : elle ordonne que ses ministres, dans les derniers devoirs que l’on rend aux morts, leur donnent un saint dégoût de la vie présente et que la vie humaine a donné à ses espérances trompeuses ».

* à suivre *

samedi 4 juillet 2009

La Mort - 16e partie

Bossuet prédicateur chrétien
dans les Oraisons funèbres.


« Bossuet instruit les vivants par l’exemple des morts », avait dit le Cardinal de Polignac dans son discours de réception à l’Académie française, où il faisait l’éloge de son prédécesseur) 3 août 1704)..


Bossuet a profondément transformé l’Oraison funèbre, genre qui n’avait rien fourni de remarquable avant lui, et il a réalisé des chefs-d’œuvre d’éloquence sous l’inspiration de son génie oratoire et de son âme sacerdotale.

1. Comment il conçoit l’oraison funèbre. Avant lui elle n’était qu’un discours d’apparat, un panégyrique. Il en fera un récit fidèle de la vie du défunt et un portrait véridique, destiné à l’édification de son auditoire. L’idée commune à tous les discours sera celle-ci : c’est la mort qui juge la vie et ramène l’homme à la pensée de sa destinée surnaturelle.

2. Bossuet recherche la vérité.
a) Vérité historique. Il replace ses héros qui appartiennent à l’histoire dans le cadre des grands événements généraux de leur temps.
b) Vérité psychologique et morale. Il s’informe avec soin des circonstances de la vie privée et étudie les caractères et les âmes.

3. Bossuet cherche à instruire son auditoire des vérités chrétiennes. Il dégage le sens religieux de chaque vie qu’il retrace.

Conclusion. – Bossuet imprime à l’oraison funèbre son vrai caractère. Il ne perd jamais de vue son auditoire qu’il cherche, de toute son éloquence, à émouvoir et convertir.



* à suivre *

vendredi 3 juillet 2009

La Mort - 15e partie

Pour l’adolescent, on peut évaluer le concept de mort en le divisant en 5 sous-concepts : la finalité, l’irréversibilité, la causalité, l’universalité et le vieillissement – le vieillissement, l’idée que les gens meurent quand ils sont vieux, est le concept compris avant tout autre. L’irréversibilité, le fait qu’une fois avant tout autre. L’irréversibilité, le fait qu’une fois mort, on ne peut revenir à la vie, est habituellement compris par après, et suivi du concept d’universalité (tout le monde doit mourir). La finalité (l’idée que la mort est un état final) et la causalité (le fait que la mort est intrinsèque aux êtres vivants et n’est pas seulement produite par des causes extérieures) se développent plus tard (Grenier 1986) a raffiné ces sous-concepts et établi les critères suivants pour déterminer un concept de mort correspondant à un niveau évolué de compréhension : la finalité (qui comprend l’irréversibilité), « l’état de mort », (qui renvoie à la cessation des fonctions biologiques), l’universalité, l’imprévisibilité et la causalité.

* à suivre *

mercredi 1 juillet 2009

La Mort - 14e partie

Un bar entouré des pierres d’une cave. Une table ronde, une nappe ronde; des essuie mains ronds; un cendrier rond; des cigarettes cylindriques,; des fumées « voluptueuses »; des chaises à dossiers ronds; des petits canapés ronds; des olives elliptiques fourrées; des lumières et des verres boules; des bulbes de bière rondes; une serveuse rondelette; des mots qui roulent et une conversation qui ne tourne surtout pas autour de la mort.

L’homme devant moi, la vie me faisant face, maigre, étirée par la peur, craintif, boit pour diluer la face de la mort contenue.

J’ai détressé, j’ai déplaisir à voir. Tout roule en mon âme, en ma spiritualité, qui me feront le coup un jour de la mort.

Je vois, je sens que l’on fera place, que l’on fera vide occupationnel : un poste de président et directeur général en vue!

J’ai peur de l’Éternité qui le quittera
J’ai peur de la spiritualité qu’il me transmettra
J’ai peur de la place charnelle qu’il libérera
J’ai peur de la place humaine à d’autres aussi il offrira
J’ai peur d’une continuité matérielle qu’il remettra
J’ai peur de sa (ma) naissance qu’il me dira
J’ai peur d’un mort dont réalité il me soulignera

j’ai peur
souvent une tâche
ma vie débattue
désunie de ma naissance
j’ai envie de la vie
de maladie je m’en départis
par vécu d’un tristesse morte
de l’acte et cancer
j’en meurs de faim
je meurs de peur
elle était pour le tard des autres
jusqu’à surprise de ma fosse demain
qu’en mourir il faut

d’un mort qu’il me récitera

j’ai peur d’une mortl’œil sur ton corps
* à suivre *